Point de presse à l'issue de la réunion de gouvernement du 9 mai

09 Mai 2022

Dan Cărbunaru: Bonjour, heureux de vous  retrouver au point presse organisé après la réunion gouvernementale d'aujourd'hui! Deux des éléments importants du paquet de mesures "Soutien à la Roumanie", d'une valeur de 17,3 milliards de lei, ont été approuvés aujourd'hui par le gouvernement. L'un concerne la situation des personnes en besoin d'accompagnement et en situation de privation matérielle ou de risque d'extrême pauvreté, qui bénéficieront d'un accompagnement substantiel ; en outre, un autre projet approuvé aujourd'hui par le gouvernement, l'ordonnance d'urgence visant à ajuster les prix des chantiers de construction ouverts en Roumanie avec des fonds européens. Pour les deux décisions du gouvernement, à côté de moi - et je le remercie d'avoir accepté l'invitation - se trouve le ministre des Investissements et des Projets européens, M. Marcel Boloș. M. le ministre, s'il vous plaît !

Marcel Boloş : Bonjour ! Comme déjà présenté, le Gouvernement de la Roumanie a approuvé deux des mesures importantes incluses dans le programme "Soutien à la Roumanie". Il s'agit de la première mesure, celle sur les chèques sociaux, et la seconde porte sur l'ajustement des prix des contrats financés par des fonds extérieurs non remboursables.

En ce qui concerne les tickets  sociaux, la valeur du ticket social approuvé par le gouvernement roumain est de 250 lei. Il sera accordé tous les deux mois, pour six importantes catégories de bénéficiaires, qui sont, comme présenté, à risque de privation matérielle et à risque d'extrême pauvreté. La première catégorie comprend les retraités dont le revenu mensuel net est inférieur à 1 500 lei - leur nombre est estimé à 2,3 millions ; les personnes handicapées, avec un revenu mensuel net inférieur à 1 500 lei - leur nombre est estimé à 400.000 ; les familles avec au moins deux enfants à charge, avec un revenu net mensuel par membre de la famille inférieur à 600 lei, les familles monoparentales avec un revenu mensuel net moyen par membre de la famille inférieur à 600 lei, les familles ayant droit à l'aide sociale conformément à la loi sur l'aide sociale et les sans-abris. Le ticket peut être utilisé à la fois pour l'achat de nourriture - comme nous l'avons signalé dans les présentations précédentes, il a été laissé aux bénéficiaires de choisir entre la catégorie de nourriture qui sera le bien de consommation qu'ils utiliseront et le repas chaud, qui est resté comme une mesure alternative, parce que nous avions un tel programme pour les personnes âgées, qui avait un certain succès, et cette alternative était encore laissée aux bénéficiaires de tickets sociaux.

Le budget est approuvé pour un montant de 3,1 milliards de lei. 50 %, comme présenté ci-dessus, seront fournis par des fonds externes non remboursables, dans le cadre du Programme opérationnel Inclusion et Dignité sociale, pour la période de programmation 2021 - 2027, et la différence de 50 % par le budget de l'État, avec des sources de financement de l'État, fonds budgétaires, comme je l'ai mentionné. La distribution se fera par l'intermédiaire de la compagnie nationale La Poste Roumaine. Les listes de bénéficiaires seront communiquées au Ministère des Investissements et Projets Européens par la Caisse Nationale des Pensions et l'Autorité Nationale des Paiements et de l'Inclusion Sociale. Au cours de la prochaine période, nous commencerons la procédure de passation des marchés publics pour la sélection des unités émettrices, puis à la procédure de délivrance des cartes. La validité d'une carte est du 1er juin 2022 au 31 décembre 2022. C'est la partie des mesures concernant les tickets sociaux.

Concernant la deuxième mesure, d'ajustement des prix pour les projets financés par des fonds extérieurs non remboursables, je précise qu'ici, dans la catégorie de ces contrats, sont inclus les projets d'infrastructures, les projets d'eau et d'assainissement, les projets de déchets et les projets financés par le Programme opérationnel régional et, de ce point de vue, l'impact de cette mesure porte sur plus de 5.000 contrats en cours. Nous avons estimé un impact financier de plus d'un milliard d'euros. Pourquoi une telle mesure était-elle nécessaire ? Parce que, comme on le sait, le prix des matériaux de construction a augmenté de manière presque incontrôlable. Des exemples sont pertinents à cet égard, pour  le bitume plus de 225 fois, l'acier-béton plus de 150 fois, et aussi le prix des services publics a influencé de manière décisive ce que signifient les coûts des projets d'infrastructure, et cela se reflète dans l`indice de  coût total de construction, publié par l'Institut national de la statistique, dont la valeur finale a été de 160 %. Il s'agit d'un mécanisme basé sur la Directive de l'Union européenne sur les marchés publics ; Je dis cela parce que nous avons pris en compte les conditions d'imprévisibilité générées par les trois crises auxquelles nous devons faire face en ce moment. Il s'agit de la crise COVID, de la crise énergétique et de la crise provoquée par la guerre en Ukraine. Donc, à la suite de ces crises, nous avons cette situation d'imprévisibilité et nous devons intervenir pour sauver nos propres projets que nous avons en cours de réalisation. L'intérêt est commun, d'une part de la Roumanie et, d'autre part, de l'Union européenne, car nous avons tous un objectif commun, que ces projets puissent être menés à bien et que nous puissions les voir mis en œuvre dont  dépend l'infrastructure de la Roumanie et ce qui signifie l`amélioration du niveau de vie des gens où ce mécanisme d'ajustement des prix s'appliquera. Comme je l'ai mentionné, en ce qui concerne les projets d'infrastructure, nous avons sélectionné quelques exemples pertinents : la route express Craiova-Pitești est celle à laquelle s'appliqueront les dispositions de l'ordonnance adoptée par le Gouvernement roumain ; le périphérique de Bucarest est également un autre projet qui sera couvert par l'ordonnance d'urgence ; le projet de chemin de fer Radna-Gurasada-Simeria est un projet avec un impact financier très élevé pour la Roumanie, 1,8 milliard d'euros, et une longueur de plus de 222 km de  ce tronçon de chemin de fer, auquel s`appliquera aussi  les dispositions de l'ordonnance d'urgence.

Ainsi, avec les projets financés par le Programme Opérationnel Régional, plus de 7.000 contrats en cours d'exécution relèvent tous des dispositions de l'ordonnance. Je le répète, il s'agit d'une situation d'imprévisibilité, générée par l'effet des trois crises qui se manifestent simultanément en Roumanie, et nous devons identifier les solutions nécessaires pour que les projets avancent, sinon nous risquons de rester bloqués et alors nous, ainsi que L'Union européenne, devrions être dans une position où les projets ne peuvent plus être mis en œuvre. Merci!

Dan Cărbunaru : Merci pour ces précisions, Monsieur le Ministre ! La valeur totale des deux formes de soutien que, aujourd'hui, le gouvernement a approuvées, l'une pour les catégories défavorisées de Roumains, plus de 3 millions de bénéficiaires, d'une valeur de 3,1 milliards de lei ; d'autre part, un soutien accordé aux travaux sur les sites financés avec de l'argent européen, 3,5 milliards de lei supplémentaires. Ensemble, donc, 6,6 milliards de lei. Comme vous en souvenez,  le programme "Soutien à la Roumanie" comprend plus de 60% une formule de financement des investissements et la différence pour une question d'accompagnement social en cette période compliquée. Et je le dis surtout parce qu'aujourd'hui, nous célébrons tous et souhaitons "Joyeux anniversaire" à tous ceux qui célèbrent la Journée de l'Europe, où qu'ils soient, en particulier en Roumanie. D'où l'importance pour notre pays de pouvoir gérer non seulement son propre développement, mais aussi les multiples situations de crise que nous traversons en cette période avec un financement consolidé de l'Union européenne. Desquestions si vous en avez pour M. e ministre.

Journaliste : Bonjour ! Veuillez nous dire combien de personnes sont visées par les bons de 250 lei et comment l'argent sera distribué, car vous dites une fois tous les deux mois et qu'ils sont valables du 1er juin à décembre, mais juin, juillet, août, septembre, octobre, Novembre, mais il en reste décembre ?

Marcel Boloş : décembre et janvier. Reporter : A, décembre et janvier.

Marcel Boloş : Il y a quatre tranches qui sont envisagées. Comme indiqué lors de la présentation du programme "Soutien à la Roumanie", on estime que jusqu'à ce que nous recevions officiellement les listes du ministère du Travail, 3 millions de bénéficiaires, tels que présentés. La distribution se fera par l'intermédiaire de la Compgnie nationale la poste roumaine. Les cartes, respectivement les tickets sociaux sont délivrés par les unités émettrices autorisées par le Ministère des Finances Publiques, ces cartes sont communiquées à la poste roumaine puis, par l'intermédiaire du facteur ou des facteurs, elles parviennent au bénéficiaire final. Le bénéficiaire n'a donc rien à faire. Probablement, avec le chèque de pension ou séparément - c'est déjà une discussion détaillée concernant la distribution - ils finiront par posséder la carte.

Journaliste : Et le dernier versement dont vous avez parlé était décembre-janvier ? Parce que je comprends que ces cartes sont valables jusqu'à fin décembre. Marcel Boloş : Oui, c'est vrai, la validité est jusqu'au 31 décembre. Je vous ai donc dit que la première tranche est la plus compliquée, car ces cartes sont émises et distribuées, après quoi nous les chargerons tous les deux mois et donc en décembre, le chargement des cartes dépend de nous.

Journaliste : Et allez- vous en alimenter aussi en janvier 2023 ?

Marcel Boloş : On ne le fera plus, parce que c'est décembre, c'est la période où on peut le faire, donc les deux mois ne sont pas nécessaires pour que la quatrième tranche soit liée et on doit la charger en janvier.

Journaliste : Alors, combien avons-nous en juin ? Sera-ce 250 lei?

 

Marcel Boloş : En juin, 250 lei, mais je vous ai dit que c'est la tranche 1, qui est un peu plus compliquée, car elle implique la distribution de cartes. Comme mentionné, il y a 3 millions de cartes qui doivent parvenir aux bénéficiaires, et cela sera fourni par étapes en juin et juillet, au fur et à mesure que les cartes seront distribuées. Nous chargeons les cartes respectives avec une certaine périodicité et la tranche 1 est complétée Les tranches 2, 3 et 4 dépendent de deux institutions : le Ministère du Travail communique les listes des bénéficiaires finaux, et nous, sur la base de ces listes, effectuons des virements de paiement aux unités émettrices et et celles-ci au bénéficiaire final.

Journaliste : D'accord. Une dernière question : le Premier ministre Ciuca a déclaré aujourd'hui que vous conduirez cette semaine une délégation à Bruxelles pour des éclaircissements liés au PNRR. Il a dit que d'ici la fin juin, vous pourriez commencer les 57 appels sur les 69 que nous avons dans notre portefeuille.

Marcel Boloş : Oui, donc le but de la délégation est de clarifier ces étapes que nous prenons pendant cette période pour ce que signifient les jalons pour le deuxième trimestre 2022. C'est un trimestre plus compliqué en termes de ces jalons. sur les 69 appels à projets que nous avons au niveau de 2022, avec une échéance au deuxième trimestre, il y en a 58. Cela signifie qu'étant un jalon, la Commission européenne le prend en vérification. Par conséquent, les guides du demandeur, selon le PNRR, doivent passer par le filtre de vérification, notre  filtre d'approbation et celui de la Commission européenne. Plus encore,  certains de ces appels à projets ont également besoin d'un régime d'aides de l'Etat et puis dans ces conditions, pour ne pas rester bloqués dans cette activité concernant le lancement d'appels à projets, nous préférons avoir une discussion avec eux, à savoir que dans la prochaine période, probablement en mai et juin, nous enverrons ces guides du demandeur à la Commission européenne, qui les avisera  et d'une manière ou d'une autre nous nous corrélerons, car il s`agit d`environ 13,8 milliards d'euros que nous lançons sous forme de appels à projets. Il s'agit, si vous voulez, de la tranche d'appels à projets la plus importante que nous ayons eue depuis 14 ans depuis que nous gérons des fonds européens.

Journaliste : Êtes-vous toujours en train d`y négocier le PNRR ?

Marcel Boloş : Il n`en a pas discuté lors de cette rencontre il n'y a pas soulevé ce problème...

Journaliste : Voulez-vous demander des modifications ?

Marcel Boloş : Mais je vous fais savoir quelques réalités. Une première réalité est que les subventions, en raison de la croissance du PIB de la Roumanie, même si nous le voulions, si nous ne le voulions pas, à la suite de cette augmentation, le budget des subventions diminuera de deux milliards d'euros. D'autre part, nous avons une augmentation sans précédent des prix des matériaux, ce qui augmente le coût de mise en œuvre des projets et probablement quantitativement certains jalons, qui ne peuvent être atteints, devront être renégociés. Il y a donc des réalités que la Commission européenne ne peut ignorer, tant en termes de mécanisme de relance et de résilience qu'en termes de politique de cohésion.

Journaliste : Pouvez-vous expliquer à l'homme ordinaire ce que cela signifie avec cette perte de deux milliards d'euros et comment on la comblera ?

Marcel Boloş : La Roumanie a connu une augmentation du Produit Intérieur Brut, si je ne me trompe pas, 2021 par rapport à 2020, selon laquelle la Commission européenne a annoncé à partir du moment où elle a lancé le Mécanisme de relance et de résilience que là où il y a des augmentations du Produit Intérieur Brut elle ajustera l'argent qu'elle donne aux États membres.

Journaliste : Alors sur les 30 milliards, on a combien du PNRR ?

Marcel Boloş : Nous avons 30 milliards, mais, un moment, nous avons 13,6 milliards d'euros sous forme de subventions. Donc, pour les deux milliards d'euros, il faudra trouver une solution avec le Ministère des Finances. Et après la discussion qui aura probablement lieu au niveau de la coalition, au niveau du gouvernement et avec l'accord du Premier ministre, il faudra trouver une solution pour que les deux milliards d'euros soient  sous forme de prêt remettre ou bien on trouvera un autre moyen...

Journaliste : D'où ?

Marcel Boloş : Au final, ça peut aussi être un prêt, car nous avons les projets actuellement prévus sur le jalon et nous avons un engagement auprès de la Commission européenne ou, je le répète, c'est une décision qui sera prise au niveau de la coalition, au gouvernement.

Journaliste : Tous les projets du PNRR ont eu un certain budget pensé avant, qui maintenant diminue de deux milliards d'euros, quels projets seront abandonnés ?

Marcel Boloş : Ce sujet n'a pas encore été abordé. C'est une question de principe à laquelle nous devons nous attendre et, bien sûr, les solutions pour le moment ne dépendent que de la coalition et du Gouvernement de la Roumanie.

Journaliste : Mais vous allez-vous parler à la Commission européenne de cette réduction ?

Marcel Boloş : Je n'ai pas de mandat pour ça, j'ai un mandat pour ce que veut dire lancer des appels à projets et passer un bon moment avec ce hop qu'on a et, selon le mandat que je recevrai, je vais discuter aussi des autres sujets, probablement à l'avenir.

Dan Cărbunaru : Seulement en plus, si vous me le permettez, à la réponse que vous attendiez, afin que les gens comprennent le plus simplement possible ce qu'il est advenu de cet ajustement. Le mécanisme conçu par l'Union européenne pour soutenir les États membres touchés par les crises de ces dernières années a, en plus de nombreux autres facteurs pris en compte, cettte question de performance économique, à savoir la force d'un État membre touché par les crises qu`il traverse. Les estimations relatives à la performance économique de la Roumanie ont été modifiées, en ce sens que la performance économique de la Roumanie ont été supérieure aux évaluations initiales, lorsque ce plan a été conçu, de sorte que la formule de calcul, incluant pratiquement ce nouveau paramètre, ce changement, a généré une diminution du soutien dont bénéficie la Roumanie, en tant qu'État membre plus performant que prévu initialement. Mais, bien sûr, l'État roumain, en dialogue avec la Commission européenne, trouvera une solution, pour que d'une part les projets conçus puissent continuer et, pourquoi pas, parce que c'est une situation un peu particulière, il reste à voir dans quelle mesure la flexibilité enregistrée dans les discussions avec les partenaires européens trouvera la meilleure solution pour notre pays. Donc, il n'y a pas de sanction, ce n'est pas une punition que la Roumanie reçoit, c'est juste une conséquence du fait que notre performance économique, l'année dernière, a dépassé les estimations que la Commission européenne avait envisagées pour soutenir la Roumanie et aider notre économie à faire face aux problèmes économiques. Merci.

Journaliste : Bonsoir ! La demande est de nous dire si ces cartes, lorsqu'elles arriveront, viendront dans des enveloppes, viendront avec ces codes à activer, elles se comportent comme une carte de bons d'achat ? Cela signifie que nous avons besoin de précisions supplémentaires : qui aide ces personnes âgées, par exemple, qui ne seront pas en mesure de s`y connaitre, de le faire correctement et ensuite de comprendre qu'elles n'ont pas à donner à quelqu`un autre  la carte, par exemple, qu`il ne sera pas possible de retirer des sommes sur cette carte, afin que personne ne les trompe, quelques précisions s'imposent à ce sujet.

Marcel Boloș : De ce point de vue, la sécurité et tout ce que signifie le circuit de ces chèques sont très clairement réglementés dans le projet d'ordonnance, il y a même des sanctions s'il se passe des choses dans ce domaine de la mise en valeur des tickets sociaux ou soi-disant vols. Mais, la carte arrive évidemment avec ce code pin que vous avez mentionné et il sera à la disposition du bénéficiaire. Par conséquent, d'après l'expérience que nous avons eue jusqu'à présent avec ceux qui préféraient, par exemple, les repas chauds et on leur a livré des repas chauds à domicile, les fournisseurs de repas chauds avaient généralement toute l'infrastructure nécessaire à leur disposition, de sorte que le bénéficiaire pouvait simplement taper son code PIN pouvait utiliser la carte. La deuxième situation est celle où elle est utilisée dans ou dans la situation des magasins alimentaires lorsqu'elle est présentée à la caisse enregistreuse et là bien sûr le code PIN est requis, si l'on veut faire un achat de nourriture supérieur à 100 lei comme la limite est en vigueur. Mais pour ce qui est de son utilisation, il faut savoir que les personnes âgées s'adaptent le mieux lorsqu'elles ont besoin d'utiliser la carte pour bénéficier de repas chauds. Le succès en fut une surprise.

Journaliste : Nous attendions une réponse différente, dans le sens où vous formuleriez des recommandations, pour que ceux qui aident à activer ces cartes soient des personnes de confiance, pour leur signaler les choses importantes pour eux, car pour certains, ce  sera la première fois qu'ils auront ces cartes.

Marcel Boloș : Encore une fois, il y a deux types de bénéficiaires : ceux qui vont au magasin. Pour eux, la situation est très simple car, en règle générale, toutes les opérations liées à l'utilisation de la carte sont effectuées par la personne à la caisse et vous demande de "Insérer la carte" ou de "Raprocher la carte", ceci est la situation la plus simple. La situation de ceux qui sont à la maison et demandent à recevoir des plats chauds, il faut vraiment être très prudent, car d'après l'expérience que nous avons jusqu'à présent et dans de telles situations, il a été nécessaire d'utiliser le pin sans que le bénéficiaire n'ait à effectuer d'autres manœuvres avec la carte et ne pouvant pas utiliser la carte. Je ne pense pas qu'il y ait ou, eh bien, ces incidents peuvent exister, mais ils sont réglementés dans l'ordonnance et les organes compétents peuvent agir s'ils constatent certaines irrégularités dans l'utilisation des tickets sociaux. Journaliste : Je reviendrai avec une question, s'il vous plaît. Parce que c'est une enchère, l'achat de plastiques... Si vous avez un devis pour une première tranche, je ne sais pas ? Selon vous, combien de  gens, dans la première phase, pourront recevoir la carte ?

Marcel Boloş : Pour l'instant, nous devons mener à bien la procédure de passation des marchés publics appropriée, et je l'ai mentionné dans l'exécution précédente, qu'il s'agit d'une procédure de passation directe des marchés que nous menons et que dans la première étape, nous ayons  ces contrats avec les autorités imminentes, conclus. Une fois ces contrats signés, nous pourrons vous donner des détails sur la rythmicité que nous envisageons. Cela commencera certainement le 1er juin, comme promis par le gouvernement roumain.

Journaliste : Bonjour ! Je veux vous demander s'il y avait initialement 4 millions de bénéficiaires, pour quelle raison maintenant il y en a trois?

 Marcel Bolos : Oui. Donc, dans la phase initiale, nous avons vraiment commencé avec 4 millions de bénéficiaires. Si vous vous en souvenez, c'était le moment où cette mesure de soutien à la Roumanie a été annoncée. Ensuite, après avoir commencé à avoir des itérations avec la Caisse nationale des pensions et l'Autorité nationale pour l'inclusion et les prestations sociales, nous avons vu le nombre de bénéficiaires pour chaque catégorie de  celles que j'ai mentionnées et c'est en fait le nombre par lequel, disons, nous avançons . Cette question était en plein dans la première phase de discussion et de présentation du programme "Soutien à la Roumanie". Aucun de ceux mentionnés dans les catégories de bénéficiaires n'a été omis, mais, comme mentionné lors de la présentation du programme "Soutien à la Roumanie", c'est exactement ainsi que nous tenons parole afin qu'il puisse être mis en œuvre d'ici la date du 1er juin. Journaliste : Ce n'était donc pas un problème d'argent, c'était en fait la base de données.

Marcel Bolos : Non. Je vous donne un exemple, il a été dit au moment du lancement du programme "Soutien à la Roumanie" que tous les retraités ayant des revenus inférieurs à 1 500 lei bénéficient du ticket  social. Cela se respecte aujourd'hui, et leur nombre réel se situe quelque part, comme nous l'avons présenté, à 2,3 millions de retraités.

Journaliste : Et parce que vous parliez de la nécessité de renégocier le PNRR, je voudrais vous demander, plus précisément, quand cela pourra-t-il se faire, cette année ou l'année prochaine ? Marcel Boloş : Probablement à l'automne, la question de cette négociation sera soulevée, car le processus est long. Ensuite, lors de cette renégociation on ne pourra pas envisageer une seule mesure, car je souhaite que dans le PNNR soient introduites, parexemple,  l'irrigation pour l'agriculture.  Nous devrons faire intégrer ce paquet de mesures, qui conduira à cette négociation, et, de surcroît, avoir les raisons pour lesquelles nous appelons à une renégociation bien argumentée. Aujourd'hui, si on regarde ce qui se passe dans l'économie, on ne parle que de ces hausses de prix des matériaux de construction, ce qui nous autorise à demander une révision des jalons que nous avons sur les projets d'infrastructures de transport, par exemple. Mais les exemples peuvent continuer avec de telles redéfinitions des priorités et repenser les mesures. Un autre exemple est celui des retraités, car c'est aussi un sujet intensément débattu dans l'espace public. J'ai présenté à la Commission le fait que, cependant, nous avons un taux d'inflation qui est à la hausse et que ce n'est pas la faute de la Roumanie, d'une part. Et, d'autre part, nous avons un nombre estimé de citoyens menacés de privation matérielle, d`environs de 3,2 millions d'habitants. Donc, je ne pense pas que nous soyons en mesure d'augmenter le rythme de la croissance des revenus de ces bénéficiaires et en même temps, respecter les 9,4 % du PIB, que nous avons présentés dans PNRR.

Journaliste : Bonjour ! Je voudrais vous demander, est-ce que le 31 décembre 2022 est la date limite jusqu'à laquelle les Roumains pourront dépenser cet argent ? Marcel Boloş : Non, c'est la validité de ces tickets sociaux, il est écrit dans l'ordonnance, cela fait un an. Nous, en revanche, devons alimenter ces cartes jusqu'à la fin de validité du ticket social. Journaliste : Alors, combien de temps cet argent peut-il être dépensé par les Roumains ?

Marcel Boloş : S'il a reçu la carte le 5 décembre, jusqu'au 5 décembre 2023.

Journaliste : D'accord. Et je voudrais vous demander comment sera communiquée l`alimentation de la carte ? Quand les Roumains sauront-ils qu'ils ont reçu la deuxième tranche, la troisième tranche /.../.

Marcel Boloş : J'ai dit que le problème peut être simple ou compliqué. Simple, s'ils ont des téléphones portables, mais je le répète, ces détails sont établis au niveau ou lorsque le contrat avec les unités émettrices est conclu et le problème peut être résolu simplement à l'aide d'applications mobiles ou… ici, nous devons discuter avec les unités émettrices pour les situations où ces moyens de communication ne sont pas possibles. Mais je pense qu'il y a des détails qu'on devrait discuter avec les diffuseurs et ensuite, éventuellement, on vous les  présentera. Il est prématuré de discuter de tels détails.

Journaliste : Bonsoir, Monsieur le Ministre. Parce que vous avez ouvert le sujet des retraites et de la renégociation dans le PNRR, je continuerais un peu ce sujet, si possible. Ça veut dire qu'on laisse la porte ouverte à cette discussion, mais à notre connaissance, la loi sur les retraites devrait être prête d'ici la fin de cette année et que 9,4 % devrait être respecté en 2023. Ça veut dire qu'on renégocie pour 2023 à l’automne, non ? Pour comprendre très clairement quelles sont les étapes et ce qui se passe ?

Marcel Boloş : Donc, cette renégociation dont nous discutons aujourd'hui n'est pas encore, disons, méthodologiquement clarifiée au niveau de la Commission, parce que, dans le règlement de la Commission, il est dit que dans des situations exceptionnelles, comme celle générée par les crises, il est possible renégocier le Plan National de Relance et de Résilience. Maintenant, le fait que la loi sur les retraites doit être finalisée d'ici la fin de l'année et que son impact budgétaire pourrait être, pour l'instant, nous ne le savons pas, inférieur à 9,4 % supérieur à 9,4 %, il est important de préciser à la Commission que le maintien d'un tel un pourcentage n'est pas bénéfique pour une situation de crise dans laquelle le revenu de la population doit augmenter pour pouvoir faire face à l'inflation, à l'augmentation du prix des services publics, à l'augmentation du prix des biens de consommation. Il y a donc des raisons très sérieuses pour lesquelles de telles mesures devraient probablement être prises aujourd'hui et qui nous autorisent à mettre cette question sur la table de la Commission.

Journaliste : Est-ce à dire qu'il est possible que, encore une fois, ce que je comprends, est-il possible de s'attendre à une augmentation des pensions soit vers la fin de cette année, soit au début de l'année prochaine ?

Marcel Boloș : Veuillez parler au ministre du Travail.

Journaliste : Évidemment. Vous devez venir avec l'argent comme il vient.

Marcel Boloș : Moi, mais je peux vous répondre du point de vue des conditions de renégociation du PNRR, le reste ce sont des problèmes au Ministère du Travail, au niveau de la coalition. Je ne peux pas vous répondre de ce point de vue.

Journaliste : Et un autre problème technique lié à la renégociation, vous avez dit qu'il devrait y avoir plus, plus de sujets à renégocier, pas seulement les retraites. Allez-vous négocier seulement les retraite ?

Marcel Boloș : Il y a deux grandes conditions à remplir. Avoir un certain temps de mise en oeuvre du PNRR pour pouvoir identifier ce qui coince dans le processus de mise en oeuvre du PNRR et cela peut arriver, on verra peut-être en 2022, il y a déjà quelques mois de mise en place quand la renégociation sera terminée, nous aurons probablement un an de mise en œuvre. Et la deuxième condition est que nous ayons un paquet de mesures que nous voulons renégocier, mais qui sont basées sur des causes justes afin que, dans le processus de négociation avec la Commission, nous puissions montrer les raisons pour lesquelles nous voulons qu'une certaine mesure soit renégociée.

Journaliste : Merci beaucoup !

Journaliste : Une dernière question. Vous avez parlé, si je ne me souviens pas bien, de la durée de validité des billets. Quand peut-on dépenser ce qu`on a sur la carte ? Et vous avez dit que si la personne reçoit la carte en décembre, alors fin décembre. Marcel Boloș : Oui.

Journaliste : Est-il possible de ne recevoir la carte qu'en décembre ? Vous avez dit juin-juillet ?

 Marcel Boloș : Juste un peu. On parle de la quatrième tranche, n'est-ce pas ?

Dan Cărbunaru : M. le ministre faisait référence à la tranche qui entre dans la carte.

Journaliste : Vous avez dit cartes et c'est pourquoi, si la personne reçoit la carte... Marcel Boloș : La quatrième tranche. Je vais vous expliquer une fois de plus. Il y a quatre tranches et les cartes ne sont distribuées que dans la première tranche. Dan Cărbunaru : La disponibilité du montant est conservée dans un délai d'un an à partir du moment où le montant est entré sur la carte. C'est la forme la plus simple. Merci encore monsieur le ministre. Merci d'avoir participé!

Encore une fois "Joyeux anniversaire à tous les Européens, en particulier aux Roumains !" Merci!

Marcel Boloş : Merci !



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