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Mardi, 15 Janvier

Visite de travail de la Présidence de la Roumanie au Conseil de l'UE au Parlement européen,Strasbourg

Discours du Premier ministre roumain Viorica Dăncilă à la session plénière du Parlement européen

 

Monsieur le Président du Parlement européen,

Monsieur le Président de la Commission européenne,

Chers membres du Parlement européen,

Mesdames et Messieurs,


Je suis honorée d’être présente aujourd’hui, devant vous, en tant que Premier ministre de la Roumanie.

Nous avons pris le mandat européen de l'Autriche et, à cette occasion,  je voudrais réitérer mes remerciements à la Présidence autrichienne.  Dans le même temps, je tiens également à remercier aussi nos partenaires du Trio, la Finlande et la Croatie, avec lesquels nous avons très bien coordonné la préparation d’un programme de travail commun, équilibré pour les 18 prochains mois.

Dans ce qui suit, je vous présenterai  les priorités de la Présidence roumaine du Conseil de l'Union européenne et la vision sur l'avenir de l'Union.

Mesdames et Messieurs,

L’Europe a toujours su surmonter les obstacles, renaître après les épisodes moins fastes de l’histoire. Le Projet européen lui-même, dans sa forme actuelle, a été modelé par les nombreuses crises qu’il a traversées.

Nous sommes aujourd'hui à nouveau dans un moment complexe du processus de la construction européenne. Mais, comme vous le savez bien, toute situation de ce type peut être transformée en une opportunité, un nouveau départ.

C'est pourquoi je vous dis que, selon moi, l'exercice de la présidence tournante par la Roumanie au cours des six prochains mois n'est pas qu`un simple devoir formel. Il y a plus de 500 millions de citoyens européens, qui attendent une réponse concernant l'avenir du pays où ils  vivent et qui s`appelle Europe.

C`est pourquoi, je pense qu'il est important de montrer aux citoyens de l'Union que les institutions européennes travaillent pour eux et surtout qu'elles produisent des résultats qui améliorent leur vie et leurs perspectives d'avenir.

Je suis consciente que la première phase de la présidence tournante sera intensive et plus courte, concernant le processus décisionnel. Voilà pourquoi je compte beaucoup sur votre soutien pour mener à bien le plus grand nombre possible de dossiers législatifs  à l'ordre du jour et à répondre aux défis au niveau européen.

La vision de la Présidence de la Roumanie sur le projet européen s'articule autour de l'idée de "cohésion en tant que valeur européenne commune", existant dans toutes ses dimensions:

- cohésion politique illustrée par le besoin d'unité entre les États membres;

- cohésion économique et territoriale, en vue de la réduction des écarts de développement entre les États membres et entre les régions;

- cohésion sociale, importante pour la préservation des quatre libertés du Marché intérieur de l'Union européenne.

Ce concept de cohésion est transposé de manière transversale dans nos priorités thématiques, qui s'articulent autour de quatre piliers principaux d'action: l`Europe de la convergence, l`Europe de la sécurité, l`Europe acteur mondial, l`Europe des valeurs communes.

L`Europe de la convergence est le premier pilier d`action de la Présidence de la Roumanie au Conseil de l'UE et vise à garantir la croissance économique, le développement social, la réduction des écarts, la compétitivité, la connectivité et la durabilité.

Le Marché unique est, bien sûr, la plus grande réalisation de l'Union, le cœur de la construction européenne. En conséquence, l'un des objectifs de la Présidence roumaine du Conseil de l'UE est de faire avancer l'agenda législatif actif dans le domaine du Marché intérieur, afin de compléter le cadre pour son bon fonctionnement.

Nous devons renforcer la base scientifique et technologique de l'industrie européenne, ce qui peut stimuler notre compétitivité au niveau international, tout en pouvant générer la croissance économique et le nombre d'emplois.

Nous continuerons à promouvoir la numérisation, y compris dans le domaine de l'industrie européenne. L'offensive numérique a déjà été promue par les présidences antérieures, estonienne et autrichienne, du Conseil de l'UE et nous chercherons, à notre tour, à continuer de travailler au même rythme soutenu.

Nous nous focaliserons sur le développement de liens fonctionnels entre l'Est et l'Ouest, le Nord et le Sud, en facilitant les connexions de toutes sortes, afin de rendre opérationnelles les quatre libertés de circulation et d`augmenter la compétitivité de l'économie européenne et le niveau de vie dans les régions moins développées.

Je vous parlais de la nécessité d'une politique à long terme dans le secteur industriel, mais également importante est la réglementation de l'Union de l'énergie. Ces deux thèmes occuperont une place importante dans l'agenda de notre présidence.

Le deuxième pilier de la présidence de la Roumanie sera l'Europe de la sécurité. Nous sommes confrontés à des défis de sécurité qui menacent la sécurité du citoyen. L'Union européenne est confrontée à un large éventail de risques et de menaces qui peuvent saper les valeurs et la prospérité de nos sociétés ouvertes.

Dans un monde de la numérisation accélérée, nous devons progresser en matière de protection des citoyens dans l'espace virtuel. Nous devons renforcer la résilience de l'Union face aux attaques cybernétiques. La sécurité cybernétique sera donc une condition nécessaire à tout projet sur la société de l'information.

Toujours dans le cadre de la sécurité de l'Union, nous traiterons avec le plus grand sérieux les négociations et la finalisation des initiatives relatives à la gestion cohérente des flux migratoires, le renforcement des frontières extérieures de l'Union, les interventions d'urgence,  la lutte contre le terrorisme, la sauvegarde de la sécurité des citoyens dans l'espace virtuel, le bon fonctionnement et même l'extension du mandat du Parquet européen vers les infractions de terrorisme, ainsi que le renforcement de la coopération judiciaire en matière civile et pénale.

Nous voulons contribuer à la formulation de solutions viables dans ces domaines liés à la migration et promouvoir la coopération entre les pays d'origine et de transit, y compris dans la lutte contre la traite des êtres humains.

Le troisième pilier  que nous avons proposé à la Présidence de la Roumanie est l'Europe acteur mondial. À notre avis, l'orientation principale de l'action dans ce domaine doit être fondée sur les engagements communs souscrits dans le cadre de Stratégie globale de politique étrangère et de sécurité de l'Union européenne.

Dans le domaine de la politique de sécurité, nous encouragerons le renforcement des capacités de défense et de sécurité de l'Union européenne, en étroite complémentarité avec des processus similaires au sein de l'OTAN.

Dans le même temps, nous devons orienter l`attention vers notre proximité immédiate, ce qui suppose l'avancement de la politique d'élargissement de l'Union. Le dixième anniversaire, cette année, du lancement du Partenariat oriental constituera un moment important à cet égard. Une attention particulière doit être attachée aux Balkans occidentaux.

Nous soutiendrons également la mise en œuvre des engagements de l'UE au niveau international. Les jalons essentiels sont la promotion des intérêts commerciaux, la modernisation du système commercial multilatéral et l’extension des accords de partenariat économique et de libre-échange.

Le quatrième pilier de la Présidence roumaine sera l’Europe des valeurs communes. En d'autres termes, afin de stimuler la cohésion politique européenne, nous envisageons  promouvoir intensément les principes et les valeurs qui nous unissent.

Dans le même temps, nous devons nous attaquer fermement à une série de problèmes auxquels sont encore confrontées les sociétés de l'Union, tels que le racisme, l'intolérance, la xénophobie, le populisme, l'antisémitisme ou le discours fondé sue la haine.

Nous voulons une Union plus démocratique, par conséquent, nous allons promouvoir l'égalité de traitement, à laquelle aspirent tous les États membres et tous les citoyens européens. Ceci est essentiel pour la confiance des citoyens dans le projet européen.

Je vous le dis du point de vue des citoyens roumains que je représente en tant que Premier ministre et qui, malgré leur attachement très fort à l’Union, ressentent un traitement inégal envers la Roumanie, en particulier lorsque notre pays est critiqué pour des aspects qui sont naturels dans d’autres États membres ou lorsque la Roumanie est soumise à certaines conditions qui n’existent pas dans d’autres pays de l’Union.

Les Roumains  ressentent le manque d`équité lorsqu'ils voient que leur pays se trouve en dehors de l'espace Schengen et, à cette occasion, je tiens à remercier M. le président Jean Claude Juncker et M. le président Antonio Tajani pour leur soutien total à notre adhésion à l'Espace Schengen.

Je vous ai donné ces exemples de mon pays pour faire comprendre que certaines décisions prises au niveau européen à l’égard de certains États membres finissent par affecter les citoyens de ces pays-là et, d’une manière ou d’une autre, déterminent la confiance qu’ils ont à l'Union. Donc, chaque fois que nous prenons des décisions, force est de penser aux citoyens des États membres qui sont visés par nos décisions et nous devons éliminer toute forme de traitement différencié, afin de renforcer les valeurs communes de l'Union.

L'éducation et la culture sont la clé de l'avenir de l'Europe, tant du point de vue individuel, du citoyen européen, que du point de vue du renforcement du projet européen.  

Il est également besoin de solutions qui déterminent l`implication des jeunes dans la construction d'une Europe forte fondée sur des valeurs européennes communes.

Mesdames et Messieurs,

Nous suivons tous les décisions du Parlement britannique et il est évident que le Brexit sera au centre de l`attention au cours de la Présidence roumaine du Conseil de l'UE. Nous tournerons cette page de l`histoire de l’Union, mais nous devons également tirer des enseignements de cette situation.

En mai prochain, notre démocratie - la plus grande démocratie transnationale – élira un nouveau Parlement européen.

Je propose de capitaliser sur le futur contexte électoral, car c’est une occasion pour nous autres, ceux qui croyons en l’Europe, de promouvoir une Union plus fortement axée sur ses principes fondateurs, en résonance avec notre esprit européen.

Je crois en une Europe forte - à travers l'unité, en une Europe meilleure - en honorant les engagements envers ses citoyens y compris au niveau mondial et, pourquoi pas, je crois en une Europe plus européenne – par le biais de la promotion de véritables valeurs européennes et de la stimulation  au niveau des citoyens du sentiment d'appartenance à l'espace européen. Une Europe forte et unitaire dans toutes ses dimensions - politique, économique, sociale - constitue la meilleure solution pour l'avenir du projet européen.

Je vous remercie beaucoup!

 

Conférence de presse conjointe du Premier ministre Viorica Dăncilă et du Président du Parlement européen, Antonio Tajani

 

Antonio Tajani: Chers journalistes, tout d'abord, je tiens à souligner le soutien du Parlement pour la Présidence de la Roumanie et comme je l'ai eu l'occasion de dire à notre entretien bilatéral, on doit travailler dur pour parvenir à une solution dans le paquet sur la migration. La réforme de Dublin est une priorité pour le Parlement. Le Parlement européen souhaite parvenir à un accord avec les États membres en ce qui concerne le paquet immigration. Nous devons faire plus. La solution se trouve entre les maisns du Conseil et par conséquent, nous essayons de collaborer autant que possible avec la Présidence de la Roumanie. Pour nous, il est très important comme je le disais. L'autre point important – Brexit, les élections européennes - il est essentiel pour nous d'obtenir un résultat dans la législation sur les dossiers les plus chauds. Nous devons envoyer des messages corrects aux citoyens européens avant les élections européennes. Et en ce qui concerne le budget, nous voulons qu`il y ait un vote sur le Cadre financier. Nous savons que ce n'est pas facile, mais pour nous, il est, comme je le disais, très important. Le Cadre financier pluriannuel montrera que nous nous engageons à trouver les meilleures solutions pour répondre aux attentes des citoyens, des solutions en matière d'immigration, le chômage parmi les jeunes, la lutte contre le terrorisme, le chômage en général et la défense de nos frontières. Pour nous, ce sont les points clé. Nous exprimons notre plein soutien à la Présidence roumaine, pour être aidés  concernant ces dossiers très importants.. Merci. Madame le Premier ministre, vous avez la parole.


Viorica Dăncilă: Je tiens à remercier le président Antonio Tajani et l'ensemble du Parlement européen pour l'hospitalité avec laquelle nous avons été accueillis à Strasbourg pour participer à la séance plénière d'aujourd'hui, où nous avons présenté notre vision de l'Europe comme en témoigne les priorités de la Présidence roumaine du Conseil de l'Union européenne. Dans les discussions d'aujourd'hui, nous avons montré que l'objectif principal de la Présidence du Conseil de l'UE par la Roumanie est de contribuer à créer une Europe plus unie et plus cohésive. Ceci est la raison pour laquelle nous avons choisi la devise de notre présidence « La cohésion, valeur commune européenne ». J'apprécie le soutien exprimé par le président Tajani dans les discussions que nous avons eues sur cet objectif central de notre Présidence du Conseil de l'UE. Nous avons convenu dans notre dialogue que sans une Europe unie, cohésive on ne peut espérer donner les réponses nécessaires aux défis actuels auxquels l'Union est confrontée et d'obtenir des résultats concrets qu`attendent nos citoyens. Comme cela a été dit à la réunion du Parlement européen, nous avons 242 dossiers en attente d'une réponse. Ce sont des dossiers complexes qui nécessitent un consensus et nous espérons que, conjointement avec le Parlement européen, avec la Commission européenne on pourra en finaliser autant que possible de l`agenda européen. En même temps, comme le dit Président du Parlement européen, nous devons répondre à des défis auxquels l'UE ne s`est plus confrontée jusqu`à ce jour - et je veux dire Brexit - mais en même temps, l'avenir post-Brexit de l'UE. Un événement important à cet égard sera le Sommet de Sibiu, où nous esquisserons avec les Etats membres l'avenir de l'UE

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Le Cadre financier pluriannuel est un autre défi, un gros problème, pour lequel nous devons faire de pas importants et, en même temps, une attention particulière doit être attachée  aux politiques traditionnelles, je pense à la Politique agricole commune et à la Politique de cohésion, tout comme aux  dossiers liés à la migration, la politique d'asile, au terrorisme, à la politique de défense, à la politique étrangère, ce qui exige un consensus que nous espérons atteindre dans le Conseil de l'UE.


La Roumanie remplira son devoir de médiateur impartiel et facilitateur de consensus et nous espérons que nos réponses soient aussi proches que ossible des citoyens européens. Tous ces défis qui attendent des réponses de notre part, la fermeture d`autant que possible de dossiers qui devra être faite au cours de la première partie de lannée, parce que, comme vous le savez, en mai il y aura des élections pour le Parlement européen et nous devons concentrer notre activité dans la première partie de l`année. Nous espérons qu`à travers les réponses que nous donnerons, par les décisions  que nous prendrons ensemble, l'Union européenne devienne plus forts en termes de résultats concrets pour les citoyens. Il est important que les citoyens puissent mieux percevoir les résultats tangibles et la valeur ajoutée du projet européen, parce que cela est nécessaire, compte tenu des prochaines élections européennes.
 

En tant que Présidence du Conseil de l'UE, nous sommes déterminés à jouer un rôle constructif dans l`identification, avec le Parlement européen, des meilleurs moyens de faire avancer le processus d'intégration européenne, tout en poursuivant un agenda positif et consensuel, comme précédemment souligné, axé sur le citoyen.


Reporter: Une question pour les deux hauts fonctionnaires. M. le président Tajani, vous-même et d'autres responsables des institutions de l'UE, avez indiqué que vous attendiez de la Roumanie que les négociations sur le Cadre financier pluriannuel soient aussi avancées que possible. Ce nouveau cadre financier pluriannuel comprend également un programme intitulé "Valeurs et démocratie dans l'Union européenne". Allez-vous voter jeudi sur les règles relatives au gel des paiements versés à des pays qui ne respectent pas l'Etat de droit? Quelles attentes concrètes avez-vous de la Présidence roumaine du Conseil de l'UE pour faire avancer les négociations sur le Cadre financier pluriannuel en la matière, en tenant compte de l'éventuelle opposition au sein du Conseil? La Hongrie et la Pologne ne sont que deux États, par exemple, qui peuvent bloquer cela. Et pour le Premier ministre: faire avancer les négociations dans le Cadre financier pluriannuel est une priorité pour la Roumanie. Dans ce cadre délimité, mettons,  de la Présidence, quelle sera la position de la Roumanie en tant que Présidente du Conseil de l'Union européenne sur cette question du gel des paiements aux États de l'Union qui ne respectent pas l'Etat de droit ou le mettent en péril? Merci beaucoup!


Antonio Tajani: En ce qui concerne le Cadre financier pluriannuel, nous insistons pour qu'il soit adopté le plus rapidement possible, le cadre général et concernant les différents programmes, nous espérons pouvoir les approuver avant les élections. Nous insistons vraiment sur ce point et avons essayé de faire comprendre au Conseil des États membres que nous ne pouvons nous permettre de ne pas donner de réponses aux citoyens. Nous avons fait des propositions avec des chiffres. Nous avons demandé une augmentation du budget communautaire de 1% à 1,3% et nous avons misé sur les ressources propres. Nous ne voulons pas discuter pour chaque programme en partie avec le Conseil ce qui nous intéresse. Il s’agit de l’adoption du cadre général, le cadre général pluriannuel, car comment discuter du fonds, par exemple pour la Politique agricole commune, alors que l’on ignore ce qui va arriver au Royaume-Uni, mais nous ne pouvons pas discuter de programmes individuels, je peux donc maintenant vous dire ce qui va arriver concernant la position de la Pologne, de la Hongrie ou de la Roumanie. Nous ne parlons pas seulement de programmes individuels.


Viorica Dăncilă: À ce stade, ces questions sont en cours de négociation au sein du Conseil. Nous devons poursuivre les négociations avec les États membres et tenir compte des propositions des États membres. Du reste, il est très important que tout critère lié à l'utilisation de fonds européens soit clair, transparent et s'adresse aux bénéficiaires directs des fonds européens. Je pense que ces questions doivent être prises en compte et, comme je l’ai mentionné précédemment, la Présidence tournante doit être un médiateur impartial et apporter un consensus entre les États membres.


Reporter: C'est une question pour M. le président Tajani, mais aussi pour le Premier ministre Viorica Dăncilă. Monsieur Tajani, la semaine dernière, lorsque vous étiez en Roumanie, vous avez dit que vous lanceriez un appel aux autres États membres sur la question de Schengen. Nous savons très bien qu’il s’agit d’un double standard, mais qui s’applique au niveau européen en la matière à la Bulgarie et à la Roumanie, mais le même double standard se retrouve aussi dans d’autres situations. Que pouvez-vous faire en tant que président du Parlement européen pour qu'il n'y ait pas de différence entre les citoyens au niveau de l'UE étant donné qu'il y aura des élections parlementaires aussi importantes, comme vous l'avez souligné il y a quelques minutes? Madame la Première ministre Viorica Dăncilă, également compte tenu de votre position pendant ces six mois, comment allez-vous vous battre pour l'élimination de ce double standard? Merci.


Antonio Tajani: Je réitère ma position en faveur de l'entrée dans l'espace Schengen de la Bulgarie et de la Roumanie. C’est un appel que j’ai lancé dans mon discours officiel, que j’ai prononcé la semaine dernière à Bucarest. Je l`ai fait lors de la conférence de presse. Je n'ai pas changé d'avis. Pour moi, la Bulgarie et la Roumanie peuvent entrer sans problème dans l'Espace Schengen.


Viorica Dăncilă: Comme vous le savez bien, la Roumanie remplit tous les critères techniques pour entrer dans l'espace Schengen. Dès 2011, la Commission avait déjà souligné ce fait et je pense que tous les pays devraient prendre cette décision politique, simplement pour donner confiance en l'UE, en sachant qu'il n'y a pas de différence entre les approches des différents pays.

Je crois au soutien du président Antonio Tajani, au soutien du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Cette décision politique de l'adhésion de la Roumanie à l'espace Schengen doit être prise avant la fin de la Présidence de la Roumanie, je pense qu`elle doit être prise  avant même les élections européennes parce que cela donnerait plus de confiance dans l'UE, cela montra qu'il n'y a pas d`Etats de première main et d` Etats de seconde main,  des citoyens de première main et des citoyens de seconde main. C`est un acte de justice fait pour les deux pays, ce qui devrait être fait en reprenant des pourparlers avec les Etats opposés à l'adhésion de la Roumanie à l'espace Schengen. Je vais faire cela. Cette démarche devrait également être faite aussi par le Président de la Roumanie, et je pense que cette discussion devrait également avoir lieu au Conseil JAI.


Reporter, Andreea Ofiţeru de Hotnews: Madame le Premier ministre, je voulais vous poser une question sur la sécurité des citoyens européens et, partant, de la Roumanie. Vous avez parlé en séance plénière du Parlement sur la sécurité des citoyens de l'UE. Qu'allez-vous faire à ce sujet en Roumanie, sur  la Loi du recouirs compensatoire, dans les conditions de la loi,  alors que l'opposition a demandé aujourd'hui de retirer la Loi à ce sujet, et je vous le demande compte tenu aussi du fait que ces derniers temps, il y a eu plusieurs crimes comises juste par ceux qui sont sortis des prisons. Merci.

Viorica Dăncilă: Comme vous le savez, cette loi du recours  compensatoire a été initiée par le gouvernement de technocrates dirigé par Dacian Cioloş et je pense qu'e ce n`était pas une décision inspirée à ce moment-là. Je ne peux pas vous donner une réponse maintenant sur ce que je vais faire. Je dois retourner au pays ce soir. Demain, je vais voir, je vais rencontrer le ministre de la Justice afin de prendre une décision et de voir quels effets, quels ont été les effets de cette loi, les conséquences, en sorte que notre décision puiaae refléter la réalité actuelle en Roumanie et que des choses comme celles qui se sont produites n`aient plus lieu. Je ne peux pas à ce moment, je ne suis pas juriste,  je ne peux pas en ce moment arriver à une décision avant de discuter avec les gens en la matière , jusqu'à ce que je parle au ministre de la Justice.

Journaliste: Madame Dăncilă, j'ai une question concernant la liberté de la presse en Roumanie. Nous voyons de plus en plus de difficultés  dans l`'exerce de cette profession sur e terrain, et l'année dernière il était question d`un projet de loi pour santionner les personnes qui nuirait à l`image de la Roumnie, bien que cette mauvaise image n`ait pas été   définiegouvernement ... Microphone arrêté en tout cas, il était alors un projet de loi qui punirait les gens une mauvaise image de la Roumanie, bien que mauvaise image n'a pas été formule et je veux savoir ce qui est arrivé avec ce projet de loi, nous sommes tous curieux de savoir à ce sujet.

…………………….

Viorica Dăncilă: Vous avez parlé de la liberté de la presse en Roumanie. En Roumanie, la liberté de la presse existe et est bien fondée. Vous avez vu que la Loi  dont vous parlez n'a pas été mise en pratique, je ne peux donc pas vous dire, ni  parler de quelque chose qui ne s'est pas passé. Sur la table de travail du gouvernement roumain il n`y a pas de telle Loi,

mais je peux vous assurer qu`il n`y aura pas de  restriction de la liberté de la presse en Roumanie.

Reporter: Bonjour. Je viens de Croatie, qui fait partie du trio de présidences, comme vous le savez, après la Finlande. Ma question est de savoir si vous coopérez avec le Gouvernement croate, parce que la presse en Croatie doute que l'Etat ne se préparer à la présidence. Et une autre question concernant l'activation de l'article 7.  Quels sont les autres alliés du Conseil sur lesquels vous pouvez compter du moment que, probablement, la Pologne soutiendra la Hongrie et la Hongrie soutiendra la Pologne et es deux ont des gouvernements de droite et vous êtes le seul gouvernement socialiste confrontés à des allégations de corruption, de mise en danger la liberté de la justice et la liberté des médias? Je vous interroge donc sur l'activation de l'article 7, quels sont vos alliés au Conseil?

Viorica Dăncilă: La première question que vous m`avez posée est liée au trio Roumanie,  Finlande et Croatie. Nous avons une très bonne coopération. Nous avons un programme commun et équilibré pour les 18 prochains mois. Concernant l'activation de l'article 7 et des alliés ... Je crois que la Roumanie ne devrait pas penser à des alliés parce que l`activation de l'article 7, pour la Roumanie ne peut devenir une réalité, parce qu`en Roumanie on n'a pas violé l'Etat de droit.  Nous ne pouvons donc pas parler d'activation de l'article 7 dans cette situation. Je ne voudrais pas que l`on mette la Roumanie aux côtés de la Pologne, de la Hongrie et je ne veux pas que l`on en parle, car en Roumanie, je le répète, on respecte l'Etat de droit et je ne pense pas qu'il soit utile de  discuter un tel sujet.


 



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