Point de presse donné par le ministre de l'Éducation, Sorin Cîmpeanu, et le chef du DSU, secrétaire d'État au Ministère des Affaires Intérieures, Raed Arafat, à l'issue de la réunion du gouvernement

06 Octobre 2021

Sorin Cîmpeanu : Bonjour. Lors de cette réunion du gouvernement ont été adoptées quatre arrêtés de gouvernement dans le domaine de l'éducation. Tout d'abord, le plus important  est l`Arrêté de gouvernement sur la fixation du montant minimum des bourses, différenciées par catégories. Ainsi, le montant des bourses de performance est multiplié par cinq, passant de 100 lei à 500 lei par élève. Les bourses de mérite doublent, de 100 à 200 lei. En parallèle, augmente le plafond à partir duquel elles peuvent être octroyées, de 8,50 la moyenne des notes, à 9,50 la moyenne. Je voudrais vous rappeler qu'à la suite de l'enseignement en ligne, suite à l'abandon des thèses, les résultats ont été très faussés, de sorte que 50% des élèves roumains auraient postulé pour des bourses de mérite, suite aux résultats enregistrés à niveau de l'année scolaire 2020-2021. Les bourses d`étude  ont enregistré une augmentation de 50%, passant de 100 lei à 150 lei par élève, et les bourses d'aide sociale, comprenant la nécessité de soutenir les élèves issus de milieux défavorisés, ont été doublées au niveau du montant minimum de 100 lei à 200 lei. Pour information, pour l'année scolaire 2020-2021, un nombre de 533.000 élèves ont enregistré des notes moyennes supérieures à 8,50, et un  nombre de 347.000 des moyennes enregistrées supérieures à 9,50. Cet arrêté de gouvernement est initié sur la base de l'article 82 de la loi sur l'Éducation nationale, qui prévoit l'obligation d'initier cet arrêté de  gouvernement.  C'est un acte administratif qui met en œuvre une règle déjà existante, celle prévue à l'article 82, la loi sur l'Éducation nationale, il ne s'agit donc pas d'une nouvelle politique. De plus, ces montants seront valables à partir du 2ème semestre de l'année scolaire 2021-2022, qui débutera le 10 janvier, donc le premier semestre a les bourses prévues dans la Loi de finances pour 2021. C'est une combinaison de ces deux règlements - l'année scolaire qui s'étend sur deux années civiles et la Loi de finances, qui est adoptée la même année. Je voudrais également vous dire que cet arrêté du gouvernement relève de l'article 110 de la Constitution roumaine, le Ministère de l'Éducation l'a présenté et le Ministère de la Justice a donné le même avis. Le deuxième arrêté de gouvernement initié prévoit la mise à jour de la nomenclature des études de licence et de master, conformément aux décisions prises par le Conseil général d'ARACIS, le 31 août. Le troisième arrêté de gouvernement prévoit l'adoption du coût standard  pour l`enfants en crèche, pour les unités d'enseignement privé et confessionnel, s'élevant à 15. 000 lei par enfant en crèche, auquel s'ajoute le coût des dépenses matérielles et de formation professionnelle, d'un montant de 585 lei par enfant. Le quatrième arrêté de  gouvernement met en œuvre un Accord signé entre la Roumanie et la République Populaire de Chine, un Accord visant à reconnaître les diplômes et à reconnaître les périodes d'études. Ce sont les quatre arrêtés de gouvernement dans le domaine de l'éducation adoptée lors de la réunion d'aujourd'hui 6 octobre. S'il y a des questions.

Journaliste : Bonsoir. Monsieur le ministre, il y a un mois, vous disiez que ces bourses seront liées à la présence des élèves à l'école. Ils ne doivent pas dépasser 10 absences par semestre. Il reste cette caractéristique, que nous avons vu que dans l`arrêté de gouvernement cette condition n'est pas précisée pour recevoir les bourses d'excellence et les bourses scolaires. Sorin Cîmpeanu : Oui, c'est très vrai. Ce que j'ai dit alors, je le maintiens maintenant. Cette augmentation significative des bourses jusqu'à 5 fois signifie, d'une part, un encouragement à la performance, mais d'autre part, très important, cela signifie une mesure visant à réduire le décrochage scolaire. Lorsque plusieurs enfants d'une même famille ont la chance de bénéficier de ces bourses, les revenus des bourses deviennent déjà si attractifs que les parents peuvent soutenir l'activité de leurs enfants à l'école. Oui, c'est une mesure qui cible les deux plans, car à 10 absences injustifiées par semestre, donc si l`élève ne va pas à l'école, ces bourses sont perdues.

 Journaliste : Mais où est-ce que cela est dit, car ce n'est pas prévu dans l`arrêté du gouvernement. Vous l`avez amendée, dans la prise de décision, la transparence n'est pas apparue ...

Sorin Cîmpeanu : L'article 82 de la loi sur l'Éducation nationale oblige l'initiation de cet arrêté de gouvernement à en fixer le montant. Les conditions sont fixées par arrêté du ministre chargé de l'éducation. Elles vont être établies.

 Journaliste : De plus, vous avez annoncé aujourd'hui que seulement 7 % des parents sont d'accord pour faire vacciner leurs enfants. Ils ont été interrogés par le Ministère de l'Éducation en collaboration avec le Ministère de la Santé. Pouvez-vous nous dire quelles mesures concrètes vous envisagez pour amener les parents à faire vacciner leurs enfants ? Sorin Cîmpeanu : Oui, c'est vrai, aujourd'hui 290. 000 questionnaires ont été centralisés. Sur les 290.000 questionnaires, 22.000 étaient des réponses affirmatives pour vacciner leurs propres enfants, 44.000 étaient des réponses indécises, et 234.000 étaient des réponses négatives, soit 7,5% étaient oui, 15% étaient indécis et 77,5%, malheureusement, ils ont répondu non.

D'autre part, toujours aujourd'hui, nous avons également rendu publics les résultats de la vaccination des élèves de la semaine dernière. Si dans la première semaine d'école nous avions en moyenne 1. 000 élèves vaccinés par jour, la deuxième semaine, cette moyenne est passée à 1.700 élèves vaccinés par jour, et la troisième semaine nous avons eu près de 2. 500 élèves vaccinés quotidiennement. Cela montre que, malgré ces réponses inquiétantes faites par les parents dans ces questionnaires, il existe cependant une volonté de vacciner chez les élèves.

Journaliste : La question était de savoir quelles mesures concrètes envisagez-vous pour amener les parents à faire vacciner leurs enfants, étant donné que vous avez distribué un peu plus de 250. 000 formulaires.

 Sorin Cîmpeanu : 290 000 formulaires. Journaliste : Nous savons très bien qu'il y a plus de 3 millions d'élèves en Roumanie. Quand ces formulaires seront-ils également envoyés aux autres parents?

Sorin Cîmpeanu : Nous savons très bien qu'il y a 2.930. 000 enfants d'âge préscolaire et élèves  en Roumanie. Parmi les élèves et les enfants d'âge préscolaire en Roumanie, seuls 1.230.000 ont plus de 12 ans, ils peuvent donc être vaccinés. Sur les 1. 230.000, en effet, seulement 290.000 ont répondu dans la structure de réponse que je vous ai donnée. Le Ministère de l'Éducation et le Ministère de la Santé, ainsi que le coordinateur de la campagne nationale de vaccination, continueront de déployer des efforts pour sensibiliser à l'importance et à la nécessité de la vaccination. Nous le soutenons cela chaque jour sur le territoire, dans chaque école. Aussi, afin de soutenir les 22.000 élèves qui souhaitent se faire vacciner, j'ai contacté aujourd'hui le colonel Valeriu Ghiorghiță et il est disponible pour envoyer des équipes mobiles de vaccination dans les écoles où étudient ces 22.000 élèves. La fenêtre d'opportunité durera également jusqu'à fin novembre. Ce ne sera pas une opportunité ouverte....

Journaliste : Quand la vaccination effective des enfants pourrait-elle commencer ?

Sorin Cîmpeanu : Le CNCAV est chargé, avec la DSP, de l'organiser. Le Ministère de l'Éducation a le devoir de communiquer au CNCAV combien d'élèves souhaitent se faire vacciner dans chacune des écoles roumaines, ce qu'il fait aujourd'hui.

 Journaliste : En ce qui concerne également les tests des élèves, quand les tests basés sur la salive arriveront-ils dans les écoles ? Nous comprenons que vous avez lancé la procédure d'appel d'offres ou que ces tests basés sur la salive ont été autorisés par l'Agence nationale du médicament. Quand verrons-nous les tests dans les écoles?

Sorin Cîmpeanu : Permettez-moi de me présenter encore une fois. Je suis le ministre de l'Éducation, ici il y a aussi le chef du Département des situations d'urgence. Le Ministère de l'Éducation a communiqué, à la demande de la Direction des situations d'urgence, le nombre de bénéficiaires, ainsi que le nombre de semaines scolaires restantes de ce semestre, au nombre de 11, et restantes de cette année scolaire, au nombre de 30. Il s'agit du nombre total de bénéficiaires, enfants d'âge préscolaire, élèves, personnel enseignant, enseignant-auxiliaire et non enseignant. Je suis également convaincu que le Dr Arafat vous informera, l'Agence Nationale du Médicament et des Dispositifs Médicaux a déjà élaboré les exigences minimales de performance et les exigences réglementaires minimales, de sorte que, en liaison avec le nombre estimé de bénéficiaires, ce processus aura lieu  rapidement. D'ici là, il existe des tests antigéniques rapides dans les écoles, qui peuvent et doivent être utilisés. Aujourd'hui, nous avons eu un supplément à l'arrêté ministériel conjoint, par lequel nous avons clarifié ces questions. Les élèves qui souhaitent revenir le huitième jour après un cas confirmé en classe à l'école pourront être testés soit au cabinet médical de l'école, s'il y en a dans l`école, sinon, la deuxième catégorie - sera testé sur l'argent du DSP - par les équipes mobiles de la DSP et la troisième catégorie, ceux qui ont déjà passé des tests ailleurs - seront pris en considération afin de pouvoir retourner à l'école dès le huitième jour. Le nombre de tests disponibles dans les écoles a été complété, je souligne complété, par 280.000 tests. Il s'agit d'un ajout à ceux existants par le Département des situations d'urgence. Y a-t-il d'autres questions ? Journaliste : Je regarde le fait qu'il vient d'être publié au Journal Officiel, je crois que l'arrêté concernant le masque de protection obligatoire et je voulais vous demander ce qu'il advient des élèves qui suivent des cours de sport en plein air, en sont-ils exonérés ou non ?

 Sorin Cîmpeanu : L'arrêté conjoint du ministre prévoit en outre la possibilité d'organiser des cours d'éducation physique dans des espaces intérieurs si le taux d'incidence dans la localité est inférieur à 2 pour mille ; plus de 2 pour mille, uniquement dans les espaces extérieurs sans masque de protection. Compte tenu des conditions climatiques de plus en plus évidentes, il est clair que les cours d'éducation physique en plein air ne seront pas possibles en raison de conditions climatiques défavorables. À cet égard, chaque directeur d'école peut compléter ces heures d'éducation physique par des heures dans la discipline de l'Éducation pour la vie, par exemple.

Journaliste: Oui. Et encore une précision que j'aimerais. Que se passe-t-il dans le cas où un enseignant qui entre en contact avec plusieurs collègues ou élèves de plusieurs classes est confirmé positif, est-ce que l`école entre en régime en ligne ?

 Sorin Cîmpeanu :  Je pense que les règles sont très claires, je peux les rappeler, si vous le souhaitez : lorsqu'un cas confirmé survient, toute la classe se met automatiquement en ligne, donc la présence physique cesse pendant 14 jours, sans qu'il soit besoin de la décision du Comité départemental des situations d'urgence, à la demande de la Commission scolaire, avec l'approbation de l'inspectorat scolaire. Dans le cas où plus de la moitié des classes d'une école apparaissent dans le scénario en ligne, la décision est prise par le Comité départemental pour les situations d'urgence de suspendre l'activité dans toute l'école. Les données d'aujourd'hui montrent qu'il y a 125 écoles en Roumanie avec une activité complètement suspendue dans toute l'école en raison de cas de maladie. En outre, 11. 090 classes voient leur activité suspendue à cause de cela. Si, en dehors de ces deux règles aussi claires que possible, l'enquête épidémiologique met en évidence d'autres situations, la DSP prend la décision qui s'impose en conséquence. L'arrêté interministériel prévoit également cette possibilité. Les cas clairs et automatiques sont l'apparition d'un cas dans une classe, l'apparition de la suspension d'un nombre d'au moins la moitié de la classe, ceux-ci sont clairs, de plus, l'enquête épidémiologique se fait au cas par cas en fonction des contacts directs. Journaliste : Donc même dans le cas des enseignants, car ce n'était pas clair, si cela ne s'appliquait qu'aux élèves.

 Sorin Cîmpeanu : Évidemment, il peut y avoir du personnel enseignant auxiliaire et du personnel non enseignant, car il y a eu beaucoup de situations parmi ce personnel. Journaliste : Concernant les revenus des enseignants, que se passe-t-il d'autre ? Car il y a une promesse de votre part, lorsque vous étiez ministre aux pleins pouvoirs, pour ainsi dire, que les enseignants devraient avoir des revenus accrus à partir du 1er janvier. On comprend que la ministre du Travail a également eu une réunion aujourd'hui avec les syndicats de l'éducation...

Sorin Cîmpeanu : La réunion était commune, le Ministère du Travail, le Ministère de l'Éducation, les syndicats, et ma position est la même avant que je sois ministre et combien de temps j'ai été ministre aux pleins pouvoirs et combien de temps je suis intérimaire ministre et quand je ne serai plus ministre par intérim. Il y a un besoin de rémunération attractive dans l'éducation, il y a un besoin de reconnaître le travail des enseignants.

 Journaliste : Et comment augmenter les revenus des enseignants, dans le contexte où nous avons un gouvernement intérimaire? Cela peut-il encore arriver ?

Sorin Cîmpeanu : Je crois que même quand on a un gouvernement intérimaire, les salaires sont payés et les bourses sont aussi versées comme preuve que nous avons eu cetarrêté de gouvernement pour les bourses. Et l'augmentation des salaires, discutée aujourd'hui avec le Ministère du Travail et les syndicats, vise des augmentations de 8 %, à compter du 1er janvier. Une nouvelle loi sur l'éducation, accompagnée d'une nouvelle loi sur les salaires, mettra en place un système de rémunération unique et peut-être plus attractif et différencié selon les performances des enseignants, différencié selon l'environnement dans lequel ils travaillent, le milieu rural ayant besoin d'un système de salaire plus attractif pour avoir des enseignants. Merci.

Journaliste : Pouvez-vous nous dire où en est la nouvelle loi sur l'éducation, étant donné que vous deviez la présenter il y a six jours. Vous  vous êtes assumé  par un mémorandum  au gouvernement  quand vous aviez les pleins pouvoirs.

Sorin Cîmpeanu : Je m'assume ce retard et toujours, lorsqu'on me demande de choisir entre deux options, entre un retard - et j`assume en tant que ministre de l`éducation, et avoir la patience  de résoudre des problèmes qui traînent depuis 30 ans dans le système éducatif roumain , je vais choisir la deuxième option, dans laquelle il faut du temps, une consultation est nécessaire, afin d'avoir un projet stable de la loi sur l'éducation, qui ne peut plus être modifié, ne devrait pas être encore changé à tout changement de gouvernement .

Journaliste : Cette loi sera-t-elle adoptée d'ici la rentrée prochaine ?

Cîmpeanu : C'est notre souhait, oui. Merci.

Raed Arafat : Bonsoir ! Comme annoncé par le Premier ministre, aujourd`hui a été adopté l`Arrêté du gouvernement, qui prolonge l`état d'alerte à compter du 10 octobre.

L`Arrêté prévoit le maintien des mesures, je tiens à le préciser, car, en fait, l`Arrêté ne prévoit rien de nouveau, il ne fait que prolonger les mesures actuelles.

Lorsque l`Arrêté en cours prend fin, l`Arrêté d'extension entre automatiquement en vigueur. Je tiens à souligner que les mesures de facto sont énoncées dans la Loi 55 de 2020, qui énonce les mesures prises pendant la période d'alerte qui limitent l'exercice des droits et libertés fondamentaux afin d'assurer une protection adéquate du droit à la vie, à l'intégrité physique et mentale aux soins de santé.

Par l`Arrêté, nous prolongeons uniquement les mesures et adoptons ce qui a été prévu par la loi. Nous ne légiférons pas, mais établissons seulement quelles sont les mesures qui sont mises en œuvre à partir de ce qui est prévu dans la loi 55.

Comme je viens de dire, le projet d`Arrêté n'apporte rien de nouveau, c'est juste une extension de la situation qui est jusqu'à présent pour 30 jours supplémentaires. Ainsi, les experts juridiques que nous avons et le Ministère de la Justice ont considéré que le projet entre dans les situations prévues à l'article 110 alinéa 4 de la Constitution roumaine, republiée, et constitue un acte d'affaires publiques nécessaire à la bonne administration du gouvernement. C'est donc sur cela que porte l`Arrêté du gouvernement. Les mesures ne changent pas, les mêmes incidences demeurent, les mêmes mesures restent connues et restent mises en œuvre pendant encore 30 jours. Je veux insister encore une fois pour clarifier une situation, pour souligner certains aspects concernant l'ordre de limiter l'activité médicale dans les hôpitaux concernant les cas chroniques ou les cas électifs, comme on dit. Encore une fois, je tiens à souligner et je l'ai dit la dernière fois lors du briefing et je l'ai dit dans plusieurs déclarations. L'arrêté ne ferme pas les hôpitaux, l'arrêté ne ferme pas les services ambulatoires qui restent ouverts et ne sont pas mentionnés dans l'arrêté. Les personnes qui ont besoin d'investigations, qui ont des problèmes et qui souhaitent être consultées, suivent le même chemin : médecin de famille, ambulatoire spécialisé, peuvent être investiguées. L'ordre est de prioriser entre les cas qui peuvent être reportés et la situation dans laquelle nous nous trouvons et où nous avons des cas qui nécessitent des ressources humaines, suffisantes, dédiées à eux, spécialisées en soins intensifs, anesthésie, urgence, tous les aspects qui sont liés à ce type des cas qui sont les cas COVID-19 et la décision quel cas peut être reporté et quel cas ne peut pas être reporté appartient au médecin. Elle n'est faite ni par arrêté, ni par celui qui a émis l`ordre, ni par le chef d'établissement, mais  c'est le médecin qui décide qu'un patient peut être reporté. J'ai donné des exemples et je les redonne. Au lieu d'avoir des ressources, un anesthésiste, en plus du chirurgien opératoire, un anesthésiste, un assistant d` anesthésie, des ressources en oxygène, pour une opération de hernie discale, qui peut très facilement se faire dans deux, trois semaines, je préfère que l'anesthésiste soit aux soins intensifs pour soigner un patient qui pourrait être en arrêt cardiaque dans une heure ou deux.

C`est la priorité des ressources que nous avons créée. C'est un principe bien connu dans le domaine de la médecine de catastrophe et il est appliqué lorsque nous avons des ressources limitées et que nous avons besoin de ressources à cet égard. Nous ne sommes ni le premier ni le dernier pays à prendre de telles mesures. Elles sont pris temporairement, la mesure est temporaire maintenant elle est prévue pour 30 jours – et c`est une mesure en réponse à la situation que nous avons et qui réclame certaines mesures particulières à un moment particulier, qui signifie les chiffres que nous voyons en thérapie intensive, les chiffres que nous les avons aux unités d`accueil urgences et, bien sûr, toutes les mesures prises pour augmenter le nombre de lits qui réclament la ressource humaine, et l`une des mesures de la rendre disponible es  de limiter les activités qui peuvent être reportées sans affecter la santé du patient.  S`il y a des questions.

Journaliste : Bonsoir. M. Alexandru Rafila, député du PSD, a tenu aujourd'hui une conférence de presse au sujet de l'ordre dont vous avez parlé et a déclaré qu'il vous invite, en début de semaine prochaine, au Parlement, à donner des explications sur cet ordre. Si vous pouvez nous le dire, allez-vous répondre à cette invitation ?

Raed Arafat : Madame, quand je suis invité, et surtout si on n'a pas de problèmes qui nécessitent des interventions d'urgence, j'y vais. Et je suis sûr que je prendrai le manuel de médecine de catastrophe avec moi.

Journaliste : Vous n'allez donc pas retirer l`ordre, comme demandé.

Raed Arafat : Donc à ce stade, le retrait de l'ordonnance et le retour à la situation où l'hôpital est plein de cas qui peuvent être reportés - et le monde médical sait très bien de quoi je parle, je sais très bien ce que je dis - et en même temps on a la pression sur l'hôpital, sur les cas qui ne peuvent pas attendre, la mesure qu'on a prise c'est la mesure que tout manager la prend face à une situation de catastrophe, une situation de catastrophe médicale, que l'on ne peut manquer de reconnaître, elle existe. Les manuels décrivent cela, la priorisation existe, on ne dit pas qu'un patient qui doit être opéré pour une raison, par exemple en oncologie, qui ne supporte pas la report  ne doit pas être opéré. Le médecin peut l'opérer, mais un patient qui a un problème qui nécessite une enquête et peut être reporté ou peut être fait en ambulatoire, donc cela est fait pour faire place à ce qui signifie désormais sauver des vies. Donc, sauver des vies a toujours la priorité, et c'est un principe en médecine de catastrophe, tous ceux qui ont été formés dans ce domaine le savent très bien. Journaliste : Et j'aurais une autre question, après la destitution du gouvernement par cette motion de censure, avez-vous déjà envisagé de démissionner ou voulez-vous continuer avec le futur gouvernement ?

Raed Arafat : Madame, je suis secrétaire d'État, je suis nommé par le Premier Ministre. Le Premier ministre, quand il estime, peut me révoquer ; s'il pense qu'il peut me retenir, je ferai mon travail pendant que je suis dans cette position.

Journaliste : Merci.

Raed Arafat : Merci moi aussi.

Journaliste : Monsieur Raed Arafat, je voudrais vous demander s'il est normal que les Roumains qui vont au restaurant se voient demander un certificat vert pour entrer dans le restaurant et y consommer, alors que les employés de ce restaurant ne sont pas vaccinés et personne ne leur demande /...

 Raed Arafat : Non, ce n'est pas normal, vous avez raison, il n'y a que deux choses qui règlementent. L'une est la question que nous réglementons sur l'accès, sur la question de la santé publique, l'autre est sur la relation de travail; le problème avec les employés a deux solutions : la solution de bon sens, qui veut dire que le restaurateur doit s'assurer que ses employés sont au moins testés ; et, la deuxième solution, est la solution par la loi, qui impose ces règles, mais seulement par la loi, et par adoption par le Parlement, et non par des arrêtés de gouvernement ou d'autres moyens qui mettent en œuvre des mesures générales de santé publique. Donc, nous ne pouvons pas affecter la question de la relation de travail, à moins qu'une loi ne l'approuve.

Journaliste : Mais pour permettre aux Roumains d'aller au restaurant sans utiliser le certificat vert, existe-t-il encore cette option au-delà de six mille ?

Raed Arafat : N'utiliser pas le certificat vert dans les restaurants et partout. Si on a des gens qui y vont, si on a  un taux de vaccination assez élevé dans le sens où on sait que ceux qui sont infectés, beaucoup moins d'entre eux reçoivent des soins intensifs, peut-être qu'on finirait par faire ce que le Danemark a fait, ce que les autres pays ont fait. Mais pour le moment, on ne peut pas et nous voyons quel est l'impact, en fait. On voit l'impact sur le secteur de la santé, qui est très grave en ce moment. La raison de cet impact, en particulier, est que nous avons un terrain favorable pour la propagation et l'impact du variant Delta. Il se propage rapidement, très facilement, a un impact surtout sur les personnes qui n'ont pas été vaccinées. C'est la raison pour laquelle on arrive au soins intensifs, on a des besoins élevés en oxygène, on occupe des lits d'hôpitaux. Sinon, la grande majorité des personnes vaccinées présentent des symptômes très légers. En effet, certaines personnes vaccinées on eu besoin de soins avancés, mais elles étaient très âgées et présentaient de nombreux problèmes médicaux liés, comme on dit, à des comorbidités. Journaliste : De votre point de vue, en tant que spécialiste, quel pourcentage de personnes, citoyens roumains vaccinés, devrions-nous atteindre pour abandonner les restrictions, le certificat vert ?

Raed Arafat : Les pays étrangers n'ont pas renoncé au certificat vert, ils l'utilisent encore - la plupart d'entre eux, disons, les pays européens - mais pour avoir la paix, disons, et savoir que nous n'avons pas un impact sérieux sur le système de la santé, le pourcentage reste à 70 %.

Plus le variant facile à transmettre, plus le pourcentage est élevé. Nous sommes cependant toujours à environ 30%. Avec la Bulgarie, nous sommes tout en bas du classement pour le nombre de vaccinés et je pense que nous en payons le prix pour le moment.

Journaliste : Je voudrais vous demander si l'ordre de prioriser les patients COVID-19 dans les hôpitaux a été envoyé aux hôpitaux ?

Raed Arafat : Normal. Il a été transmis dès sa signature. Aujourd'hui, je l'ai retravaillé pour qu'il n'y ait pas de malentendus. Parce que j'ai reçu des informations sur un sanatorium que le directeur veut fermer. Personne n'a dit de fermer les sanatoriums. L'ordre est très clair. Habituons-nous à une seule chose. C'est une chose très simple. Avant de commenter quoi que ce soit, lisons l'ordre du début à la fin. Lisons-le une fois, deux fois. Si on ne comprend pas, posons la question, puis commentons. Le problème avec nous, c'est que nous lisons le titre, finalement nous lisons qui l'a signé et ensuite nous commençons à commenter, mais nous ne lisons pas le contenu. Celui qui lit l'arrêté, je vous l'assure, comprendra très clairement qu'il n'en est pas ainsi comme on dit et qu'il s'agit d'un arrêté qui permet une priorisation sans impact majeur sur la santé des patients nécessitant des soins ; surtout ceux qui ont besoin de soins immédiats ne souffriront pas. Ceux qui ne peuvent pas être reportés ne souffriront pas. Oui, ceux qui ont prévu : « Je me fais opérer d`une hernie discale aujourd'hui » et se font dire que c`est possible dans trois semaines, c'est peut-être un malaise, mais cela ne veut pas dire un impact sur sa santé. Journaliste : L'Avocat du Peuple a réagi aujourd'hui et dit que cet arrêté est inconstitutionnel et que vous ne l'avez pas publié au Journal Officiel et qu'il n'est pas transparent et n'est pas visible au public.

Raed Arafat : C'est un arrêté qui est déjà publié sur tous les sites médiatiques et partout. Cela ne fait pas partie des ordonnances dont on m'a dit qu'elles devraient être publiées au Journal officiel. De plus, il s'agit d'un ordre de gestion et de triage en cas de catastrophe et je suis vraiment désolé si la médecine de catastrophe n'est pas conforme à la Constitution. En tant que médecin, jusqu'à ce qu'on me dise d'arrêter à cause de la Constitution, je dois respecter le sauvetage de la vie et les principes qu'on m'a enseignés dans ce domaine.

Journaliste : L'Avocat du Peuple ne peut pas attaquer un ordre du Département des Situations d'Urgence, mais l'Avocat du Peuple dit que les patients peuvent saisir le tribunal et peuvent attaquer en contentieux-administratif cet ordre donné par vous.

Raed Arafat : Je comprends. Naturellement, tout le monde a le droit d'aller en justice. Nous expliquerons au tribunal ce que nous avons fait. Nous espérons que le monde comprendra. La médecine a des règles et des principes. Quiconque voudra voir ce que nous avons appliqué, s'il respecte les principes internationaux de la médecine et, surtout, des situations de catastrophe médicale, comprendra que nous ne sommes pas du tout sortis de la normalité et de ce qui se ferait dans n'importe quel pays. C'est ce que nous avons fait. Journaliste : Aussi, il y a quelques minutes, un arrêté a été publié au Journal Officiel sur le port du masque obligatoire dans les espaces publics. Pouvez-vous nous donner quelques exemples où le masque est obligatoire ?

Raed Arafat : Les gares routières, les lieux surpeuplés, toute zone où il y a plusieurs personnes qui ne vivent pas ensemble, donc qui risquent de s'approcher plus que, disons, la distance de sécurité. Donc, dans n'importe quelle zone si l`on fait la queue, quand on veut  acheter quelque chose et que 10 personnes font la queue, on doit être avec un masque, si vous allez seul dans le parc, si vous allez seul dans la rue ou si vous faire une activité sportive individuelle, il n'y a pas de masque obligatoire. Journaliste : Alors le masque est-il obligatoire dans la rue, en journée quand il y a de gros flux de personnes ?

Raed Arafat : Bien sûr, c'est l'idée. Oui. Merci! Journaliste : Bonjour. Nous avons vu qu'il y a eu 330 décès dus au COVID aujourd'hui.

Raed Arafat : Malheureusement, oui.

Journaliste : Pourquoi cette augmentation, y a-t-il à cela une liaison avec le fait que les hôpitaux sont très encombrés et y a-t-il encore de solutions que vous voyez ?

Raed Arafat : Comme vous le savez, plus la pression sur le système de santé augmente, plus il y a un risque que certains cas qui sont à la limite de souffrir à cause la pression sur le système de santé, cela s'est vu dans d'autres pays. Oui, nous prenons des solutions, l'activation de plusieurs lits de soins intensifs, le détachement de personnel qui ne traite plus les cas électifs, aux cas nécessitant des soins, l'intention concernant COVID, l'ouverture de nouveaux établissements. Il y a d'autres solutions qui sont en discussion. Parallèlement, côté médicaments, nous avons lancé un appel à la Protection Civile Européenne pour le Tocilizumab. Hier, également auprès de la Protection Civile Européenne, une demande a été faite pour un nombre de 400 concentrateurs d'oxygène individuels de 5 et 10 litres ; nous attendons de voir d'où viendra la réponse et dans quelle mesure cela nous permettra d'augmenter le nombre de lits, de pouvoir donner de l'oxygène aux malades dans ces lits.

L'idée du transférer des patients est très sensible et nous la prenons au sérieux, mais nous, et dans le pays, lorsque nous transférons des patients, nous savons à quoi nous sommes confrontés. Par exemple, hier, pour emmener les six patients à Târgu Mureș, avec un vol qui ne dure pas plus de 50 minutes. L'action a duré, son organisation et sa réalisation, plus de cinq heures et nous avons eu les patients qui ont été désignés pour le transfert ; par la suite, les médecins sont revenus et nous ont demandé de ne plus les transférer, car ils ne considéraient pas que leur état permettait le transfert et que nous risquions de les perdre dans l'avion. Ensuite, d'autres patients plus stables ont été pris, également en soins intensifs, qui ont été transférés. Donc, ce problème de transfert est très sophistiqué et je veux que les gens comprennent que nous regardons aussi ces aspects, nous les prenons en compte, mais il y a aussi des considérations médicales très importantes à cet égard ; que personne ne pense que nous pouvons aller dire 1,2,3,4 prêt, les mettre dans des avions, aller avec eux. Il n'y a pas une telle chose. De plus, bien sûr, il y a d'autres considérations pour faire un transfert de masse, ce qui est difficile quand on a de très longues distances. Nous considérons, comme je l'ai dit, que toutes les solutions sont sur la table, nous n'annulons aucune solution. Nous essayons de les résoudre en augmentant les ressources, en augmentant les places, en achetant, si nécessaire, des équipements supplémentaires ou en les obtenant des stocks de l'Union européenne qui se trouvent en Roumanie, de ventilateurs ou de stocks qui se trouvent dans d'autres pays et qui peuvent nous les mettre à disposition , en très peu de temps.

 

 



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