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Mercredi, 01 Mai

Participation du Premier ministre Viorica Dăncilă à la Réunion des chefs de gouvernement des États d'Europe centrale et orientale qui ont adhéré à l'Union européenne après le 1er mai 2004

COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Le Premier ministre roumain, Viorica Dăncilă, a participé aujourd'hui à Varsovie à la réunion des chefs de gouvernement des États d'Europe centrale et orientale qui ont adhéré à l'Union européenne après 2004.


A cette Conférence ont participé aussi les chefs de gouvernement et leurs hauts représentants de la République de Bulgarie, de la République tchèque, de la Slovaquie, de Chypre, de la République de Croatie, de la République d'Estonie, de la République de Lituanie, de la Lettonie, de Malte, de la Slovénie et de la Hongrie, ainsi que le vice-président de la Commission européenne, Jyrki Katainen.

 

Dans son discours prononcé à cette occasion, tirant les conclusions de la réunion, le Premier ministre Viorica Dăncilă a présenté un rapport d'étape de la Présidence roumaine au Conseil de l'Union européenne. Elle a mis en évidence la finalisation des négociations dans 90 dossiers législatifs, dont certains, tels que la Directive sur le gaz naturel, la Directive sur le Droit d`auteur au Marché unique, le Règlement sur la mise en place de l`Autorité européenne pour le travail, le Paquet consommateurs, le Paquet législatif sur l'interopérabilité des systèmes informatiques de l'UE, le Règlement sur l'extension du mandat de l'Agence européenne de la Garde-frontières et de la Garde-côtes, le Paquet bancaire, le Paquet législatif sur l'Union des marchés des capitaux ou les amendements au Règlement sur le statut et le financement des partis politiques et des fondations européens, étant des dossiers très complexes.
Viorica Dăncilă, représentante de la présidence du Conseil de l'UE, a déclaré que la Roumanie continuera de soutenir le projet européen fondé sur la convergence, la cohésion et la solidarité entre les États membres. Elle a plaidé pour la nécessité pour tous les États membres de l'UE de recevoir un traitement égal et non discriminatoire en fonction de leur taille ou de leur localisation géographique. À cet égard, elle a souligné que la Roumanie remplit les critères techniques d'adhésion à l'Espace Schengen et a demandé qu'une décision politique soit prise à ce sujet. Le Premier ministre Dăncilă a également insisté sur l'importance de la Politique agricole commune et de la convergence des paiements directs.


Dans le même temps, le Premier ministre roumain a souligné les effets bénéfiques de l'élargissement de l'Union européenne et a montré que celui-ci reste le meilleur moyen de démontrer le pouvoir de transformation de l'UE. Dans ce contexte, il a réaffirmé le soutien de la Roumanie aux pays candidats et aux pays candidats des Balkans occidentaux, en promouvant le principe de l'élargissement sur la base des propres mérites.

 

Déclaration de presse conjointe du Premier ministre Viorica Dăncilă et du Premier ministre de la République de Pologne, Mateusz Morawiecki

 
Mateusz Morawieck: Madame le Premier ministre, Mesdames et Messieurs. Tout d’abord, je tiens à remercier tous nos partenaires de tous les pays membres qui sont venus à cette célébration de la quinzième année d’adhésion à l’Union européenne de 10 pays, ainsi que de la Roumanie et de la Bulgarie, deux ans plus tard et ultérieurement la Croatie. Tous les pays ont été représentés ici et nos débats ont été extrêmement sincères, très riches en contenu et très intéressants. Outre ces remerciements adressés aux Premiers ministres, je voudrais vous faire part de quelques réflexions issues de ces débats. Peut-être une réflexion historique, à savoir, la gratitude pour la solidarité en tant que notre mouvement symbolique et un mouvement d’indépendance, si on peut le dire, qui a pu conduire à l`anéantissement du communisme en 1989. Ces changements ont conféré un  nouveau souffle à cette partie de l’Europe, mais aussi, ce qui est apparu maintes fois dans nos débats d’aujourd’hui, nous avons montré que nous ne pouvons pas ignorer un certain contexte historique entre l’Europe occidentale et l’Europe orientale. Nous avons des contextes culturels et économiques, non pas par notre faute, car nous avons été du mauvais côté du Rideau de fer, car nous été laissés pour compte après la Seconde Guerre mondiale. C’est pourquoi nous avons  souvent insisté sur des propos qui ne se font pas entendre à Bruxelles: nous sommes reconnaissants de ce que nous recevons de l’Union européenne, mais nous soulignons que nous offrons au moins autant par l’ouverture de nos marchés aux produits, par la main-d’œuvre et par la chance donnée aux grandes entreprises occidentales de participer sur nos marchés. Nous avons également souligné qu'au moins la moitié des pays membres a participé à cette célébration, à cet événement qui rappelle notre adhésion à l'Union européenne, près de la moitié des 27 et, malheureusement, des 26 États membres de l'Union européenne. noua avons également insisté sur la politique de cohésion et avons constaté que nous ne citerons pas précisément les voix et les discours de certains premiers ministres, mais que certaines approches de l'Union européenne ont été jugées inacceptables et que le budget sera adopté l'année prochaine, plus probablement, pour la Pologne, la Roumanie et d’autres pays d’Europe centrale, sera beaucoup plus avantageux qu’il ne l’aurait semblé il ya quelques mois. Il est très clair que nous avons une croissance économique dans les pays qui ont été représentés aujourd'hui. Nous sommes aujourd'hui la locomotive de la croissance économique pour l'ensemble de l'Europe. Nous tenons à le souligner, car parfois, certaines personnes considèrent à tort l’Europe de l’Est, qui est maintenant représentée, et nous représentons ces cercles dynamiques de l’Union européenne comme un petit frère. Nous avons également souligné la force croissante de pays tels que la Chine et, bien sûr, les États-Unis, et nous avons souligné que le marché unique en franchise de droits sans aucune entrave à la fourniture de services peut être, nous l'espérons, y compris la libre circulation des personnes, des biens, doit être au cœur de la force économique de l'Union européenne pour la troisième décennie du 21e siècle. Une dimension politique de cette réunion doit également être mise en évidence dans un contexte très positif. On peut dire qu’en Europe aujourd’hui, nous avons quelques débats, concernant les trois dimensions représentées par l’Europe centrale, l’Europe du Nord et l’Europe du Sud qui soulèvent d`autres problèmes dans les trois régions géographiques de l’Union européenne et aujourd’hui à Varsovie à ce Sommet, qui a célébré notre adhésion à l’Union européenne, nous avons, très clairement et très solidairement, souligné nos priorités. Celles-ci sont bien sûr incluses dans la Déclaration de Varsovie que nous avons adoptée, la Déclaration de Varsovie qui énonce le rôle du marché commun, le rôle du budget pour les prochaines perspectives, mais également les questions de sécurité - nous soulignons le rôle de l'OTAN, du Partenariat oriental à l'occasion du 10e anniversaire de l'élargissement de l'Union européenne, comme une dimension stratégique très importante, et espérons que les Balkans occidentaux aussi deviendront membres. Donc, cette Déclaration nous montre une très grande cohésion de tous nos pays. Nous avons également évoqué les grands problèmes auxquels l'Europe est confrontée, tels que les réfugiés, la migration. Nous avons parlé d'une voix commune, il n'y a eu en fait aucune différence d'opinion. Nous avons également discuté des sujets qui sont plus rarement abordés, comme par exemple un éléphant qui se trouve dans une pièce que personne ne voit, mais qui, pris dans cette pièce, aiderait dans de nombreux thèmes. Autrement dit, les lacunes dans la TVA, de l'ordre de 150 milliards d'euros, et les soi disants paradis fiscaux, qui font défaut, soit toujours un total de 150 milliards d'euros, pays membres de l'Union européenne. Certains pays de l’UE ont ce statut de paradis fiscaux et les statistiques de la Commission européenne montrent toujours un tel phénomène qui n’est pas sain, et nous soulignons cela, que les pays moins …. nos intérêts fiscaux ou bien nos impôts perçus par ces paradis fiscaux d’Europe occidentale au cours de la troisième décennie du XXIe siècle ne devraient pas en être ainsi. Et aujourd'hui, nous parlons à voix haute de ce qui, il y a trois ou quatre ans, n'a même pas encore été abordé et qui a été un sujet important de nos débats sur l'avenir de l'Europe. Enfin, je voudrais dire que nous avons souligné une dimension trop rarement évoquée, à savoir le principe de subsidiarité, article 5, paragraphe 3, du Traité sur l'Union européenne, selon lequel le principe de subsidiarité, qui consiste en que les États membres doivent décider où la résolution des problèmes est plus justifiée au niveau national qu'au niveau de l'Union européenne; Cet article dit que là où ce n’est pas nécessaire, l’Union européenne doit laisser adopter la solution par les pays concernés. Le principe de subsidiarité ne peut non seulement être ignoré, mais il doit être rétabli dans son utilisation. Et nous avons discute de plusieurs politiques, je vais en dire un peu, car ce n’est ni le lieu ni le moment pour parler, comme la politique énergétique, la politique climatique - et cela a été souligné du côté polonais tout comme d`autres pays, qu’il s’agit d’une approche unique appliquée par la Commission européenne à tous les pays membres, approche qui n’est pas juste. Et le domaine qui est devenu un sujet de débat public et a fait l’objet de nombreuses discussions aujourd’hui et je dois admettre que je n’étais pas au courant que cette question est tellement discutée dans les autres pays membres, ce qui montre qu’il est intéressant de s’attaquer à cette question plus souvent, c'est-à-dire une double approche, par exemple en ce qui concerne la qualité des produits, un double standard, par exemple l'accès à l'assistance publique. Ce qui pourrait être un point fort pour la Pologne, pour la Roumanie, l’infrastructure logistique, l’infrastructure informatique, nous voyons de plus en plus de barrières de lapart des pays les plus riches et, là où un échange libre est dans l’intérêt de ces pays occidentaux, les barrières n'existent pas, en particulier en ce qui concerne les produits technologiquement avancés. Ce sont les thèmes qui ont été discutés aujourd'hui, qui correspondent à nos priorités telles que nous voyons dans la présentation de nos stratégies. En résumé, outre cet échange d’expériences résultant de notre compréhension, nous avons abordé au cours de ces débats les principaux défis qui se posent actuellement à l’Union européenne, en Europe, au cours de la prochaine décennie. Et c’est une expérience très positive que de parler de ces défis avec une voix commune. Cela signifie que dans les Conseils européens à venir seront représentés nos intérêts, nous parlerons d’une seule voix et, grâce à ces réunions, telles que la nôtre, nous pourrions être de plus en plus efficaces. Je vous remercie.
Viorica Dăncilă: Je suis heureuse que nous soyons ici pour célébrer notre histoire commune d’États membres de l’UE et pour souligner l’importance de l’unité et de la solidarité de tous les États membres de l’Union européenne. La réunion d'aujourd'hui marque un moment important pour l'Union européenne, qui célèbre le quinzième anniversaire de l'élargissement de l'Union depuis le 1er mai 2004. Depuis lors, le nombre d'États membres de l'UE est passé de 15 à 28. Cette vague d'élargissement, concernant aussi l’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne, le 1er janvier 2007, constitue un moment historique pour le projet européen de réunion des deux parties du continent et de notre action commune dans une communauté de valeurs démocratiques. Pour la Roumanie, l'adhésion à l'Union européenne a été une période de développement, de modernisation, de croissance économique, d'amélioration visible de la qualité de vie des citoyens. Depuis son adhésion à l’Union, la Roumanie a construit un profil pro-européen fort et figure parmi les promoteurs les plus actifs de la poursuite et de la consolidation du processus d’intégration européenne. La présidence tournante du Conseil de l'Union européenne, que nous exerçons  pour la première fois ce semestre, est pour nous une très bonne occasion de réaffirmer, à travers les priorités politiques de l'Union européenne, l'importance d'une approche en faveur de l'intégration qui définit notre profil européen. Nous avons montré, tant en qualité d'État membre de l'Union européenne,  qu`en tant que Présidence du Conseil de l'Union européenne, que la Roumanie continuera de soutenir l'Union européenne, une Europe cohésive et inclusive, un partenaire actif impliqué dans les efforts consensuels des pays en développement gérer les défis actuels.

Il est clair que les défis communs ne peuvent être gérés de façon efficace qu'en étroite coopération de tous les États membres d'une manière cohérente et consensuelle, sans divisions ni tensions entre groupes d'États membres, grands ou petits, neufs ou anciens, de l'Est ou l`ouest. Les résultats à ce jour de la Présidence de la Roumanie au Conseil de l'UE n'aurait pas été possible sans une bonne coopération avec tous les États membres, à savoir sans une coopération étroite et sincère avec les institutions européennes: la Commission européenne, le Parlement européen, le Secrétariat général du Conseil de l'UE. Nos efforts en tant que Président du Conseil de l'UE ont donné lieu à des résultats substantiels dans les négociations sur les dossiers législatifs actifs. Nous avons été en mesure de finaliser les négociations dans un nombre de 90 dossiers législatifs. Ces résultats sont susceptibles de générer des avantages réels pour les citoyens européens, étant englobé les quatre piliers des priorités inscrites dans le programme de travail de la Présidence roumaine du Conseil de l'UE -, « La sécurité européenne » « l'Europe de la convergence », « l`Europe - un acteur mondial » et « l`Europe des valeurs communes ». Les mesures visant à renforcer le marché intérieur et d'améliorer l'accès au marché du travail, à renforcer l`Union de l'énergie par la Directive sur le gaz naturel, de la réalisation du marché unique numérique, par la Directive Droit d'auteur ou de la législation sur la réutilisation de l'information, le renforcement de la sécurité européenne en renforçant le rôle de l'Agence européenne pour la sécurité et la Garde et la Garde côtière ou en assurant l'interopérabilité des systèmes d'information de l'UE en faveur d'un contrôle plus efficace aux frontières extérieures sont des résultats substantiels pour faire avancer l'agenda européen, la générant des effets directes et concrètes pour les citoyens. En ce qui concerne l'un des dossiers horizontaux les plus complexes que gère notre Présidence du Conseil de l'UE, respectivement, le futur Cadre financier pluriannuel, nous avons soutenu le rythme intense de négociations, sur la base d'un plan de travail intense et réaliste en même temps. Depuis son entrée en fonction, nous étions convaincus  que l'Union européenne a besoin à ce moment crucial sur le plan politique, d`un budget équilibré et solide également, pour promouvoir une plus grande convergence et l'unité d'action et de relever les nouveaux défis et objectifs au niveau européen. De cette perspective, nous pensons que les accords politiques partiels que nous avons obtenus avec le Parlement européen sur un certain nombre de propositions sectorielles pertinentes comme investEU, le Fonds européen pour la défense, le Programme Horizon Europe ou Programme Europe numérique, et les mandats obtenus au sein du Conseil sur les éléments la politique de cohésion et des instruments budgétaires pour la gestion des frontières extérieures et les relations avec les pays candidats sont le reflet de notre contribution en tant que Présidence à façonner l'avenir du budget de l'Union européenne. Nos efforts se poursuivront aussi jusqu`à la fin du mandat, étant donné qu'il s`agit d`un dossier d'une sensibilité politique majeure, le Cadre financier étant non seulement l`inventaire de certains chiffres, mais l'expression d'où l'on voit le développement futur de l'UE. Au-delà des sujets de l`agenda hérités, la Présidence de la Roumanie au Conseil de l'Union européenne a participé activement dans la limite de ses pouvoirs respectifs, pour appuyer les efforts de l'Union européenne en ce qui concerne le dossier  Brex et a géré un certain nombre de dossiers législatifs dans le contexte Brexit afin d`éviter toute perturbation en cas d`une sortie de la Grande Bretagne sans accord. Je veux dire les domaines de l'énergie, les transports, la pêche, des affaires sociales et de l'éducation. L`agenda de travail de la Présidence du Conseil de l'UE par la Roumanie a compris  également des sujets spécifiques que nous avons décidé de promouvoir au cours de notre mandat, y compris la lutte contre la discrimination, l'intolérance et la xénophobie, l'antisémitisme et le racisme. Une autre question importante à laquelle nous continuons à travailler est l'égalité entre les sexes. Nos efforts pour faire avancer l'agenda européen ont été étroitement liés à l'horaire intense imposé par les élections du Parlement européen à la fin mai. Cette année, les élections auront un impact majeur sur les prochaines configurations institutionnelles de l'UE et donc l'avenir de l'Union et de ses politiques. Par conséquent, je considère qu'il est important d'utiliser l'occasion des élections européennes pour réaffirmer notre engagement commun aux États membres pro-européens et les institutions européennes pour jeter les bases d'une vision ambitieuse et unie pour l'avenir du projet européen. Dans la réflexion sur l'avenir de l'Union, qui culminera à Sibiu, le 9 mai par le Sommet informel sur l'avenir de l'Union, la Roumanie reste fermement convaincue que la seule réponse efficace aux défis actuels réside dans des approches et des actions fondées sur les principes d'unité et de cohésion, axées sur des priorités concrètes et sur la poursuite de politiques ayant donné des résultats incontestables, telles que la politique d'élargissement.Une Union européenne forte et unie: est tant dans l'intérêt des membres actuels et futurs. Les discussions d'aujourd'hui ont également révélé à quel point la politique d'élargissement est essentielle pour l`Union, pour sa capacité à générer de la croissance, de la stabilité politique et un développement économique et social. Nous considérons donc l'engagement de l'Union européenne en faveur de la politique d'élargissement comme un investissement à long terme dans une Europe stable, forte et unie, fondée sur des valeurs communes capables de procurer des avantages concrets à ses citoyens. La Présidence roumaine du Conseil de l'Union européenne continuera à défendre la perspective européenne de l'ensemble de notre région et nos efforts viseront à encourager les évolutions positives en maintenant le rythme des efforts de réforme des candidats et des candidats potentiels. J'apprécie beaucoup l'événement de Varsovie et je suis convaincue que le dialogue constructif, la Déclaration commune de Varsovie, sera un pilier important pour la construction de l'avenir de l'Union européenne. Dans le même temps, je remercie le Premier ministre Mateusz Morawiecki d’avoir organisé cet événement et je suis fermement convaincue que les pourparlers d’aujourd’hui trouveront un écho dans la construction de l’avenir de l’Union européenne. Je vous remercie.

 
/.../ Une question à l'attention du Premier ministre Mateusz Morawiecki et du Premier ministre roumain. C'est la Présidence de la Roumanie, nous avons le Sommet de la prétendue nouvelle Union européenne. Quels sont les objectifs communs de ces pays et quel sera le défi pour la poursuite de l'intégration des treize pays car certaines mesures ont été prises, telles que la Directive transfrontalière.


Viorica Dăncilă: Merci pour votre question. Je suis convaincue que les discussions qui ont eu lieu ici, les approches communes des politiques traditionnelles de l'Union européenne, font référence à la Politique agricole commune et à la Politique de cohésion, ainsi qu'à d'autres points en question, tels que l'Europe à deux vitesses, les doubles standards, le traitement égal de tous les Etats, c'est-à-dire de ne pas traiter les choses de manière diférentes d`un Etatà l`autre. Ce ne sont que qualques éléments qui ont été discutés lors de cette réunion à Varsovie, mais trouveront un correspondant dans les discussions au Sommet de Sibiu. En ce qui concerne la politique d'élargissement, la Présidence roumaine du Conseil de l'Union européenne a soutenu le processus d'élargissement sur la base des propres mérites des candidats et nous pensons que cela devrait être l'un des points à inclure dans l'avenir de l'Union européenne. Dans le même temps, compte tenu du fait qu`il y a 10 ans depuis le Partenariat oriental, nous devons tourner notre attention vers les pays candidats et soutenir également leurs progrès au sens pro-européen. Je n’ai parlé que de quelques points, et je suis convaincue que M. le premier ministre complètera. Plusieurs sujets ont été abordés et la base de la Déclaration d`ici, la Déclaration de Varsovie, sera également soutenue lors du Sommet de Sibiu, car je ne vois pas pourquoi nous pourrions nier notre propre déclaration.  Je peux donc dire qu’à Varsovie, nous avons jeté les bases des premières étapes, des premières exigences, des premiers pas, des prères demandes, premières idées, sur la manière dont nous envisageons l’avenir de l’Union européenne.
/.../

 

Mateusz Morawiecki: Nous attachons une grande importance à notre position sur le budget de l'Union européenne. C'est le premier point. C'est très cohérent, c'est très solide en termes de Politique agricole commune et de Politique de cohésion. Il y aura toujours des divergences, mais 13 États membres ont une approche très similaire des éléments clés du budget de l'UE. Deuxièmement, nous ne doutons pas que nous nous battrons contre les doubles standards.  En Europe, pour notre part, la qualité de nos produits est bien inférieure, même si les prix sont souvent plus élevés. Les paramètres de qualité de ces produits sont différents, et ce sujet sera abordé et nous nous opposerons à ce phénomène devant les forums européens de Bruxelles et de Strasbourg. Le troisième point concerne la politique commune en matière de migration et de sécurité extérieure, qui consiste à renforcer ou à reconstruire le potentiel économique des pays voisins de l’Union européenne afin de réduire les tensions migratoires de ces pays. Nous sommes tous d’accord pour dire que c’est la meilleure  politique - nous avons parlé de quelques pays, le Maroc, la Syrie, la Turquie, qui jouent un rôle clé d’un autre point de vue, et nous avons adopté une approche similaire à cet égard. Le troisième ou quatrième point que je souhaite souligner concerne le protectionnisme des États plus riches concernant les produits et solutions d’Europe de l’Est. Par exemple, la Directive sur les employés délocalisés, par exemple nos sociétés de transport, de logistique, de construction, d'expédition et de services informatiques; sont des exigences, par exemple, concernant l'application de normes comptables dans le pays d'accueil, ou, par exemple, la nécessité de se faire inscrire dans le pays d'accueil ou de créer une succursale dans ce pays, une succursale, mais cela n'est pas nécessaire. En tant que pays États membres de l’UE, nous travaillons donc pour obtenir de bons résultats et, lorsque nous y parvenons, nos ailes sont coupées par une législation qui n’est pas avantageuse. Il y a encore un aspect qui nous est commun, un problème commun,  c`est l’augmentation de la bureaucratie à Bruxelles, non seulement moi-même, mais aussi les autres premiers ministres ont insisté sur le fait que cette bureaucratie doit être réduite, afin que nous soyons plus sûrs doncernant les dispositions de la loi loi, qu`il y ait moins de lois, de règles, sur la conduite de l'activité économique. Et nous avons aussi le défi de l’étranger, la 5G, qui a été mentionnée quelques instants, l’avantage concurrentiel de la Chine. Nous sommes en Europe, nous sommes européens et nous devons développer cet avantage concurrentiel. Pourquoi accepter une législation qui limite la compétitivité des entreprises européennes, cela sera rapporté à Sibiu, ainsi qu’aux réunions et sommets suivants. En résumant ces thèmes communs, ce que nous avons discuté nous permettra d’articuler davantage nos intérêts et d’accroître la cohésion, l’unité et la compétitivité de l’Union européenne, car nous dépendons du pouvoir de l’ensemble de l’Union européenne, mais par le biais de mesures visant à accroître la compétitivité de l’Union européenne, qui sont également justes pour les pays qui ont tant souffert du communisme, de la Seconde Guerre mondiale, comme la Pologne, nous avons parlé de Varsovie, du château royal, qui a été complètement détruit par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, à propos de la reconstruction de ce château et de notre difficulté reprendre la route en 1989. C’est une expérience commune à toute l’Europe centrale et je suis heureux que nous ayons atteint un consensus à la fois sur de nombreux thèmes. Merci et une autre question.


Monsieur le Premier ministre, une question à propos de l'article paru dans Politique, j'aimerais savoir si l'un des dirigeants des États membres de l'UE a répondu à une question que vous avez posée.
Mateusz Morawiecki: Laissons-leur le temps de lire. Je peux le dire, c’est une petite blague, mais en fait, quelques premiers ministres aujourd’hui m’ont félicité, mais ils ont également partagé les vues que j’avais exprimées dans cet article, en décrivant les déficits actuels dans l’Union européenne et ce qu`il faut faire pour éliminer ces déficits, car j`ai montré que, en plus des dimensions traditionnelles attribuées à l'Europe centrale, la nécessité de renforcer l'innovation, l'industrie moderne, la 4.0, la compétitivité de l'ensemble de l'Europe, et je pense qu'il y a beaucoup d'idées dans ce manifeste, qui est assez court, j’y ai présenté. J'ai beaucoup d'idées qui seront acceptées aussi par les dirigeants de l'Europe de l'Ouest, car j`y tiens beaucoup, à savir, qu`en collaboration avec ces dirigeants de l`UE, à savoir les dirigeants des 28 pays, l`on puisse élaborer ce dénominateur commun, le mieiux serait qu`il soit  aussi large que possible, ce qui renforcera l'ensemble de l'Union européenne, en étendant l'infrastructure routière, ferroviaire, Internet, afin de consolider une politique énergétique et climatique judicieuse qui soutiennne l'économie, car la politique économique est largement dominée par la politique énergétique et climatique. Enfin, dans le domaine de la politique de cohésion, l’innovation, dans le domaine de la politique de défense, tout ce qui est important. Ce sont toutes les dimensions que j'ai abordées là-bas et je pense que ce sera un bon début pour une bonne discussion dans les mois à venir sur la manière de faire l'Europe, qui se trouve aujourd'hui à la croisée des chemins, sorir de ce carrefour consolidé.

 

Entrevue du Premier ministre de la Roumanie, Viorica Dăncilă, avec le Premier ministre de la Pologne, Mateusz Morawiecki

Le Premier ministre Viorica Dăncilă a eu  aujourd'hui, le 1er mai 2019, un entretien avec son homologue polonais, Mateusz Morawiecki, en marge de la réunion anniversaire des premiers ministres des Etats  membres de l'Europe centrale et orientale qui ont rejoint l'UE après le 1er mai 2004.

Le chef du Gouvernement polonais a apprécié les résultats de la présidence exercée par la Roumanie au Conseil de l`Union européenne et, dans ce contexte, a demandé la coopération de notre pays en faveur de la politique européenne pour soutenir les petites et moyennes entreprises.

Le Premier ministre roumain a salué l'importance de la Déclaration adoptée à la réunion à Varsovie, exprimant la confiance qu`elle contribuera de manière significative à façonner l'avenir de l'Union européenne.

Les deux dirigeants ont également abordé des questions liées au Cadre financier pluriannuel, à la Politique de cohésion et à la Politique agricole commune. Le Premier ministre roumain a souligné l'importance de toutes les politiques promues au niveau de l'UE, qui doivent figurer dans le Cadre financier pluriannuel.

En outre, les premiers ministres de la Roumanie et de Pologne ont abordé des questions concernant le développement macro -régional d'intérêt commun, en se référant à l`Initiative des Trois Mers et au projet Via Carpatia.

En ce qui concerne la coopération bilatérale, le Premier ministre Dăncilă et son homologue polonais ont apprécié la nature bénéfique de la première série de consultations intergouvernementales roumano -polonaises de Varsovie, le 25 mai 2018. Le chef de l`Exécutif de Bucarest a évoqué la valeur ajoutée que cette consultation génère en termes de relations bilatérales. Elle a réaffirmé l’intention du Gouvernement roumain d'organiser à Bucarest au cours du second semestre de cette année, le deuxième round de ce format, complété par un forum économique.

Le Premier ministre Viorica Dăncilă a plaidé pour approfondir la coopération économique entre les deux pays, se prononçant en faveur de l'augmentation du volume du commerce bilatéral et de l`accroissement des investissements polonais en Roumanie et de ceux au capital roumain en Pologne. Elle a réitéré l'intérêt du Gouvernement roumain en faveur de l`organisation  d`un Forum des affaires Roumanie - Pologne à Bucarest, lors de la prochaine série de consultations intergouvernementales bilatérales. Elle a fait connaître la détermination de la Roumanie à tirer parti, y compris en rapport avec la Pologne,  des opportunités résultant de l'issue du Sommet de Bucarest de l'Initiative des Trois Mers. Elle a mentionné l'intérêt de la Roumanie pour l'élargissement du cadre juridique bilatéral, permettant une interaction économique plus profonde.

Les deux premiers ministres ont également abordé des questions d'actualité concernant la politique internationale et ont convenus d'intensifier la coopération au niveau des ministères de la défense.

Les deux responsables ont convenu d'un calendrier commun d'événements bilatéraux pour la période de l'année en cours. 

 



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