Point de presse donné par le Premier ministre Florin Cîțu, le vice-Premier ministre Dan Barna et le ministre des Investissements et des Projets Européens, Cristian Ghinea, à l'issue de la réunion du Gouvernement du 19 mars

19 Mars 2021

Florin Cîțu: Bonjour! Lors de la réunion du gouvernement d'aujourd'hui - une réunion plus spéciale - la deuxième plus importante de cette année, nous avons tout d'abord approuvé la l`Arrêté du gouvernement accordant le plafond de la «Nouvelle maison», un programme important. C'est la dernière année de ce programme, 2017-2021, un plafond de 1,5 milliard de lei. Je suis sûr que de nombreux Roumains attendaient la poursuite de ce programme et aujourd'hui, il a été approuvé lors d'une réunion du gouvernement. La deuxième chose discutée aujourd'hui, lors de la réunion du gouvernement, est le Programme national de relèvement et de résilience. Je tiens à dire que, après le budget de la Roumanie, ce fut le deuxième test de cette coalition, qui montre très clairement que cette coalition est unie, forte et mise au travail pour les prochaines années, étant donné que le PNRR doit être mis en œuvre d'ici 2026. ; il semble que nous devons être ici même après 2024  pour nous assurer qu'il est mis en œuvre. Je tiens à remercier les collègues avec lesquels j'ai travaillé, la ministre Ghinea - un très bon travail -, le vice-Première ministre Barna et tous mes collègues ministres de la coalition au pouvoir, le président du PNL, Ludovic Orban - tous ont été et ont travaillé ensemble. Et aujourd'hui, nous rendons au débat public un Plan national de relance et de résilience qui représente les priorités de la Roumanie aujourd'hui. Nous allouons des ressources importantes aux infrastructures routières et ferroviaires, mais nous voulons construire des autoroutes grâce à ce programme. Bien sûr, le réseau de gaz, nous voulons construire de nouveaux hôpitaux, nous disons très clairement qu`il y a dans ce programme, bien sûr, des mesures sociales. Nous accordons donc de l'importance à toutes les priorités, une réforme dont la Roumanie avait besoin, et les réformes coûtent et nous avons ce financement, une chance que nous ne pouvons pas manquer. Les détails seront bien entendu présentés par M. le ministre. Je veux simplement vous dire qu'aujourd'hui nous entrons dans le débat public, tout le monde verra le programme. La semaine prochaine, par le biais d'un mémorandum, nous adopterons le mandat de négociation de ce programme gouvernance. Une question pour chacun, car je voudrais donner à M. ministre la chance de présenter le programme en détail, et après cela, vous pourrez avoir des questions sur le programme. Je vous écoute! 

Journaliste: Monsieur le Premier ministre, à Craiova, un patient atteint de coronavirus a perdu la vie, en attendant un lit en soins intensifs. C'est le deuxième cas. Il y a encore des gens qui attendent. Que se passe-t-il ici? Comment la situation peut-elle être débloquée et si vous avez un plan pour compléter les lits dans tout le pays? 
Florin Cîțu: Je suis sûr qu'il y a un plan, il sera présenté. J'ai eu une discussion il y a quelques minutes avec le ministre de la Santé et M. Raed Arafat. Nous aurons quelques réunions ce week-end pour évaluer la situation et voir exactement quels éléments peuvent être ajoutés ensuite. J'attends que le ministère de la Santé nous dise quelque chose sur ce qui se passe à Craiova, je ne connais pas exactement la situation, mais je le répète, j'ai dit qu'il fallait faire une inspection dans chaque hôpital, quotidiennement, pour voir exactement la situation réelle des lits et certainement Le ministère de la Santé présentera le plan pour cette période dans les prochains jours. 
Journaliste: Mais il y a des dizaines de patients en attente d'un lit en réanimation et qui n'ont pas le temps. Avez-vous une cellule de crise? 
Florin Cîţu: Je voudrais vérifier cette information, parce que j'ai aussi traversé l'année précédente par une période de ... il y a eu deux vagues, vous le savez très bien, et beaucoup d'informations n'ont pas été vérifiées. Mais, je le répète, le ministère de la Santé est certainement chargé de faire compléter le nombre des lits pour ATI en ce moment. 
Journaliste: Monsieur le Premier ministre, vous avez dit que le Plan national de relèvement et de résilience a été débattu aujourd'hui, en première lecture, et sera approuvé la semaine prochaine par le gouvernement que vous dirigez. Allez-vous avec ce plan au Parlement pour qu'il puisse être débattu par la plénière réunie des deux chambres, comme demandé par le Parti Social-Démocrate? 
Florin Cîţu: Le plan a été présenté au Parlement roumain, en commissions, et sera présenté, je crois comprendre de la part du ministre, encore une fois, au Parlement roumain, donc il est également présenté au Parlement roumain. Mais l'approbation, le débat a lieu au sein du gouvernement roumain. 
Journaliste: Vous avez dit que vous vous êtes entretenu plus tôt avec le ministre de la Santé, Vlad Voiculescu. Dans ce contexte, je vous demande si la souche britannique en Roumanie devient un problème, dans le contexte où une clinique privée a effectué 94 tests au hasard - ce n'est pas la première fois que cela se produit - et sur 94 tests, 88 d'entre eux sont de souche britannique. 
Florin Cîţu: Nous devrions nous concentrer sur les choses qui résolvent les problèmes et je me concentre beaucoup sur la campagne de vaccination. Nous savons très bien qu’à l’heure actuelle, le seul moyen de sortir de cette situation et de revenir à la normale est la réussite de la campagne de vaccination. Nous nous concentrons donc sur la poursuite de la campagne de vaccination. J'ai eu une discussion avec le ministre de la Défense plus tôt et on m'a dit qu'à partir du 5 avril, on pourrait compléter de 10% les places ou le nombre de personnes pouvant être vaccinées dans les centres militaires. Vous savez très bien que dès la troisième étape, ils sont ouverts à tous, comme nous l'avons décidé dès le premier moment, lorsque nous avons approuvé ces centres militaires. Nous ferons donc tout notre possible pour accélérer. Nous savons également que nous recevrons plus de doses de vaccin que prévu en avril, donc la solution pour sortir le plus tôt possible est une campagne de vaccination réussie et, bien sûr, de suivre les règles. Comme je le dis toujours: le masque est obligatoire dans l'espace public, à distance sociale il faut être beaucoup plus prudent. 
Journaliste: Mais avez-vous des signes que cette souche britannique, dont nous savons qu'elle se propage beaucoup plus rapidement, est en train de devenir une souche majeure parmi les cas de COVID? 
Florin Cîţu: Je n'ai pas ces signaux pour le moment, mais nous allons en avoir des discussions. 
Journaliste: Comment voyez-vous cet amendement soumis à la loi abolissant le SIIJ, par lequel les procureurs et les juges ne peuvent être poursuivis qu'avec l'approbation du CSM? Cela ne leur donne pratiquement pas de super-immunité, mais est-ce aussi une raison d'inconstitutionnalité? 
Florin Cîţu: J'ai toujours dit que je voulais que le projet de loi sorte du Parlement roumain aussi près que possible de la forme que nous avons adoptée au sein du gouvernement. Je continue à discuter avec mes collègues, le projet va au Sénat et nous allons essayer d'y apporter un changement qui le rapproche le plus possible de la forme que nous avons approuvée lors de la réunion du gouvernement. Je reste d’avis que c’est la meilleure forme pour la Roumanie aujourd’hui. 
Journaliste: Mais ne pensez-vous pas que cet amendement soit une raison d'inconstitutionnalité? 
Florin Cîţu: Je laisse aux spécialistes le soin de se prononcer sur l'inconstitutionnalité. 
Journaliste: Monsieur le Premier ministre, aujourd'hui, nous avons enregistré le plus grand nombre de personnes hospitalisées à l'ATI, soit plus de 1.300. Je voudrais vous demander si, lors de la discussion avec M. Raed Arafat et M. Voiculescu, ils vous ont informé du fait qu'il n'y a plus de lits ATI à Bucarest et quand le problème pourrait être résolu. Et si nous sommes déjà à la limite du système de santé, du moins dans la zone COVID? 
Florin Cîţu: En ce moment, tout le personnel du Ministère de la Santé, ceux du DSU, etc. doivent remplir les objectifs que j'ai énoncés la semaine dernière. 1.600 lits sont nécessaires. De la discussion que j'ai eue avec M. Arafat, il est ressorti que le nombre de lits sera complété, 10-12 dans les prochains jours à Bucarest, donc il y a des solutions à court terme; Des solutions à long terme sont actuellement recherchées pour atteindre les 1.600 lits, objectif que nous avions demandé au Ministère de la Santé la semaine dernière. Je suis sûr que nous atteindrons bientôt cet objectif. 
Journaliste: Mais avez-vous également donné une date limite ou vous ont-ils dit quand ils pourraient ...? 
Florin Cîţu: C'est urgent. Il ne faut même pas donner de date limite. Les choses doivent se produire de toute urgence, car vous voyez que nous avons besoin de lits ATI.
 Journaliste: Donc, dans les prochains jours, 10 à 12 lits d'ATI uniquement à Bucarest. Pouvez-vous nous dire où ils seront ...? 
Florin Cîţu: Non. M. Arafat a toutes les informations et les rendra certainement publiques. 
Journaliste: Vous avez dit que vous souhaiteriez rester jusqu'en 2026 pour la mise en œuvre de ce plan qui est pensé jusque-là. 
Florin Cîţu: Il le faut.
 Journaliste: D'autre part, le PSD a annoncé pour la semaine prochaine une autre motion simple contre le ministre de l'Agriculture, Adrian Oros, il s'agit de l'allocation de fonds européens, on lui reproche plusieurs choses dont des projets législatifs et on a annoncé également que dans cette session ils déposeront une motion de censure. La question est: étant donné que vous parlez dans ce plan, des écoles dans les communautés défavorisées ou des hôpitaux, des choses qui doivent être faites en collaboration avec une administration PSD locale, comment voyez-vous cette communication sur mise en œuvre du PNRR avec des motions de censure presque chaque semaine? 
Florin Cîțu: Je me souviens que l'année dernière, je faisais partie d'un gouvernement qui dirigeait la Roumanie dans une période difficile, avec un parlement majoritaire dirigé par le PSD qui tentait de nous arrêter chaque jour et cependant nous avons réussi à y faire face; et pas seulement cela, mais nous avons réussi à bien gouverner la Roumanie l’année dernière. Cette année, nous les ignorerons. 
Journaliste: Étant donné qu'aujourd'hui nous avons un nombre record de cas d'ATI, plus de 1.300 cas, et que le nombre de malades est toujours très élevé, vous envisagez d'introduire de nouvelles restrictions, de resserrer les mesures à appliquer au niveau national et si vous en avez entendu parler de la possibilité de mettre Bucarest en quarantaine? 
Florin Cîțu: J'aime aussi beaucoup regarder les données et je voudrais vous rappeler que les chiffres que nous voyons aujourd'hui étaient en novembre et décembre de l'année dernière, mais aujourd'hui nous avons encore quelques restrictions. Vous savez très bien que nous avons réduit les heures de trafic la nuit, de 23h00 à 22h00. Dans le même temps, l'augmentation du nombre de personnes qui sont allées à l'accès à l'information est plus faible que nous avons vu une augmentation lors de la vague précédente. Ensuite, nous sommes passés de 600 à 1.200, maintenant nous passons de 950 à 1.300, donc les choses sont un peu différentes. Et aujourd'hui, nous avons encore une chose que nous n'avions pas il y a quelques mois: une campagne de vaccination. Nous avons le vaccin! Donc, ces choses doivent être prises en compte avant de prendre une décision sur ce qu'il faut faire avec les restrictions. Je dis qu’en ce moment, il faut évaluer la situation, voir comment ça va, mais ma priorité est d’accélérer la campagne de vaccination, avec toutes les possibilités que nous avons, car c’est la seule solution pour pouvoir sortir le plus tôt possible de la pandémie. Tout le reste n'est que temporaire et on peut résoudre le problème à court terme. La campagne de vaccination et le vaccin sont la seule solution à long terme. 
Journaliste: Ne considérez donc pas d'autres restrictions. 
Florin Cîțu: En ce moment, non.
 Journaliste: Monsieur le Premier ministre, on savait l`existence de la troisième vague depuis décembre. Vous êtes le chef du gouvernement, le chef de la campagne de vaccination, le principal responsable, dites-moi ce que le gouvernement Cîțu a réellement fait pour que nous  surmontions cette troisième vague et vous avez parlé du fait que vous souhaitez compléter le lits à ATI, dites-moi où trouver des médecins pour cela, car nous en avons un total de 1.800 et plus de 3.000 lits. 
Florin Cîțu: Vous avez très bien dit: je suis le chef du gouvernement et le responsable de la campagne de vaccination, une campagne de vaccination qui fonctionne très bien, qui a été appréciée dans l'Union européenne et qui fonctionnera très bien dans la prochaine période. Concernant l'effectif, bien sûr les questions auraient dû être adressées au Ministère de la Santé, mais je vous dis que dans les discussions que j'ai eues avec M. Raed Arafat, comme l'année dernière, nous utilisons les résidents et nous avons des motivations en ce qui les concerne pour  être utilisés dans les centres d`ATI. 
Florin Cîțu: Bien sûr, il existe d'autres solutions pour avoir des centres ATI  beaucoup plus grands, où il faut moins de médecins. Nous examinons donc toutes les solutions. 
Journaliste: Veuillez me dire, cependant, ce que vous avez fait d'autre en tant que chef du gouvernement, afin que nous puissions surmonter la troisième vague plus facilement ou même que la Roumanie n`en soit pas touchée. 
 Florin Cîțu: Je le répète, de mon poste de chef du gouvernement, je me suis occupé de la campagne de vaccination, qui est la seule solution pour éliminer la pandémie. D'autres solutions ne sont qu'à court terme. Une campagne de vaccination réussie, et nous la voyons en Israël, et nous la voyons dans d'autres pays, a été la seule à pouvoir réduire la vague du nombre d'infections. Le reste, n`ont pas été utiles qu'à court terme. En même temps, nous avons gardé les restrictions que nous avions depuis novembre, nous ne nous sommes pas relâchés, nous n'avons pas introduit d'autres restrictions et nous avons eu une très bonne situation. 
Journaliste: Je voulais vous demander quand le rapport du Corps de Contrôle est-il prêt pour Vlad Voiculescu concernantl`accès à la base de données et quand allez-vous le présenter publiquement, si vous voulez faire cela? 
Florin Cîțu: Nous le présenterons publiquement quand il sera prêt. Merci beaucoup! Je laisse maintenant à mes collègues le soin de vous présenter le PNRR. Merci beaucoup! Une bonne journée! 
Dan Barna: C'est un jour très important pour la Roumanie car nous avons enfin le programme le plus important pour les années à venir, pour les six prochaines années, bien sûr, mais j'ose le dire pour les prochaines décennies du développement de la Roumanie car ce Plann ational de relance et résilience représentent en fait une chance concrète de développement et de réforme en Roumanie. Le résultat que nous présentons aujourd'hui dans le débat public et qui a été présenté en première lecture au sein du gouvernement fait suite à l'exercice le plus complexe et le plus cohérent de consultation publique et de consultation des parties concernées que la Roumanie ait eue pour un tel programme et je tiens à féliciter Cristian Ghinea, le ministre des Investissements et Projets Européens, son équipe pour l'endurance que, pendant plus d'un mois, ils ont réussi à mener à bien ces consultations, plus de 1.700 propositions ont été pratiquement reçues et aussi je remercie le Premier ministre Florin Cîțu pour son soutien à cette démarche afin de présenter le programme devant les citoyens. Je ne présenterai que quelques grandes lignes, quelques grandes orientations et les montants correspondants et je laisserai ensuite le ministre Ghinea détailler la partie des réformes et la partie des orientations concrètes. Pratiquement, dans ce programme, comme vous le savez, il y a six piliers, il y a six axes principaux sur lesquels sont alloués ces près de 30 milliards disponibles pour la Roumanie au niveau européen. Nous parlons de transition verte, nous parlons de transformation numérique, nous parlons de compétitivité et de développement intelligent. Il y a un autre pilier lié à la cohésion sociale, très important, la partie santé - le sujet le plus aigu du débat public pendant cette période et bien sûr, et un pilier dédié aux politiques pour les générations futures, la partie la plus visible et explicite de l’avenir. Le programme se décompose en 30 volets, et les allocations sont, j'ai dit, sur des domaines parmi les plus importants en fait dont la Roumanie a bénéficié: nous parlons d'une éducation avec plus de 4,4 milliards d'euros, pour une «Roumanie éduquée» pour réduire le décrochage écolier. Du côté de la santé, on parle de 3,4 milliards d'euros, qui comprend également le volet infrastructures, les nouveaux hôpitaux, mais aussi le volet développement de l'accès à des services de santé équitables et de bonne qualité. 
Dans les transports, le drame de la Roumanie depuis plus de 30 ans, nous parlons, en ce moment, d'une proposition, qui sera transmise à la Commission, de 9,5 milliards d'euros, dont 4,5 milliards sur ce que signifie les infrastructures routières et 5 autres milliards sur le développement des chemins de fer et des infrastructures ferroviaires. La partie de l`environnement, autre sujet important et de plus en plus important pour les nouvelles générations, nous avons 6,8 milliards d'euros de la gestion de l'eau à la composante forêts. 
Il y a aussi une allocation très importante et attendue résultant des négociations pour les autorités locales. Il y a quatre milliards d'euros pour les besoins spécifiques des communes, des villes ou des communes de Roumanie, précisément parce qu'il y a aussi, et nous le comprenons, certains projets privés qui ne rentrent pas forcément sous un parapluie ou un autre, mais qui sont importants pour les gens des villes et communes de Roumanie. C'est, je disais, la grande structure, la structure qui a été proposée aujourd'hui au gouvernement. Je vais  laisser parler M. Cristian Ghinea, que je remercie et le félicite pour le résultat, pour présenter la partie réforme et les détails qui en découlent. Félicitations, Monsieur le ministre, et bonne chance! 
Cristian Ghinea: Merci, M. le vice-Premier ministre! Comme nous l’a dit le président Iohannis lors de la réunion que nous avons eue cette semaine, c’est le deuxième grand succès de cette coalition gouvernementale, après l’adoption du budget de l’État. Une coalition qui a pu s'entendre sur des priorités importantes pour la Roumanie, avec de nombreuses discussions. Je remercie tous mes collègues ministres avec lesquels j'ai passé de très nombreuses heures à discuter et nous avons réalisé à quel point les besoins d'investissements de la Roumanie sont importants dans divers secteurs. 
Mais en plus des investissements, qui ont également été présentés par le Premier ministre et le vice-Premier ministre, le PNRR est une question de réformes, c'est un plan national de relance et sans réformes, avec de l'argent, on ne résout pas tout, des changements sont aussi nécessaires. Et c'est pourquoi je suis fier d'avoir inclus dans cette version du document quelques réformes essentielles pour la modernisation de la Roumanie. Nous parlons d'une réforme du système de retraite qui, par le biais d'une nouvelle législation, doit mettre le système sur un pied d'égalité. J'espère que cette réforme réduira le problème, que ressentent tous les Roumains, les pensions spéciales. Je m'attends que nous avancions vers ce principe, qui doit être sacré, pension après cotisation. Aussi, les réformes fiscales - connecter les caisses enregistreuses électroniques, de sorte que nous ayons, en temps réel, par le biais du numérique, le volume des revenus et augmenter, sans augmenter les taxes, les taux d'imposition, pour augmenter les revenus du budget de l'État.
Concernant l'éducation, en plus des investissements présentés par Dan Barna, on parle d'une réforme de la gouvernance scolaire, des attributions déplacées au niveau des écoles, pour que l'on puisse laisser l'initiative locale venir avec les vraies priorités; nous parlons d'une réforme de la Caisse nationale d'assurance, d'une digitalisation complète de la relation patient-médecin. 
Du côté de la formalisation du travail, nous sommes toujours le pays membre de l'Union européenne avec le plus haut degré de travail dans la zone de la zone grise ou de la zone noire. Nous devons créer un système pour stimuler ces personnes, pour pouvoir travailler légalement, pour bénéficier d'une couverture santé et retraite, nous allons légiférer sur les chèques-travail, qui sont une méthode flexible et non bureaucratique de rémunération des personnes qui travaillent dans comme journaliers dans l'agriculture, dans les services fournis à domicile. 
Nous mettons enfin en œuvre la profonde réforme de l'assistance sociale, qui est la loi sur le revenu minimum pour l'inclusion, qui crée pratiquement ces incitations pour les personnes au bas des revenus à entrer dans le champ du travail formel. 
C'est une loi donnée par le Parlement roumain en 2016 qui n'a pas été mise en œuvre, une réforme sociale, conçue avec la Commission européenne et la Banque mondiale et nous commencerons sa mise en œuvre à travers ce programme, qui couvre une partie du choc budgétaire pour le premier trois ans. 
Pour ce qui concerne les forêts, nous sommes un pays en dessous de la moyenne européenne de reboisement et, d'une part, nous utiliserons des moyens modernes et numériques de suivi de la masse de bois, des camions qui transportent le bois, donc un système numérique complet; d'autre part, nous réorganiserons le système pour que les entreprises de transformation ne pénètrent plus dans la forêt pour couper du bois, car il y a une grande différence entre ce qui est officiellement rapporté et ce qui est réellement coupé, puis nous organiserons ces entrepôts et bourse afin que l'exploitation forestière illégale n'atteigne plus l'industrie; et aussi une profonde réforme de la société Romsilva, à laquelle le Ministère de l'Environnement s'est engagé, et je suis convaincu qu'il la mettra en œuvre. 
Nous ne pensons pas que les ministères, que les agences centrales, soient les seuls à pouvoir relancer et moderniser la Roumanie. Au contraire, nous pensons que la Roumanie doit être encouragée auprès des communautés, qu'une partie de la tâche, mais aussi des bénéfices et objectifs du PNRR, doivent être donnée à des acteurs locaux plus flexibles, des acteurs de base, comme je l'ai dit ici, le fonds pour les localités, qui est proposé à 4 milliards d'euros dans cette première itération du budget, un programme pour capitaliser sur l'économie et encourager l'innovation à travers les instruments financiers que nous négocions avec la BEI, 2,2 milliards d'euros, Fonds de développement communautaire, des groupes d'action locale pour mener des activités sociales, éducatives et communautaires au sens le plus large du terme, le Fonds de la société civile et des subventions pour la jeunesse et le sport. Toutes ces lignes d'investissements s'inscrivent dans cette logique des communautés roumaines, qui ont été profondément affectées par la crise du COVID et qui peuvent, je le répète, contribuer à nos objectifs en tant que pays. 
Du côté de l'administration, de la justice, du dialogue social, il y a encore des réformes: rémunération unitaire, comme annoncé par la ministre du Travail, Raluca Turcan, nous allons travailler sur une nouvelle loi sur la rémunération unitaire pour corriger les injustices du système, puis éliminer la retraite anticipée des magistrats, les réformes engagées par le ministre de la Justice, Stelian Ion, la suppression de la Section spéciale, la réforme de l'Inspection Judiciaire pour garantir l'indépendance, le système de numérisation complète de la justice, le renforcement de la capacité technique de la DNA et de la DIICOT. 
Du côté de la fonction publique, nous allons introduire, dans un premier temps dans un régime pilote, puis l'extension du système national d'examen des fonctionnaires dans le système EPSO utilisé par la Commission européenne. Cela signifie que l`on entre dans le système sur une base méritocratique. C'est une barrière difficile, une fois dépassée cette barrière, on peut choisir de s`adresser à divers ministères et agences pour un recrutement parmi ceux qui ont réussi cet examen. 
Et enfin, pour que personne ne pense que nous confions des tâches de réforme uniquement à d'autres ministères, au ministère que je dirige, nous serons très fermes dans la simplification des fonds européens et d'introduire de coûts simplifiés dans tous les programmes opérationnels. Cela signifie un changement pour les bénéficiaires, des documents de processus de déclaration à la déclaration de l'impact réel sur un système de coûts simplifié. 
Il y a beaucoup de réformes sur différents volets et je ne cache pas le fait que, devant passer de 41 milliards, comme prévu, à 29,2 milliards, un indicateur sera aussi celui du sérieux et de la profondeur des réformes dans lesquelles les ministères et les agences sont engagées, donc plus nous avons de réformes, meilleures sont les chances que le montant initialement alloué au PNRR augemente. 
Et, si j'avais un regret à propos de ce PNRR, c'est que nous nous sommes beaucoup concentrés sur le contenu et moins sur le l`emballage  et que nous n'avons pas réussi, du moins jusqu'à présent, peut-être que nous réussirons jusqu'à la semaine prochaine, quand nous l`approuverons, de lui donner un titre qui dise quelque chose, qui dise quelque chose aux Roumains. Et je voudrais vous dire comment s'appellent les plans de relance dans d'autres pays: France Relance, Espagna puede, Espagne le peut, Recuperar Portugal. Il y a des messages que les gouvernements de ces pays ont transmis à leur population et peut-être en trouverons-nous un pour la Roumanie également. Ce que je pense que nous devrions dire aux Roumains à propos de ce PNRR, c'est que nous sommes dans un moment de redémarrage en tant que nation, nous sommes dans un moment, bien que difficile avec la crise du COVID, dans lequel nous avons la chance de remettre les choses sur d'autres bases; c`est pour cela, cette insistance sur la réforme et le changement. 
Le PNRR, ainsi que les futurs programmes opérationnels, atteint 80 milliards d'euros, que nous planifions cette année au Ministère des Investissements et Projets Européens et qui jettera les bases du développement pour les 10 prochaines années. C'est pourquoi, j'ai l'intention de ne pas contribuer et de faire tout ce qui dépend de moi et de nous pour que le PNRR ne soit pas un motif de querelle politique. Je me rendrai au Parlement le 30 mars, à la Commission des affaires européennes de la Chambre des députés, pour présenter ce que nous avons approuvé au gouvernement. J'irai au Parlement chaque fois que nécessaire pour expliquer ce que nous voulons faire, car je suis très fier de ce que j'ai mis dans ce document, je suis très fier des allocations, je suis très fier des réformes et je pense que personne du domaine politique ne peut rien reprocher à la façon dont nous avons pensé aux allocations et à la façon dont nous avons pensé aux réformes. Nous n’avons peut-être pas été assez ambitieux, mais si nous pouvions être encore plus ambitieux dans les réformes, je suis prêt à aller dans cette direction. 
Ce fut un processus ouvert, ce fut un processus de consultation parfois épuisant, dans lequel j'ai parlé à beaucoup de gens, certains d'entre eux sont mécontents maintenant, je les comprends, car j'aurais aimé avoir 200 milliards à notre disposition, mais en fin de compte le budget est toujours plus bas que les attentes.  J'espère que dans la prochaine période, ceux qui sont satisfaits ne diront rien, car c'est ainsi que nous sommes, les satisfaits se taisent, ceux qui sont insatisfaits seront très bruyants. Je veux revoir toutes les personnes qui ont contribué aux consultations pour leur expliquer comment certaines idées se trouvent ici, pourquoi certaines idées ne se trouvent pas ici, précisément parce que cela doit être un effort conscient dans le sens du changement et assumé et le changement prend plus de temps ou implique plus qu'investir de l'argent.
 Je comprends, en revanche, le scepticisme justifié qui peut se manifester quand on voit des politiciens venir et présenter des chiffres. Moi aussi j`ai vécu cette frustration en tant que citoyen, mais je veux quon se revoit dans quelques années et parler, en fait, s'il y a des hôpitaux, s'il y a des rideaux de forêt, s'il y a plus de Roumains qui travaillent parce qu'ils ont reçu des incitations via le VMI. et tous les autres composants sur lesquels nous travaillons. 
J'ai un sentiment d'inquiétude au sujet de la capacité administrative. C'est une question que la Commission européenne soulève également fréquemment dans ses discussions avec nous. Je voudrais que l’ensemble de l’administration publique soit consciente de l’effort qu’implique la dépense de cet argent. C'est une manière complètement nouvelle, avec laquelle nous ne sommes pas habitués à travailler dans l'administration, où l`on reçoit  de l'argent, sur des résultats visibles. J'espère que dans les années à venir, le ministère de coordination - MIPE, aura des problèmes pour faire face aux réalités juridiques qui nous cré des problèmes, le manque d'engagement dans les projets. Et je souhaite y créer une équipe pour suivre tous ces projets. Merci beaucoup, et c'est la dernière phrase, à l'équipe avec laquelle j'ai travaillé sur ce document. Sont présents ici: Ioana Morovan, Vlad Ilina, Marius Vasiliu, Septimiu Szabo, Liana Goran - qui ont coordonné, au nom du Cabinet, tout cet effort qui a concerné l'implication de plus de 35 personnes au niveau technique, le ministère que je dirige et des centaines de personnes des ministères de tutelle et des agences nationales. Nous devons avoir confiance que nous pouvons. Merci. Des questions. 
Journaliste: Monsieur le ministre, j'ai vu le fonds pour les localités, 4 milliards d'euros. Dites-moi, cependant, qu'en est-il des 7 milliards que Nicusor Dan a demandé, 2,3 milliards dont M. Chirica a parlé et 3 milliards dont M. Boc a parlé. Les auront-ils du PNRR ou non? 
Cristian Ghinea: Pas tout . 
 Journalistei: Combien?
 Cristian Ghinea: Nous ne sommes pas au moment pour discuter de projets concrets. Il y a des projets concrets passés en exemple à la partie transport, car là ils sont vraiment préparés. Et nous devons dire aux Roumains de Moldavie que le PNRR est l'opportunité de relier la Moldavie aux autoroutes, que le projet A7 est avancé et sera financé par le PNRR et que nous lancerons l'A8. Maintenant, j'ai reçu avec admiration les fiches d'information envoyées par ces maires, en tant que résident de Bucarest, j'ai même admiré les propositions faites par la Mairie, ce poumon vert de Bucarest serait une excellente idée. De toute évidence, le département d'Ilfov doit également contribuer à ce poumon de vert. L'idée de restaurer Dâmbovița dans un style vert, encore une fois, en tant que résident de Bucarest, me rendrait heureux. Ce n'est pas le moment de passer, maintenant, les projets par localités, sauf, vous avez parlé de M. Boc, le métro de Cluj est toujours proposé pour le financement. Chaque UAT aura sa propre pièce sur laquelle elle pourra s'appuyer et c'est l'accord avec M. Cseke Attila, afin qu'il n'y ait plus de soupçons que nous donnons à certaines catégoriew de localités et que nous ne donnons pas à d'autres. Chaque UAT aura sa propre pièce, à travers laquelle elle pourra .., il y aura une division en catégories de localités et au sein des localités tous en prendront. Ceux qui ne le peuvent pas perdront de l'argent qui sera redistribué  à ceux qui le peuvent. Mais, au départ, la chance sera pour chaque UAT.
 Journaliste: Je voudrais vous demander de clarifier un aspect, car selon les informations sont apparues dans l'espace public selon lequel sur l'autoroute A7, qui relie la Moldavie à Bucarest, il pourrait y avoir des pistes cyclables. S'agit-il d'informations correctes ou d'informations incorrectes? 
Cristian Ghinea: Ce sont des informations que le ministre Drula a démenties. Je pense que quelqu'un y était trop zélé. On a dit une fois dans le passé que les routes doivent être vertes. Elles ne peuvent pas être vertes en tant que telles, sur l'annexe au règlement. L'investissement possible dans les rideaux ou les pistes cyclables est vert, mais pas l'autoroute en tant que telle, donc l'A7 aura un rideau de forêt, la première autoroute à avoir une telle chose. L'A7 disposera de bornes de recharge pour véhicules électriques. L'A7 n'aura pas de piste cyclable, car il serait stupide de construire des pistes cyclables le long de l'autoroute. Je suis cycliste, je n`irais pas sur une autoroute où un camion roule à 120 à l'heure. Ce fut une idée qui restée dans le système de construction d'autoroutes comme celle-ci. Ça n'arrivera pas. Mais nous avons la Romane Velo. Nous visons 3.000 km de pistes pour le cyclotourisme, à travers des endroits où aucune autoroute ne passe évidemment. Velo 6 signifie la route Velo européenne qui entre en Roumanie le long du Danube et se termine dans le delta du Danube. C'est un itinéraire qui, si vous prenez des cartes de l'Allemagne d'il y a quelques années, y apparaît comme existant en Roumanie - les Allemands pensaient que nous l`avions fait, nous ne l`avons pas fait. C'est un retard qui doit nous y faire réfléchir. L'EuroVelo 6 doit donc être fait du PNRR, il est adopté comme tel en tant que projet. Via Transilvanica, un superbe projet initié par les communautés locales, dont on a commencé à onstruire avec de l'argent privé, devrait être repris par PNRR, afin qu'en 2026 nous puissions rouler  à vélos sur des itinéraires dédiés aux vélos à travers le pays. 
Journaliste: Quand voyez-vous cette autoroute terminée? 
Cristian Ghinea: Lequel d'entre eux? 
Journaliste: A 7. 
Cristian Ghinea: Toutes les autoroutes du PNRR doivent être achevées d'ici 2026 et le ministre Cătălin Drulă m'assure que les projets sont arrivés à maturité et qu'on  peut commencer à financer la construction assez rapidement pour les finir en 2026, plus deux extrémités de l'A8 qui relient Iasi à la Transylvanie . 
Journaliste: Merci.
 Journaliste: Monsieur le ministre, vous avez dit que cette variante du PNRR serait la variante de négociation du gouvernement de Bucarest avec la Commission européenne. A l'issue des négociations, la Roumanie pourra-t-elle obtenir plus d'argent, suite aux négociations avec la Commission européenne et avec les fonctionnaires bruxellois? 
Cristian Ghinea: Chaque État membre dispose d'une allocation fixe de subventions. La Roumanie dispose de 14,2 milliards de subventions et d'une allocation de prêts, qui sont des prêts notés «AAA», la notation de la Commission européenne, la meilleure notation existante. Ce domaine de prêts, cette allocation de prêts dépend de certains indicateurs statistiques fixes. Il y a 14,9 milliards dans ce calcul pour le moment, c'est donc l'allocation de la Roumanie.
Journaliste: Mais est-ce que la Roumanie pourrait recevoir plus d'argent sous forme de prêts pour de futurs projets soumis par le gouvernement de Bucarest ?
 Cristian Ghinea: Il existe une possibilité théorique de dépasser le plafond, mais ce n'est que théorique pour le moment. Pour l'instant, chaque État dispose de cette allocation que nous devons dépenser. Commençons par dépenser ces 29,2 milliards. 
Journaliste: Et je voudrais revenir un peu sur le plan que vous avez présenté. En ce qui concerne l'éducation, il existe actuellement un plan concret, exactement, une stratégie du gouvernement à travers laquelle cet argent devrait être dépensé par le Ministère de l'Éducation? Autrement dit, pour nous donner quelques exemples de projets mûrs et en cours au Ministère de l'Éducation. 
Cristian Ghinea: Du côté des infrastructures, qui porte sur deux milliards d'euros d'écoles sûres et vertes, on parle d'un programme du Ministère de l'Éducation, dont une partie a démarré avec un prêt d'une banque internationale, qui sera couvert par le PNRR, et les travaux proprement dits seront probablement réalisés par la CNI, par la société du Ministère du Développement. Donc, pratiquement, il y a les autorités locales qui proposeront des projets pour les écoles, pour la réfection des écoles. Si l`on parle de digitalisation, la stratégie de digitalisation de l'éducation a été mise en débat public, elle est très ambitieuse. La question est de savoir comment l'argent sera réparti. Ce que nous avons mis maintenant, notre préférence est que chaque école reçoive une allocation basée sur le nombre d'élèves, avec un pourcentage plus élevé pour les écoles défavorisées, avec le risqué de décrochage, etc. Donc, une note sociale dans le mode de distribution et, encore une fois, la préférence serait pour l'école de décider de la méthode d'attribution, car les différences sont très grandes, une école au milieu de Bucarest, si on lui donne des tablettes, probablement les enfants ont déjà de meilleures tablettes à la maison, une école ailleurs, cette tablette peut vraiment faire la différence. Nous devons donc être flexibles et répartir en fonction du nombre d'élèves. De même, concernnt le décrochage scolaire, il sera géré au niveau de l'école. Il n'y a pas besoin de grands projets au sens de /.../, il y a simplement quelques allocations qui seront gérées au niveau de l'école à partir d'un menu d'options. Au niveau de l'école, on décide de ce dont l'enfant a besoin pour qu'il n'abandonne pas l'école. C'est donc un programme de prévention du décrochage. 
Journaliste: Bonjour. Tout d'abord, je voudrais vous demander, que vous parliez de l'autoroute 7, mais aussi du métro de Cluj, combien coûteraient ces projets PNRR? 
Cristian Ghinea: Le métro de Cluj avait un milliard dans la version précédente, dans la version que nous présentons aujourd'hui, nous n'attachons pas de prix au projet, car il suit la soi-disant procédure d'établissement des coûts dans laquelle, jusqu'à ce que nous finalisions les négociations avec la Commission européenne, nous devons présenter la façon dont nous avons atteint chacun de ces projets et, soit dit en passant, c'est aussi la façon dont nous allons réduire de 41 milliards à 29. Disons que nous passons à l'étape de la douche froide. Jusqu'à présent, nous avons été au stade où l`on a fait les souhaits sur papier et avec un démarrage de projet. À partir de maintenant, nous passerons à la partie réelle de l'évaluation des coûts. Je ne peux pas vous dire un prix pour l'A7, car nous n'y avons pas les études prêtes.
 Journaliste: Je comprends que nous allons continuer avec une liste de projets qui signifie plus d'argent que ce qui est alloué. Je vous pose cette question dans le contexte dans lequel aujourd'hui la commissaire européenne Adina Vălean a critiqué cela, a déclaré que la Roumanie devrait aller avec des projets plus concrets et qu "il n'est pas possible de faire comme ça" lié à un financement plus élevé que l'argent qui nous est alloué . 
Cristian Ghinea: J'ai également lu la déclaration. C'est moins dramatique que ce titre en a l'air. Nous disons cela explicitement, que la période de réduction des coûts à travers cette évaluation suit, tant des coûts, que l'impact sur l'environnement; c'est une exigence distincte de la réglementation européenne dans laquelle chaque projet, pièce par pièce, doit passer cette évaluation et répondre à la question de savoir si cela affecte ou non l'environnement et ici je m'attends à ce que certains projets aient des problèmes. Nous ne sommes pas le seul pays à avoir fait cela. Il y a d'autres pays, donc il n'y a rien de dramatique ici. 
Journaliste: Je voulais vous demander avec quoi vous êtes venu travailler aujourd'hui, étant le vendredi vert? 
Cristian Ghinea: En voiture depuis le ministère. 
Journaliste: Électrique ou ...?
 Cristian Ghinea: Non. Je ne sais pas quell en est le carburant, mais ce n'est pas électrique. 
Journaliste: Beaucoup de vos collègues sont venus aujourd'hui soit en métro, en bus ou en voiture électrique. Que faut-il faire pour que ces mesures du «vendredi vert» restent non seulement une image de relations publiques, mais aussi pour être vraiment ressenties dans l'environnement?
 Cristian Ghinea: J'ai une excuse car mon ministère est loin et c'était très difficile d'aller en scooter aujourd'hui, quand j'ai dû faire approuver le PNRR, comme je le fais à d'autres occasions. 20% des allocations UAT devront être allouées à des projets de qualité de l'air et je m'attends à ce que les maires proposent des projets qui développent de manière réaliste le transport électrique et nous ne devons pas seulement acheter des bus, c'est facile à faire au final, nous le ferons, nous allons conditionner ces allocations pour les bus électriques en créant des voies dédiées, de sorte qu'il soit même possible pour un grand nombre de personnes de prendre le bus. Donc 20% sera pour la qualité de l'air des allocations aux villes et aux municipalités, pas aux communes parce qu'il y a d'autres problèmes.
 Journaliste: Beaucoup de ces projets trouvés dans le PNRR sont discutés depuis des années. Je voulais vous demander s'ils ont été pris en compte, je sais qu`encore une autre année ou peut-être même deux de pandémie, dans laquelle il y a des restrictions de circulation, où la main-d'œuvre est plus difficile à trouver, les entreprises ne se présentent pas forcément avec beaucoup d'enthousiasme aux appels d'offres, surtout pendant cette période, car elles ne savent pas comment réaliser des projets et si le délai de mise en œuvre jusqu'en 2026, si ce sont des projets sensibles ?
Cristian Ghinea: Ce sera un critère de sélection maintenant, dans la deuxième étape, où nous avons des doutes, ou bien nous allons diviser le projet en plus petits morceaux, pour qu'il soit prêt. Il n'y a pas de possibilité d'extension après 2026, c'est très ferme. Maintenant, s'il doit y avoir une sorte de crise au niveau européen, car plusieurs  États vont être en retard et que la réglementation sera en train d'être modifiée, c'est une toute autre discussion, mais nous ne nous permettons pas de travailler sur un scénario où " on verra bien qu`on arrivera à un moment donné de reporter". Non, nous prioriserons les projets qui pourraient être prêts. 
Journaliste: Et une deuxième question: si vous pouvez nous donner un exemple de projet le plus rapide, le plus simple à mettre en œuvre et quand il sera prêt. 
Cristian Ghinea: VMI, qui implique simplement la mise en œuvre d'une loi existante, qui n'a besoin que d'un système d'information et d'une décision politique pour être le montant qui couvre la différence entre ce que les gens reçoivent maintenant et leur salaire. Le projet d'abandon scolaire est un projet qui peut être mis en œuvre de manière très flexible au niveau de l'école très rapidement. Tout ce qui veut dire intervention qui n'implique pas de projet, pour ainsi dire, l'autoroute implique un projet, ça part d'ici, ça arrive ici, ça coûte tellement, c'est un projet. Il existe également des mesures qui sont réformées en tant que telles et mises en œuvre par le biais du mécanisme juridique sans être un projet, de sorte qu'elles peuvent démarrer très, très rapidement. Les caisses enregistreuses - peuvent être remboursées aux entrepreneurs les coûts déjà réalisés et rendre le système informatique qui se connecte avec le système informatique de l'ANAF, ne peuvent pas se faire rapidement. Il y a beaucoup de choses qui peuvent être faites rapidement. 
Journaliste: Donc d'ici la fin de l'année, disons, une fois que l'argent est reçu ... Un an et demi? 
Cristian Ghinea: Ce sera un préfinancement de 13% de 29,2 milliards. Ces 13% entrent dans le pays dès que nous aurons approuvé le PNRR, mais attention, au mieux, il sera adopté à l'automne car le règlement le dit. Mai, juin - ce sont les négociations avec la Commission. Juillet, août - Négociations du Conseil. Désormais, s'il y a un retard dans les négociations avec la Commission, tout le délai ira plus loin. 
Journaliste: Donc, le premier argent pourrait venir cet automne avec un financement de 13%? 
Cristian Ghinea: Oui.
 Journaliste: Quelle serait la date limite pour que les gens voient quelque chose de concret, comme des centres médicaux dans les zones rurales? Quand pourraient-ils être construits ou des écoles modernes construites? Doit-on attendre 2026 ou plus tôt? 
Cristian Ghinea: Non. L'année prochaine. Par exemple, pour la première fois en Roumanie, nous avons mis ce programme national de crèches, qui implique, d'une part, de changer le cadre législatif. Je ne sais pas si vous le savez, mais les règlements sur les crèches datent de 1995, ils exigent qu`il y ait 100 mètres carrés pour chaque enfant - une centaine de mètres carrés est aberrant. Il ne convient pas aux villes modernes où les coûts sont différents du coût de l'immobilier. Ainsi, le Ministère du Développement, en collaboration avec le Ministère de l'Éducation, effectuera le changement législatif. À partir de ce moment, de l'argent de préfinancement nous pouvons payer les crèches, dont le projets ont déjà commencé à être mis aux enchères par la Société nationale d'investissement, donc sur le budget national, nous avons lancé des projets. Celles qui sont réalisables et acceptées par la Commission européenne pourront être payés immédiatement dans ce préfinancement. 
Journaliste: Donc, l'année prochaine, nous devrions voir des constructions faites avec cet argent? 
Cristian Ghinea: Absolument, si le PNRR est approuvé à l'automne. 
Journaliste: Et qu'en est-il des projets qui ne sont pas terminés d'ici 2026? Doit-on restituer le financement obtenu jusqu'à présent et rester à finaliser sur le budget national ou ...? 
Cristian Ghinea: Non. C'est un mécanisme des fonds structurels. Ici, c'est exactement le contraire. Nous les construisons avec de l'argent national et quand nous les avons prêts, nous leur demandons de l'argent. S'ils ne sont pas prêts, nous ne leur demandons pas d'argent, nous les continuons sur le budget.
 Journaliste: Je comprends. Merci!
 Cristian Ghinea: Et nous espérons qu'il y aura le moins de cas possible. 
Journaliste: Monsieur le ministre, je voudrais vous demander quels seront les critères selon lesquels les communautés locales recevront de l'argent du PNRR, s'il y aura, je ne sais pas, éventuellement un concours de projets ou quels seront les critères selon quelles communautés locales pourront accéder à cet argent? 
Cristian Ghinea: Si vous regardez dans le document qui, je pense, a déjà été publié sur le site Web du ministère, sur le dossier respectif, les fonds pour les UAT, il y a exactement les types de projets qui peuvent être ...
 Journaliste: Je préfère que vous me disiez quelques-uns des plus importants. 
Cristian Ghinea: Donc pratiquement chaque UAT a mis de côté une part d'elle-même. À partir de cet élément, le Ministère du Développement, qui gérera le programme, doit s'assurer que sur l'allocation totale, 20% sont destinés à la qualité de l'air. Alors, ici, ils privilégieront les projets qui viennent sur les vélos, les bus électriques, les transports, les transports en commun, les parcs industriels numériques, par exemple. Tous ceux-ci sont éligibles et, pratiquement, si j'étais maire, je sais que j'ai X euros pour les cinq prochaines années et je viens avec ces projets au Ministère du Développement et je prends mon argent. Tel est le mécanisme. 
Journaliste: Et si je ne propose pas ces projets, en tant que maire ... 
Cristian Ghinea: Et s'ils ne viennent pas avec ces projets, au second tour, l'argent restant est distribué à ceux qui ont des projets. On ne peut pas forcer les gens qui ne veulent pas faire de projets. 
Journaliste: Le président Iohannis a déclaré que des fonds seraient alloués à la "Roumanie éduquée". Pouvez-vous nous donner quelques exemples de projets qui sont inclus dans «La Roumanie éduquée» et qui seront financés par le PNRR? 
Cristian Ghinea: Oui. La numérisation, dont j'ai parlé, le programme de réduction du décrochage scolaire et les deux milliards d'euros pour les infrastructures scolaires. Donc, ici, pratiquement, à partir de ce moment, les maires qui ont la partie infrastructure pour le système éducatif doivent préparer des projets de modernisation scolaire, en plus il y a aussi une partie de dotation avec des laboratoires scientifiques, donc cette ligne d'investissements sera probablement gérée centralement, de sorte que toutes les écoles de Roumanie disposent de tels laboratoires. 
Journaliste: Autrement dit, le Ministère de l'Éducation sera celui qui décidera où, par exemple, les laboratoires,  dans quelles écoles ces laboratoires seront construits ? 
Cristian Ghinea: Oui. 
Journaliste: Et une dernière question. En ce qui concerne le domaine de la santé, vous avez dit que nous aurons également la construction de nouveaux hôpitaux. Pouvez-vous nous dire quels hôpitaux seront construits et où ils seront construits? 
Cristian Ghinea: Je ne peux pas vous le dire, car la décision n'a pas été prise. Bien que nous ayons considérablement augmenté l'allocation sur les hôpitaux par rapport à la version précédente, nous sommes à plus de 2,5 milliards d'euros, en fait, 2,6, pardon, le besoin est beaucoup plus élevé. Je tiens à vous dire que sur les nombreuses réunions que j'ai eues pendant cette période, la plupart des maires qui sont venus me voir ont investi dans ce domaine. Je connais la situation, c'est dramatique. En fin de compte, nous devons suivre une stratégie. Le Ministère de la Santé aura une unité d'investissement dans la santé, dans les infrastructures sanitaires, qui prendra la décision. Et nous ne créons pas une nouvelle bureaucratie, ce fut un autre critère que j'ai défini. Au fait, j'ai rejeté pas mal de demandes de création d'une agence, quelque chose de spécifique. J'ai dit: nous créons de nouvelles structures bureaucratiques, seulement si nous nous réorganisons. Vlad Voiculescu s'est engagé à réorganiser les trois départements d'investissements qui existent actuellement au sein du Ministère de la Santé, en une agence d'investissement dans la santé où la décision de hiérarchisation sera prise. 
Journaliste: Nous garantissez-vous qu'en 2026, nous aurons un hôpital, au moins un nouvel hôpital dans notre pays, construit par l`argent du PNRR? 
Cristian Ghinea: Oui. 
Journaliste: Et quelle sera sa taille ou comment le voyez-vous? Qui va-t-il servir? 
Cristian Ghinea: Pour être très clair: les hôpitaux régionaux, les grands qui sont en préparation, restent sur le programme opérationnel de santé. Ici, nous parlons d'autres hôpitaux au niveau du département, mais qui sont encore grands. Je ne veux pas vous donner de nom car cela voudrait dire anticiper, mais il y aura de grands hôpitaux départementaux, suffisamment avancés pour que la maturité du projet soit prêt d'ici 2026, ce sera le critère. 
Journaliste: J'ai bien compris, les trois hôpitaux régionaux ne sont pas financés par le PNRR? 
Cristian Ghinea: Ils sont financés, les projets de financement  sont envoyés à la Commission, via le Programme opérationnel de santé. Ils ont un milliard d'euros à eux, car étant très grands, il y a la possibilité de l'étendre au-delà de 2026, donc on parle de nouveaux hôpitaux, en plus des trois grands régionaux. 
Journaliste : Monsieur le ministre, on a beaucoup parlé ces derniers temps de l'argent PNRR, mais il reste encore environ 50 milliards d'euros qui devraient entrer dans le cycle budgétaire 2021-2027. Quand verrons-nous comment attirer cet argent? 
Cristian Ghinea: Toujours cette année. M. Vasiliu, le secrétaire d'État chargé de la programmation, est ici. Les premières variantes de programmes opérationnels ont été envoyées à Bruxelles. Il y a eu huit cycles de négociations et nous avons décidé de les terminer cette année. Pour être très clair, cette année la programmation de tous les programmes opérationnels se fait, elle se fait au ministère que je dirige, sauf pour la partie agriculture, qui se fait au Ministère de l'Agriculture. Cependant, il y aura des changements, car certains besoins évidents ont émergé des débats sur le PNRR et qui ont leur place dans les programmes opérationnels, je vous donne un exemple: les sites contaminés. Il existe de nombreux sites en Roumanie, de nombreux endroits pollués historiquement et qui doivent être nettoyés. Nous avons également des infractions à ce sujet. Le Ministère de l'Environnement a pris une décision difficile. Le Ministère de l'Environnement, qui avait de nombreuses propositions. Nous avons dû prendre une décision difficile, que faisons-nous de cette partie de l'investissement? C'est déjà une promesse que j'ai faite au ministre d'augmenter l'allocation du futur programme opérationnel pour l'environnement, pour ces sites décontaminés, parce que c'est vraiment nécessaire là-bas. 
Journaliste: Monsieur le Ministre, je voudrais vous demander s'il y a une possibilité de couplage entre le PNRR et les fonds du cycle 2021-2027, s'il y a un très gros projet qui ne pourrait pas être couvert par le Plan national de relance et de résilience? 
Cristian Ghinea: Oui, c'est possible. Nous devrons modifier le programmeà ce moment-là. Mais j'espère que nous n'aurons pas à faire cela, car nous inclurons ici les projets qui doivent être achevés. Théoriquement, on peut le dire, mais je préfère ne pas me retrouver dans cette situation. Bien. Je vous remercie beaucoup!



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