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Vendredi, 11 Janvier

Visite du Collège des commissaires européens à Bucarest, Palais Victoria

Conférence de presse conjointe du Premier ministre Viorica Dăncilă et du Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker

Mme Viorica Dăncilă: Bonjour! Je me félicite de la présence à Bucarest de M. Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, du Collège des commissaires à un moment très important pour notre pays et que nous avons attendu, le lancement de la Présidence roumaine au Conseil de l'Union européenne.
La récente visite du Gouvernement de la Roumanie à Bruxelles en décembre dernier a été une bonne occasion de renforcer notre coopération. Maintenant c`est le tour du Collège des commissaires de nous rende visite à Bucarest afin que nous approfondissions les discussions sur les priorités et objectifs concrets que nous avons fixés pour ce semestre de la présidence. Dans le même temps, la visite d'aujourd'hui est également un moment symbolique pour la Roumanie, qui ouvre la voie à notre coopération dans une nouvelle perspective, à savoir la présidence du Conseil de l'Union européenne. À ce titre, nous continuerons à travailler ensemble pour atteindre l'objectif commun de renforcement du projet européen.
Lors de la réunion de ce jour avec M. le président Juncker, j'ai réitéré ma confiance dans une coopération étroite et un dialogue constructif afin de poursuivre la bonne coopération que nous entretenons avec la Commission européenne au cours de ces derniers mois. J'ai également exprimé l'espoir que nos efforts communs et notre soutien mutuel nous permettront d'obtenir plus facilement les résultats souhaités à la fin de notre présidence au Conseil de l'Union européenne et, bien entendu, à la fin du mandat de la Commission européenne actuelle.
L'approche constante et les initiatives de la Commission européenne visant à créer une union plus forte et plus efficace en vue d'obtenir des résultats tangibles pour tous les citoyens européens correspondent pleinement à la vision et aux objectifs que nous souhaitons promouvoir pendant notre présidence au Conseil de l'Union européenne. Nous avons assuré le président Juncker que nous maintiendrons cette approche.
Nous sommes pleinement conscients des enjeux, en particulier dans ce paysage européen en mutation, et nous sommes fermement résolus à contribuer, en tant que facilitateur de consensus, par des actions concrètes visant à promouvoir une Europe plus unie et plus cohérente.
 Une telle approche est nécessaire, d’autant plus que nous gérons un agenda européen avec une très grande complexité des thèmes du moment. Les débats sur l'avenir de l'Europe, les futures élections au Parlement européen, la négociation du Cadre financier pluriannuel 2021-2027 et le Brexit ne sont que quelques éléments et événements majeurs qui définissent le cadre de notre présidence au Conseil de l'UE.
J'assure M. le président Juncker que nous sommes déterminés à contribuer à obtenir des résultats positifs, à renforcer l'unité de l'Union pour relever les défis auxquels l'Union européenne est actuellement confrontée.
Nous sommes à la fois réalistes et pragmatiques. Nous exercerons la présidence du Conseil de l'UE dans une législature européenne finale - ce sera la dernière présidence avant les élections au Parlement européen en mai, la dernière présidence avant la fin du mandat de la commission actuelle - et nous nous focaliserons à garantir la continuité de l'agenda européen et de fournir la base pour le passage au futur Parlement européen et la future Commission européenne.
Les discussions tenues aujourd’hui entre les membres du Gouvernement de la Roumanie et les membres du Collège des commissaires ont été structurées autour de trois sections thématiques, qui se sont déroulées en parallèle et ont permis d’approfondir les dossiers prioritaires de l’agenda européen.
Au cours de la première session thématique sur le Marché intérieur - croissance, compétitivité, innovation et numérique, un certain nombre de dossiers et de politiques ont été examinés afin de consolider le Marché intérieur de l'Union européenne. Cet objectif est l’un des volets les plus importants de notre action commune. On a discuté des questions liées à la vision à long terme du Marché unique et de la politique industrielle, à l'avancement des négociations du programme d'éducation Erasmus ou au paquet sur la mobilité, ainsi qu'aux initiatives législatives visant à finaliser le Marché unique numérique.
Les discussions du deuxième groupe thématique ont porté sur les aspects de la convergence économiques et sociales, de la cohésion et de l'inclusion, en se concentrant sur les dossiers sectoriels visant à renforcer l'Union économique et monétaire, à mettre en œuvre le Pilier social européen des droits sociaux, et à promouvoir la mobilité, la libre circulation à l`intérieur du Marché intérieur de l'UE.
Une attention particulière a été accordée aux discussions sur le futur Cadre financier pluriannuel 2021-2027, l'un des dossiers prioritaires de la Présidence roumaine du Conseil de l'UE, compte tenu de l'importance de ce dossier pour l'avenir de l'Union et des politiques européennes telles que la Politique agricole commune ou Politique de cohésion.

La troisième session thématique a été consacrée à la dimension Europe - acteur mondial, défense, sécurité, migration et justice. On y souligné que l'avancement de la politique d'élargissement, la participation active de l'Union dans la région des Balkans occidentaux et la focalisation continue sur le Partenariat oriental seront des priorités de la Présidence roumaine au cours de son mandat.

On a également été réitéré la nécessité de poursuivre les efforts pour identifier des solutions consensuelles aux défis du phénomène de la migration, notamment en élaborant une politique d'asile modernisée au niveau de l'UE.
En ce qui concerne la sécurité au sein de l'UE, nous continuerons à œuvrer de manière systématique au renforcement des frontières extérieures et à la mise en œuvre des instruments de sécurité intérieure de l'UE. Nous organiserons également un déjeuner en plénière, en continuant les discussions thématiques, entre les membres du Gouvernement roumain et les membres du Collège des commissaires, ce qui donnera l'occasion de passer en revue les principales conclusions et idées qui ont émergé du dialogue d'aujourd'hui. Nous chercherons également à identifier les meilleurs moyens de progresser et d’obtenir des résultats à travers tous ces niveaux d’action. J`ai souligné que la Roumanie remplit tous les critères techniques pour adhérer à l'espace Schengen et que nous souhaitons qu'un accord politique soit trouvé dans les six mois de la Présidence tournante.
Nous aurons également, un déjeuner de travail en plénière entre les membres du Gouvernement roumain et les membres du Collège des commissaires, dans le prolongement de ces discussions thématiques, qui nous permettra  de passer en revue les principales conclusions et idées qui ont émergé du dialogue d'aujourd'hui.
Nous chercherons également à identifier les meilleurs moyens de progresser et d’obtenir des résultats à travers tous ces niveaux d’action.
En mon nom personnel et au nom du Gouvernement roumain dans son ensemble, je voudrais une fois encore remercier M. le président Juncker et l'ensemble du Collège des commissaires pour l'ouverture, le dialogue constructif et coopération, l'excellente coopération que nous avons eue jusqu'à présent et que j'espère que nous aurons l'occasion de le développer davantage au cours des six prochains mois.
Modérateur: Merci madame le Premier ministre! Le président de la Commission européenne, M. Jean-Claude Juncker, a la parole.


M. Jean-Claude Juncker:

Madame le Premier ministre,

Chère Viorica,

Mesdames et Messieurs,

 Je cours d’une conférence de presse à l’autre et je me suis posé toute la matinée la question suivante: que vais-je dire lors lors de la prochaine conférence de presse, car j’ai déjà dit à la première tout ce qu`il y avait à dire. Eh bien, tout d’abord, je dirai que nous, les commissaires, sommes traités comme des princes ici à Bucarest. Tout est parfaitement organisé, ce qui est propice à la poursuite des événements.
J'ai eu un entretien bilatéral avec Mme le Premier ministre, tout à l'heure. C’est la quatrième réunion bilatérale, d`ailleurs, que j’ai avec le Premier ministre au cours des derniers mois, ce qui montre que je suis très intéressé par ce qui se passe en Roumanie et, bien sûr, par ce qui se passe au niveau européen.
Lorsque Mme le Premier ministre a présenté les priorités de la Présidence roumaine, vous avez constaté qu'il s'agissait d'un programme de travail qui correspondait parfaitement aux intentions de la Commission. Donc, de ce point de vue, techniquement, la relation entre la Roumanie et la Commission ne pose absolument aucun problème.
Je voudrais insister sur plusieurs points. Tout d'abord, si je pouvais exprimer mon souhait, ce serait que durant le mandat de cette Commission, la Roumanie puisse entrer dans l'espace Schengen. Je ne vois aucune raison pour laquelle certains gouvernements refusent obstinément cela. Nous restons en contact avec les plus récalcitrants et nous essayons de les convaincre de dire OUI à l'adhésion de la Roumanie à l'espace Schengen. Devant le Parlement européen, en 2014, je me suis engagé à mettre fin au Mécanisme de coopération et de vérification et je reste fidèle à cette promesse, à condition que tous les efforts soient déployés en ce sens au niveau de la Roumanie et au niveau européen, permettant que se passe dans de bonnes conditions. Et je voudrais terminer mon mandat en faisant de la Roumanie un membre de l'Espace Schengen et en mettant fin au Mécanisme de coopération et de vérification.
Il s'agit d'un programme de travail chargé en lien avec les propositions formulées ces dernières années. Les co-législateurs ont encore 248 propositions législatives non finalisées et, sous la Présidence roumaine, en coopération avec le Parlement européen, je voudrais que l`on cherche à ce qu`avant le début de la période de récession au Parlement européen, avant les élections, donc avant le 18 avril, je souhaiterais que la plupart de ces  ... ou une partie essentielle de ces propositions législatives soient adoptées en codécision par le Parlement et le Conseil.

Mme le Premier ministre a déclaré à plusieurs reprises son intention d'accélérer les travaux au niveau législatif. Il reste très peu de temps, car le Parlement européen achèvera ses travaux le 18 avril et il y aura peu de travail accompli au niveau législatif entre le 18 avril et la fin de la présidence. Nous devrons donc tirer le meilleur parti des quelques semaines restant jusqu`aux élections européennes pour faire avancer le programme. De même, en liaison avec le Cadre financier pluriannuel, à la suite d'une présidence autrichienne ayant accompli un travail remarquable sur le plan technique, le Gouvernement roumain devrait diriger les travaux de manière à ce que des progrès puissent être réalisés sur ce dossier. Je sais d'expérience que c'est l'un des cas les plus difficiles qu'une présidence puisse gérer. Parce que j’ai traversé ce processus, je sais à quel point cette tâche est difficile.
J'aimerais également que, sous la Présidence roumaine, nous adoptions au niveau du Conseil et du Parlement, quelques directives sur la migration et l'asile. Nous avons proposé sept directives; cinq sont sur le point d`être finalisées, et j'espère que nous les adopterons au moins ces cinq, laissant les deux plus difficiles pour plus tard. Mais si nous voulons lutter contre les mouvements secondaires, le Parlement et le Conseil doivent adopter ces directives.
Il est également valable pour la défense des frontières extérieures. La Commission a fait une proposition, indiquant que le nombre de gardes-frontières et de gardes-côtes devrait atteindre 10 000. On nous explique maintenant que nous ne le pouvons pas, mais au début on nous a dit que la proposition de la Commission était trop modeste, trop timide. J'espère que la Présidence roumaine accélérera les travaux et pour ne pas nous laisser distraire par ceux qui ont beaucoup de bonnes idées, mais, lorsqu'il s'agit de les mettre en pratique, on retire des débats nécessaires.
Je suis la troisième fois en Roumanie depuis le début de mon mandat et je voudrais que l`on mette un terme aux problèmes et aux conflits internes en Roumanie. Lorsque l`on préside l'Union européenne, on doit oublier, il faut mettre parenthèses les questions de politique interne. Et Mme le Premier ministre nous a confirmé que la Présidence roumaine au Conseil de l'Union européenne ne serait pas assombrie par d'autres problèmes. J'ai toute confiance en la capacité de Mme le Premier ministre à gérer les travaux du Conseil. Je sais qu`elle tient aux idéaux, aux idées européennes. Alors, Viorica, je vous fais confiance que vous ferez tout ce qui est nécessaire pour faire progresser l’Europe. Je vous remercie!


Modérateur: Merci Monsieur le Président! Nous pouvons maintenant recevoir les questions de la presse. Le programme étant très serré, il y aura quatre questions - deux pour la presse nationale, deux pour la presse internationale.


Reporter: Bonjour! Une question pour M. Juncker: Les messages anti-européens récemment parus dans l'espace roumain sont inquiétants et que peuvent faire la Commission européenne et les autres institutions européennes pour les combattre et que devraient faire les autorités roumaines afin que ces messages ne conduisent pas à une vague d’euro scepticisme? Même question pour Mme le Premier ministre: que devrait-on faire pour éviter d’avoir des messages anti-européens et de ne pas en subir les conséquences? Merci!


M. Jean-Claude Juncker: Le Gouvernement roumain le sait et le peuple roumain découvrira bientôt que nous devons collaborer avec la Présidence roumaine en tant que couple idéal et je suis convaincu que le Premier ministre y contribuera grandement. Je ne suis jamais surpris que la Commission soit attaquée, c'est la règle. D'une certaine manière, la Commission doit traiter tous les problèmes qui se posent et je voudrais constater qu`en Roumanie on ne considère plus qu`il y a deux europe, à savoir la soi-disant Europe occidentale et l'Europe de l'Est, c'est-à-dire les États membres qui ont adhéré depuis 2004.
Je voudrais que la Présidence roumaine soit celle dans laquelle, de manière définitive, nous pourrons prouver que l'Union européenne ne traite pas de manière différenciée les États membres. La Commission, le Parlement européen et leurs membres parlent de manière nuancée de ce qui se passe dans les États membres et peuvent parfois être considérés comme un signe de division, mais la Commission considère en réalité, sans exception, tous les États membres comme égaux.


Mme Viorica Dăncilă: Oui. Je pense que les messages anti-européens ne trouvent pas de réponse parmi la population si les institutions européennes, si Bruxelles donne des réponses adéquates aux défis auxquels nous sommes confrontés. C’est la raison pour laquelle nous voulons, qu`avec la Commission, avec le Conseil, apporter des réponses aussi proches que possible des citoyens afin de pouvoir montrer que la seule voie possible est la voie pro-européenne. Un message anti-européen ne subsiste que si les citoyens ne se retrouvent pas dans les politiques venant du niveau europpéen.Je pense qu'il est très important que nous répondions aux défis existants et que, grâce aux politiques que nous allons adopter, les citoyens européens s`y retrouvent, et je pense ensuite que tout message anti-européen restera sans réponse.

C’est bien ce que nous proposons donc dans le programme de la Présidence roumaine au Conseil de l’Union européenne. Nous avons choisi la cohésion comme valeur commune européenne, justement afin d’obtenir la même réponse, le même traitement pour tous les États membres de l’UE et pour tous les citoyens européens. Et je pense que pour ne pas accroître l'extrémisme, pour ne pas donner lieu à des voix anti-européennes, nous devons mobiliser et fournir des réponses adéquates, des réponses que les citoyens roumains, citoyens européens, attendent. Je pense que c'est la voie à suivre.


Reporter: Pour M.le président Juncker, tout d’abord. Monsieur le Président, vous avez déclaré fin décembre pour un quotidien allemand "Je pense que l'Exécutif de Bucarest n'a pas bien compris ce que signifie de présider les pays de l'Union européenne". Pensez-vous que vous avez affirmé à l'avance à cette heure-là, compte tenu des discussions de l`autre soir et de ce matin à Bucarest avec les partenaires roumains? Et si  vous maintenez cette déclaration, vous pouvez la clarifier à cette occasion? Et si nous en arrivons à la clarification, vous avez dit plus tôt que vous souhaitiez que la Roumanie, dans le mandat de la Commission actuelle, soit reçue dans Schengen et que vous serez contact avec les premiers ministres et les Etats qui actuellement sont un peu plus têtus. Concrètement, comment allez-vous convaincre les Pays-Bas et le Premier ministre néerlandais d'accepter la Roumanie dans l'espace Schengen? Merci beaucoup.


M. Jean-Claude Juncker: Habituellement, je ne fais pas de déclarations à propos de déclarations que j`ai faites une autre fois. J`ai discuté avec la publication allemande ouvertement et vous-même avez répondu, en fait, à cette question, en mettant l'accent sur les efforts nécessaires pour parvenir dans ce pays à un consensus national à la veille de prendre la Présidence, qui a eu lieu en fait le 1er janvier et à l'issue des je suis rassuré; à la suite, d`ailleurs, de la discussion avec le Président de la République. J'espère que les problèmes internes ne seront pas reflétés au niveau européen, car cela serait préjudiciable. Mais après mes entretiens avec le président du Sénat et le vice-président de la Chambre des députés, j’espère que ce message a été bien compris. La seconde question sur Schengen, je vous demanderais ici de faire attention à ce que j'ai dit lors de la conférence de presse avec le Président. Je répète ce que je dis depuis 2014, à savoir que la Roumanie doit faire partie de l'Espace Schengen et je ferai tout pour que cela se produise pendant le mandat de cette Commission. Et avec les Pays-Bas, oui, je dialogue toujours avec les Pays-Bas et les autres pays, affirmant que la Roumanie remplit tous les critères techniques pour entrer dans l'Espace Schengen. Le Premier ministre néerlandais le sait et sait que je compte sur lui pour faire des progrès aux Pays-Bas et ailleurs dans ce domaine.


Reporter: Bonjour! J'ai une question sur la migration. Au cours des derniers jours, certains États membres ont accueilli 49 migrants, après que les Etats membres ont dû se se décider qui devrait s’wn occuper. Que devrait-on faire pour éviter de telles situations en réformant, bien sûr, le Règlement de Dublin. Et à propos de cette question, étant donné les élections au Parlement européen,  hier, le Premier ministre hongrois, M. Orbán, a déclaré qu'il souhaiterait que la plupart des partis qui entrent au Parlement européen soient des partis qui s'opposent à la migration. Pensez-vous que ce sera une telle majorité?


M.Jean Claude Juncker: En ce qui concerne la première question, si les États membres avaient adopté au bon moment toutes les propositions de la Commission en matière de migration, nous ne nous retrouverions pas dans la situation où nous nous trouvons. Chaque semaine, je traite de cette question tous les jours et je salue les efforts du Gouvernement roumain, le Premier ministre roumain, qui ont accepté quelques migrants et réfugiés sur le territoire du pays. C'est une décision qui honore la Roumanie. En ce qui concerne la déclaration que vous dites que M. Orbán a faite, je pense que je la vérifierais d'abord avant de me prononcer.


Reporter: Une question pour le Premier ministre, de la part de  "Times". La fenêtre législative du Cadre financier pluriannuel est assez étroite compte tenu du contexte de ces négociations, car un contributeur net important est perdu. Comment cette question sera-t-elle également abordée? Et la cohésion est un domaine central, une question centrale de votre présidence, comment favorisez-vous la cohésion dans le contexte du CFM, dans le contexte où des contributeurs nets tels que les Pays-Bas refusent simplement de contribuer  davantage pour combler trou laissé par le Brexit?


Mme Viorica Dăncilă: Je sais qu'il existe des points de vue divergents sur le Cadre financier pluriannuel et dans mon discours, j'ai même souligné que, selon la manière dont nous traitons le Cadre financier pluriannuel, il sera reflété dans la Politique de cohésion, la Politique agricole commune, politiques au niveau de l'Union européenne. Comme nous le savons, lors du dernier Conseil européen, on a décidé qu'en octobre nous il y ait un accord politique sur le CFP.

Nous ne devons pas attendre le mis d`octobre. Nous devons prendre en compte de petits pas à faire, mais à fond, pour parvenir à cet accord politique. Et pour nous autres, la Présidence tournante n'est pas important seulement le le délai où nous aurons cet accord politique, mais ce que contiendra le CFP, parce que nous pouvons obtenir un accord politique dans un délai plus court, mais il pourrait ne pas refléter ce que nous nous voulons tous: une Politique de cohésion forte, une PAC forte et dans lequel il y ait les autres politiques, je veux dire la politique de défense, la politique migratoire dont vous venez de parler, je veux dire le Marché unique, je veux dire le terrorisme et d'autres politiques d'intérêt au niveau européen. Pour nous, il est important ce que le CFP comprendra, plus que le délais où nous pourrions obtenir un accord politique. Mais, bien sûr, au cours des six mois, nous aurons des discussions avec tous les États membres, nous serons des médiateurs impartiaux et d'essayerons de parvenir à un consensus sur le Cadre financier pluriannuel.



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