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Mercredi, 05 Décembre

Visite officielle à Bruxelles

Entrevue du Premier ministre roumain, Viorica Dăncilă, avec le secrétaire général du Conseil, Jeppe Tranholm-Mikkelsen

 

 

Le 5 décembre 2018, le Premier ministre de la Roumanie, Viorica Dăncilă, a eu une entrevue avec le secrétaire général du Conseil de l'Union européenne, Jeppe Tranholm-Mikkelsen, en compagnie  des membres du Gouvernement roumain. La réunion s'inscrit dans le cadre du dialogue habituel entre les représentants de l'État qui va exercee la Présidence tournante du Conseil de l'UE et les dignitaires des institutions européennes.


Le chef de l'Exécutif a réaffirmé l'attachement de la Roumanie à une Présidence efficace, afin de maintenir l'unité et la cohésion au niveau communautaire dans un contexte européen marqué par de nombreux défis. Dans le même temps, le Premier ministre roumain a présenté brièvement le stade avancé des est prête à assumer la présidence du Conseil de l'UE à compter du 1er janvier 2019.


Le Premier ministre Viorica Dăncilă s'est félicitée de la bonne coopération avec le secrétariat général du Conseil lors des préparatifs de la Présidence tournante du Conseil de l'UE tant sur les questions de fond, avec l'accent sur la collaboration  dans l'élaboration du Programme de travail commun du Conseil de l'UE sur 18 mois. / du Trio Roumanie-Finlande-Croatie, que sur le soutien du Secrétariat général du Conseil à la formation professionnelle des experts roumains ayant des attributions au processus de négociation de dossiers actifs au niveau de l'UE.


En outre, le Premier ministre roumain a assuré qu'elle assumerait le rôle de facilitateur du consensus, afin d'assurer l'équilibre nécessaire dans le développement optimal de la Présidence roumaine du Conseil.


À son tour, le secrétaire général du Conseil a présenté le rôle que jouera la Présidence roumaine vis-à-vis des institutions européennes - le Conseil, la Commission et le Parlement européen. Le Premier ministre Viorica Dăncilă a souligné que, étant donné que la Présidence roumaine est à la fin d'un cycle législatif, le dialogue avec le Parlement européen aura une plus grande consistance dans la première partie du mandat, d'ici la mi-février.


Un certain nombre de détails techniques et organisationnels ont également été discutés, et l`on mis en évidence le rôle des groupes de travail pour garantir le succès du mandat.


Dans le même temps, un certain nombre de questions d'actualité à l'ordre du jour européen ont été abordées: la négociation du Cadre financier pluriannuel, l'élargissement de l'Union européenne et le Brexit.


Le Premier ministre Viorica Dăncilă a exprimé sa confiance dans la poursuite d'une coopération efficace avec le Secrétariat général du Conseil y compris pendant le mandat de la première Présidence roumaine du Conseil de l'Union européenne, collaboration censée à contribuer à la gestion de l'agenda européen, à la négociation des dossiers actifs et à la continuité du processus législatif européen.

 

L`accueil du Premier ministre Viorica Dăncilă par le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker


Réunion du Gouvernement de la Roumanie et du Collège des commissaires européens


La réunion conjointe du Gouvernement de la Roumanie et du Collège des commissaires, traditionnellement organisée par un État membre avant la présidence du Conseil de l'Union européenne, s'est tenue aujourd'hui à Bruxelles.


L'objectif principal de la réunion a été de présenter les grandes lignes du Programme prioritaire dans la perspective de la Présidence roumaine du Conseil de l'UE. Dans le même temps, la réunion a été l’occasion d’échanger des points de vue avec des collègues sur les principaux thèmes européens.


Le Premier ministre roumain a assuré aux commissaires européens que la Roumanie est pleinement préparée à assumer la Présidence du Conseil de l'UE le 1er janvier 2019 et a réitéré notre engagement et notre volonté d'exercer une Présidence efficace et pragmatique. Elle a également exprimé la volonté de la Roumanie de contribuer de manière constructive à la définition et à la promotion de l'intérêt européen commun, à la garantie de l'unité et de la cohésion entre les États membres et au rapprochement des citoyens de l'Union européenne. Rappelant la devise de la Présidence roumaine du Conseil, La cohésion - une valeur européenne commune, Viorica Dăncilă a une nouvelle fois souligné que la Roumanie entend promouvoir, au cours de son mandat, une politique de cohésion répondant au besoin accru de convergence économique, sociale et économique, sociale et territoriale.


Le chef de l'Exécutif roumain a également souligné les principaux défis que la Présidence roumaine devra gérer: la sortie du Royaume-Uni de l'UE, la négociation du Cadre financier pluriannuel et le thème de la migration. Dans ce contexte, le Premier ministre a souligné l’importance d’une coopération étroite avec les institutions européennes, en particulier avec la Commission européenne, afin d’obtenir des résultats et d’assurer la réussite du mandat.


Enfin, le Premier ministre Viorica Dăncilă a exprimé l’espoir que le Sommet de l’UE, tenu à Sibiu en mai prochain, confirmera l’attachement général à l’idée d’une Europe unie, consolidée et efficace et fournira les principales orientations stratégiques pour l’avenir de l’Union.


Le Premier ministre roumain a également affirmé l'intérêt de notre pays à soutenir les objectifs de l'agenda extérieur de l'UE, en se concentrant sur l'avancement de la politique européenne d'élargissement et en assurant une plus grande cohérence de l'action de l'Union dans son voisinage oriental.


Les discussions se sont poursuivies dans deux sections thématiques, la première traitant des aspects économiques, financiers et sociaux, y compris le cadre financier pluriannuel, et la seconde, les questions de la migration, de sécurité et de relations extérieures.


Dans la première partie, le ministre des Finances Publiques, Eugen Teodorovici, le ministre délégué aux  Affaires européennes, George Ciamba, sur le thème des négociations concernant le cadre financier pluriannuel, Rovana Plumb, ministre des Fonds Européens, sur le thème de la convergence économique et sociale et de la politique de cohésion.

 

La partie roumaine a souligné l'importance de la priorité du dossier du Cadre financier pluriannuel pour notre pays, et a exprimé la pleine disponibilité à travailler pour l'avancement de cette affaire.


De la part de la Commission européenne ont fait des présentations le vice-président de la Commission  Vladis Dombrovskis et les commissaires européens Günther Oettinger, Marianne Thyssen, Pierre Moscovici et Corina Cretu.


Dans le cadre de la deuxième section, les présentations de la partie roumaine ont été faites par Carmen Daniela Dan, ministre de l'Intérieur sur les questions de sécurité et de migration, Teodor Melescanu, ministre des Affaires Etrangères sur le partenariat oriental, la Mer Noire et les Balkans occidentaux.


En ce qui concerne la gestion de la question de la migration, la ministre de l'Intérieur roumaine a réitéré l'intérêt de la Roumanie à poursuivre les efforts sur l'élaboration des politiques répondant aux défis actuels au niveau européen.


Au plan extérieur, la partie roumaine a manifesté son intérêt à soutenir les objectifs de l`agenda externe de l'UE, avec l'accent sur la promotion de la politique européenne de d`élargissement et d`assurer une plus grande consistance de l'action de l'Union dans son voisinage oriental. Dans ce contexte, la Roumanie a exprimé son intérêt de célébrer les 10 ans depuis le lancement du Partenariat oriental.


De la part de la Commission européenne, a parlé le premier vice-président Frans Timmermans, le Haut Représentant / Vice-président et commissaires Federica Mogherini et les commissaires européens Johannes Hahn, Dimitris Avramopoulos et Julian King.


Le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, a apprécié les interventions des ministres roumains très consistantes  et a conclu que la Roumanie est pleinement prête à assurer la Présidence tournante du Conseil de l'UE.

 

 

 

Conférence de presse conjointe du Premier ministre Viorica Dăncilă et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker
 

M. Jean-Claude Juncker: Monsieur le Premier ministre, chére Viorica, j'ai été particulièrement heureux d`accueillir le Premier ministre et le Gouvernement roumain au siège de la Commission pour préparer la première Présidence roumaine du Conseil. Il s’agit d’un événement spécial car d’une part, la Roumanie vient de célébrer le Centenaire et, d’autre part, c`est la première présidence roumaine de l’Union européenne. Ensemble avec  le Collège entier des commissaires, nous avons eu un petit-déjeuner de travail qui s'est traduit par la constatation que le Gouvernement roumain est bien préparé à la Présidence. C'est un moment spécial, car le 1er janvier 2019, il y aura 12 ans que la Roumanie sera membre de l'Union européenne. Je me souviens avec un certaine émotion du jour où, au nom de l'Union européenne, parce que j'étais président du Conseil de l'Union européenne en 2005 pendant la présidence luxembourgeoise, nous avons signé l'Accord d'adhésion. J’ai eu enfin le sentiment que les deux parties de l’Europe, qui étaient divisées après la Seconde Guerre mondiale et le sont restées ainsi pendant un certain temps, sont parvenues à une réconciliation, une histoire réconciliée avec la géographie européenne. Sans la Roumanie, l'Union européenne ne serait pas complète. Aujourd’hui, c’est complet parce qu’après des décennies de séparation artificielle, force est de constater qu’aujourd’hui elle fait partie de la famille européenne et est à jamais ancrée dans cette famille. La Présidence roumaine se déroulera à un moment crucial du devenir européen. Pendant la Présidence roumaine, le 29 mars, le Royaume-Uni quittera l'Union européenne, c'est triste, mais la Roumanie saura gérer au mieux les conséquences du Brexit. La Roumanie a des tâches extrêmement difficiles, nous devons nous mettre d'accord sur le chemin menant au sommet de Sibiu sur les bases du futur accord financier, du Cadre financier pluriannuel. Nous avons encore 257 propositions législatives sur la table de nos collègues. La Présidence autrichienne finalisera plusieurs dossiers, mais il restera beaucoup de travail pour la Présidence roumaine dans un très court laps de temps, car le Parlement européen cessera ses activités en avril, il ne reste donc qu`environ quatre mois utiles pour la Présidence roumaine, mais j`ai vu aujourd`hui  que les ministres sont bien préparés dans leurs domaines respectifs et je suis convaincu que la Roumanie sera en mesure de finaliser un grand nombre de propositions qui sont encore sur la table de travail du Parlement et du Conseil.

 

Je pense qu`i y a un très grand nombre de points communs entre les programmes de la Commission et celui Gouvernement roumain, il y a encore des divergences en ce qui concerne l'évolution de l'Etat de droit, nous en avons discuté, mais la question ne concerne pas la Présidence roumaine, mais concerne la relation bilatérale entre la Roumanie et la Commission européenne ou l'UE. Je reste persuadé qu'avant la fin du mandat de cette Commission, nous recevrons la Roumanie en tant que nouveau membre de l'Espace Schengen. Des efforts sont encore à faire, mais nous allons obtenir ce résultat et maintenant je donne la parole à Mme le Premier ministre et à Mme Corina Cretu qui fonctionne très bien dans la Commission, j'ai eu le plaisir d'accueillir Mme Premier ministre et maintenant vous avez la parole.


Mme  Viorica Dăncilă: Merci, cher Jean-Claude! Aujourd'hui, nous avons eu la  réunion avec le Collège des commissaires, une réunion qui fait partie des réunions préparatoires  é l`exercice de la Présidence du Conseil de l'UE par la Roumanie, le 1er Janvier 2019. Nous avons parlé de la coopération entre le Gouvernement, entre la future Présidence et la Commission européenne, mais nous avons présenté aussi les priorités de a Présidence tournante de la Roumanie à compter du 1er janvier de l'année prochaine. Les discussions ont été constructives, nous avons abordé les sujets qui seront inscrits à l`agenda européen dans la période à venir, des sujets, je pourrais même dire des défis, auxquels les institutions européennes ensemble, doivent donner une réponse.


J'ai écouté très attentivement les opinions des commissaires européens , il y a eu aussi des opinions exprimées par les membres du Gouvernement et nous avons vu que beaucoup des sujets évoqués, un grand nombre de ces défis ont des éléments coumns et, surtout, le désir de trouver une solution au cours de la présidence exercée par la Roumanie.


J'ai rappelé que la Roumanie souhaite une présidence ambitieuse, mais réaliste, ambitieuse, ce qui signifie pour mener à bien autant de cas en suspens que possible se trouvant sur la table  de travail de la présidence exercée par la Roumanie, parvenir au moins à un accord politique sur le Cadre financier pluriannuel , pouvoir résoudre le plus grand nombre des 257 cas mentionnés par le Président Juncker et je pense que cela est important, parce que pendant la présidence tournante tenue par la Roumanie sera finalisé l'agenda stratégique 2014-2019 et les résultats obtenus appartiendront à toutes les institutions européennes et en particulier à tous les États membres de l'Union européenne; réaliste, car nous savons que la Roumanie aura le rôle de médiateur impartial, de facilitateur de l'équilibre et du consensus, et que nous devons parvenir à un consensus entre les États membres sur des dossiers importants. L’Europe est divisée de ce point de vue et il ne sera pas facile de le faire. Nous attendons avec impatience la présence du Collège des commissaires à Bucarest les 10 et 11 janvier prochains, afin de pouvoir discuter beaucoup plus de chaque cas.

 

Je voudrais également mentionner que pendant ces jours où nous, le Gouvernement roumain, avons été à Bruxelles, des discussions ont eu lieu entre ministres et commissaires européens, entre ministres et présidents de commissions du Parlement européen, afin que nous puissions avoir une transition en douceur vers les dossiers importants à traiter de l'agenda européen.


Encore une fois, je remercie M. le président, jeremercie  encore aux commissaires européens pour le dialogue constructif, pour le soutien dont nous bénéficions et nous sommes très heureux que la Commission européenne soit convaincue que nous sommes bien préparés, que nous pouvons prendre en main et mener à bien la Présidence tournante de l'Union Union européenne à compter du 1er janvier 2019.


Mme Corina Creţu: Monsieur le Premier ministre, chère Viorica, en tant que commissaire chargée de la politique régionale, j'ai le plaisir de vous accueillir, avec M. Juncker, quelques semaines à peine avant que la Roumanie ne prenne la Présidence. Nous avons déjà évoqué les défis auxquels nous sommes confrontés. En tant que commissaire chargée de la politique régionale, il est très positif que la cohésion, la politique de cohésion, soit au cœur de la Présidence roumaine du Conseil de l'UE et des priorités de la Présidence roumaine du Conseil de l'UE. Je voudrais juste vous souhaiter bonne chance et vous assurer que la Commission, Monsieur le Président, nous nous sommes tous mobilisés à tous les niveaux pour aider les autorités roumaines à assurer le succès de la Présidence roumaine. Je vous remercie ! Et je vous remercie vous, M. le président,  pour vos paroles chaleureuses! Et maintenant passons aux questions.


Journaliste: Monsieur le Président, je voudrais vous demander, dans notre pays, nous discutons d'une éventuelle contestation Du Mécanisme de coopération et de vérification, très probablement devant la Cour européenne de justice. Je voudrais vous demander si vous avez eu des discussions à ce sujet et, dans ce contexte, sachant que le dernier rapport contient quelques points supplémentaires, songez-vous encore à un autre délai  pour lever ce Mécanisme au cours de cette commission? Merci!

 

  M. Jean-Claude Juncker: Mon intention est que la Roumanie devienne membre de Schengen. Dans le dernier rapport, nous avons mis en garde les autorités roumaines sur certaines faiblesses, nous avons travaillé, les deux parties pour améliorer la préparation de la Roumanie à l'adhésion à l'espace Schengen et je ne voudrais terminer mon mandat avant que la Roumanie ne devienne membre de l'espace Schengen, mais il y a des efforts à y faire.


Reporter: ... Roumanie, Monsieur le Président, vous avez souligné que la Roumanie, de ce que vous avez discuté, y compris aujourd'hui, est prête à prendre la Présidence du Conseil de l'UE. Nous savons très bien qu'il y a des dossiers importants sur la table de la Roumanie – le Brexit, le Budget. Comment considérez-vous que la Roumanie puisse contribuer à la résolution réussie de ces dossiers?


M. Jean-Claude Juncker: Je voudrais que la Roumanie apporte le bon sens roumain dans le processus européen. Au sujet du Brexit, nous ne savons pas quelle sera la décision du Parlement britannique. Le vote aura lieu le 11 Décembre. Aujourd'hui, la Commission a envoyé l'accord au Conseil, parce qu'il doit être signé aussi par le Conseil, par moi-même et M. Tusk, je ne sais pas quel sera l`ordre  protocolaire, très compliqué, mais quand il aura lieu le vote au Parlement après le retrait du Royaume-Uni, ce sera notre tâche, de la Commission et la Présidence roumaine du Conseil de l'UE de décider des prochaines étapes. Mais tout dépend du vote parlementaire.


Reporter: Un certain nombre de questions ont été soulevées sur l'état de droit et le système judiciaire en Roumanie. Vous avez dit que c`est une question bilatérale. Vous prendrez en charge la Présidence lorsque la Hongrie et la Pologne sont déjà confrontées à des problèmes en ce qui concerne l'état de droit. Pensez-vous que le Parlement fasse confiance ou émette des doutes que la Roumanie serait le mieux adapté à la Présidence du Conseil de l'UE dans ce contexte? Comment pourriez-vous calmer ces préoccupations ? Et, Madame la  Commissaire, vous êtes responsable des Fonds structurels. Ce que nous avons vu en particulier en Hongrie est qu'il y a un lien entre les problèmes avec l'Etat de droit et la corruption. Comment peut-on consilider ce lien au cours de la Présidence roumaine?

 

  Mme Viorica Dăncilă: En Roumanie, la prééminence du droit est respectée et tous les efforts sont déployés pour l'indépendance de la justice et le respect de l`Etat du droit. Dans le même temps, je ne voudrais pas mettre la Pologne, la Hongrie et la Roumanie sur un pied d'égalité. Il s’agit d’une situation particulière et j’aimerais que l`on prenne cet aspect en considération. En d'autres termes, étant donné que nous disons et croyons que la primauté du droit est respectée, je ne vois pas de lien entre l`exercice de la présidence tournante par la Roumanie et cela. Je considère que la Roumanie a fait des pas importants, que la Roumanie fait des pas importants, qu`en la Roumanie est respecté l`état de droit et que, dans le même temps, je dois dire que la Roumanie veut une Présidence réussie du Conseil de l'UE.


Mme Corina Cretu: En ce qui concerne la question, je tiens simplement à vous dire que la semaine dernière, j`ai participé à la réunion de la Commission ACOM, où j'ai présenté la politique de cohésion. Nous avons atteint un taux d'erreur de 3% sur 5,5, comme c`était lorsque je suis devenue commissaire. La fraude n'était que de 0,4%. Vous savez que la Commission européenne applique une politique de tolérance zéro en matière de fraude et que lorsque nous suspendons les fonds, lorsque l'OLAF découvre une fraude et que nous appliquons des corrections financières pour recouvrer les fonds du budget européen, et que puis les États doivent récupérer les fonds des entreprises concernées, mais le niveau actuel de fraude est de 0,4, en réalité inférieur à 0,5, ce qui représente 0,4% d'un total de milliards d'euros investis dans les nouveaux pays membres.


Reporter: Monsieur le Président, Madame le Premier ministre, c`est un peu surréaliste, car nous discutons ici et, à Bucarest aussi, que la majorité du gouvernement a perdu le pouvoir. Il me semble qu'un vote de censure sera voté la semaine prochaine. Ma question est donc très simple: existe-t-il un risque pour la Présidence roumaine du Conseil de l'UE et la Commission appelle-t-elle à la stabilité politique ou s'abstient-elle d'envoyer un message?


M. Jean Claude Juncker: Bien! Nous avons discuté, vous faites ici une sorte de mélange de situations, mais cela ne correspond pas vraiment à la réalité. Au Sénat, il me semble ... En fait, je pense qu'il y a une majorité dans les deux Chambres du Parlement roumain. Ce qui est dit, plus la Roumanie progressera dans le respect de l'état de droit et la lutte contre la corruption, plus elle aura une  Présidence du Conseil de l'UE couronnée de succès, et, de toute facon, nous resterons de toute façon en contact.


Mme Viorica Dăncilă: Nous n'avons pas perdu la majorité au Parlement. Ne confondez pas les deux sièges à la Chambre des députés avec la majorité, lamajorité signifie le Sénat et la Chambre des députés ensemble. Il y a donc donc le soutien du Gouvernement au Parlement roumain et je n'ai absolument aucune émotion face à la motion de censure.


Reporter: Le mois dernier, l'Autorité de la protection des données a imposé une amende très lourde aux journalistes travaillant sur des enquêtes de corruption. Je voudrais que vous expliquiez si, à votre avis, si cela ne renforce pas l'image négative de la Roumanie et ne complique en réalité vos efforts pour défendre sa réputation?


Mme Viorica Dăncilă: Certainement pas. La Constitution de la Roumanie prévoit le droit d'opinion, le droit d'expression. Ceci est garanti et chaque journaliste len bénéficie. Mais en même temps, nous avons un règlement européen sur la protection des données. Si ces droits sont transgressés, si l`on porte atteinte à la vie privée, si des données personnelles sont utilisées, toute personne,  quelle que soit sa provenance, peu importe qui il est, doit être sanctionné conformément aux règles européennes. Tant que nous avons un règlement européen, ce n'est pas facultatif, c'est obligatoire, en Roumanie aussi, ce règlement a été appliqué.

 

 

 

 

 



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