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Mercredi, 23 Nov 2022

Conférence de presse conjointe du Premier ministre Nicolae-Ionel Ciucă et du Président du Gouvernement du Royaume d'Espagne, Pedro Sánchez Pérez-Castejón

Conférence de presse conjointe du Premier ministre Nicolae-Ionel Ciucă et du Président du Gouvernement du Royaume d'Espagne, Pedro Sánchez Pérez-Castejón

 

 

Nicolae-Ionel Ciucă :

Monsieur le Président du Gouvernement du Royaume d'Espagne, cher Pedro,

Mesdames et Messieurs les Ministres, Distingués représentants de l'autorité locale de Castellón,

Chers citoyens de Castellón de la Plana,

Je vous remercie pour l'accueil chaleureux et pour avoir accueilli cet événement particulièrement important pour nos pays. Le fait que nous ayons réussi à tenir ce sommet entre le Gouvernement de la Roumanie et le Gouvernement du Royaume d'Espagne est la preuve des relations bilatérales, on peut les qualifier d'historiques, non seulement de nature diplomatique et politique, mais aussi de nature culturelle . Monsieur le Président du Gouvernement du Royaume d'Espagne a mentionné le grand nombre de Roumains qui vivent, étudient, travaillent et apportent déjà leur contribution à l'économie espagnole et je vous remercie ainsi, pour la manière dont vous avez réussi à les intégrer au sein de la société espagnole. Je tiens également à vous remercier pour le fait que ce sommet n'est pas seulement une activité formelle, nous y sommes, en train de passer au niveau des réalisations pratiques. Nous avons adopté cette déclaration commune et ont été signés sept mémorandums. C'est une preuve évidente que nous comprenons ce que nous devons faire ensemble pour pouvoir développer des relations bilatérales. Pratiquement, comme nous en avons discuté, l'activité d'aujourd'hui est celle qui vient et préface essentiellement la célébration de 10 ans de partenariat stratégique, que nous célébrerons l'année prochaine, en 2023. Je tiens à souligner dès le début que, tel que présenté par M. le Président du Gouvernement du Royaume d'Espagne, il y a eu aujourd'hui un accord sur ce que signifie la création d'un groupe de travail qui entrera dans les négociations concernant le cadre juridique de la double nationalité pour les citoyens roumains qui souhaitent également obtenir la nationalité espagnole. Comme je l'ai souligné, Monsieur le Président, c'est une preuve claire de la manière dont vous personnellement, le Gouvernement espagnol, les citoyens espagnols, appréciez la relation avec l'État roumain et les citoyens roumains qui sont présents en Espagne aujourd'hui. Je vous en remercie beaucoup!

Je tiens également à vous remercier pour la décision que vous avez prise de renforcer la présence des forces armées espagnoles sur le flanc oriental. C'est une décision qui est le résultat du sommet de l'OTAN organisé à Madrid. C'est le résultat de la mise en œuvre du nouveau concept stratégique de l'OTAN. On évoque déjà à ce propos la présence d'un radar sur le flanc Est et aussi la présence de personnels qui assurent le fonctionnement de ces équipements. Il est très important de souligner que dans peu de temps, huit avions de chasse seront présents en Roumanie, également avec du personnel connexe, une présence constante, une contribution solide à ce que signifie assurer des mesures de sécurité pour renforcer la défense sur le flanc oriental. J'ai souligné et je veux souligner également dans ce contexte que la Roumanie soutient l'approche selon laquelle l'OTAN doit se préoccuper de tout ce qui signifie assurer des mesures de défense et de dissuasion, y compris sur le flanc sud, et l'approche à 360 degrés dans ce que signifie défendre le territoire de tous les pays alliés.

Je souligne également notre approche et notre soutien lorsque vous prendrez la Présidence de l'Union européenne, d`assurer tout le nécessaire pour développer la complémentarité entre le concept stratégique de l'OTAN et la Boussole stratégique de l'Union européenne et, bien sûr, les autres dossiers que l'Espagne et les assumera lorsqu'elle prendra la Présidence, au second semestre de l'année prochaine. Il est aussi très important de souligner que nous avons signé ces mémorandums, nous avons pu avoir des discussions en plénière, chacun des ministres présents a souligné les axes d'efforts, les axes d'action sur lesquels ils vont continuer à travailler. J'ai également souligné qu'il y aura des suivis dans l'immédiat, invitant à Bucarest Mme la ministre de la Défense, M. le ministre de l'Intérieur, demandant également d'avoir une réunion à Madrid avec la présence du ministre roumain de la Numérisation et, bien sûr, par la suite, toutes ces questions devraient se concrétiser dans des activités pratiques, y compris au niveau du Ministère du travail, avec Mme la vice-présidente, au niveau du Ministère du Développement. Ce sont des questions de bonnes pratiques, dont nous avons à apprendre et, comme je l'ai dit en séance plénière, je souhaite vraiment qu'il y ait aussi une très bonne collaboration au niveau du Ministère de la Santé, compte tenu du modèle du système d'assurance maladie dont dispose l'Espagne et dont nous devons apprendre.

Bien sûr, nous avons discuté des problèmes de sécurité dans la région de la Mer Noire, de l'effet de l'invasion illégale et non provoquée de la Fédération de Russie en Ukraine. Nous avons discuté de tout ce qui concerne la nécessité de soutenir, de continuer à soutenir la République de Moldavie, et je vous remercie beaucoup pour la manière dont vous et le Gouvernement que vous dirigez vous êtes impliqués, y compris dans la troisième plate-forme organisée il y a quelques jours à Paris. C'est un signe de solidarité et d'unité au niveau de l'Union européenne et un signe de volonté de continuer à soutenir les pays partenaires, de continuer à soutenir l'Ukraine, le Gouvernement ukrainien, le peuple ukrainien, mais aussi celui de la République de Moldavie. Ils ont besoin de notre soutien et ils ont besoin de savoir que nous sommes à leur côté pour pouvoir faire face aux effets, aux conséquences de cette invasion illégale et non provoquée. Nous avons discuté des aspects de ce que signifie la crise de l'énergie, cette question des prix de l'électricité et du gaz naturel; nous sommes d'accord qu'il faut découpler le prix du gaz du prix de l'électricité, nous devons trouver les solutions pour qu'au niveau de l'Union européenne, nous assurons l'équilibre du marché de l'énergie au sein de l'Union européenne. Nous avons utilisé et nous utiliserons, je le dis publiquement, le modèle ibérique, qui nous a inspirés lorsque nous avons analysé la façon dont nous prenons des décisions concernant les prix de l'énergie et du gaz. À ce titre, nous devons trouver ces solutions pour protéger notre population et assurer la compétitivité de nos économies. Nous avons besoin de ces décisions car, comme le montrent la dynamique et l'évolution de la situation, nous devons nous adapter et trouver des solutions appropriées. Je suis convaincu qu'ensemble, par le dialogue et la transparence, nous trouverons ces solutions.

Compte tenu de tout ce qui a été discuté et des engagements pris, je réitère, Monsieur le Président du Gouvernement du Royaume d'Espagne, l'invitation pour que le prochain sommet ait lieu à Bucarest ou n'importe où en Roumanie - pourquoi pas ? il y a, il y a des endroits en Roumanie où nous pouvons mener de telles activités, si vous nous donnez la permission d'utiliser votre modèle. J'espère que l'année prochaine nous pourrons profiter de la même collaboration fructueuse et mener une activité similaire en Roumanie. Je vous remercie encore et au plaisir de nous revoir au plus vite. Je voudrais également souligner le fait qu'à Bucarest, la semaine prochaine, a lieu la réunion des ministres des affaires étrangères de l'OTAN, une activité extrêmement importante. Les deux ministres des Affaires Etrangères ont été très diligents aujourd'hui, ils ont signé plusieurs mémorandums ensemble, ce qui les prépare à l'activité qui doit avoir lieu à Bucarest, qui intervient, pratiquement, à un moment très important où ce qui a été établi à Madrid doit se matérialiser par des solutions claires au niveau de la diplomatie alliée. Je vous remercie et je vous souhaite du succès!

Pedro Sánchez :

Je vous remercie, Monsieur le Premier ministre !

Nous sommes à la disposition des représentants des médias.

Journaliste : Bonjour ! Je voudrais tout d'abord adresser une question au Premier ministre espagnol. Étant donné que vous allez devenir président des sociaux-démocrates européens, à partir d'un poste aussi important, je me demandais si vous soutiendriez l'adhésion de la Roumanie à l'Espace Schengen y compris devant les États qui ne sont pas si bienveillants à cet égard, par exemple Pays-Bas, Suède ou Autriche. Je voudrais demander au Premier ministre Nicolae Ciucă si, dans le contexte des récentes déclarations des représentants de l'Autriche, nous devrions nous inquiéter, s'il y a des raisons de s'inquiéter. Je vous remercie. Nicolae-Ionel Ciucă : Dans mon intervention, vous avez probablement remarqué que je n'ai pas fait référence au sujet de Schengen, parce que j'en ai parlé le plus clairement possible, Monsieur le Président l'a mentionné, il y a un soutien très concret dans nos efforts pour devenir membres de l'espace Schengen. Je répète que nous avons rempli et remplissons depuis de nombreuses années les conditions techniques de l'acquis de Schengen. Ces aspects ont été reconfirmés par la commission technique lors de la vérification volontaire qui s'est terminée le mois dernier dans notre pays - et de cette façon je veux venir répondre directement à votre question. Il y avait plusieurs questions liées à ce que signifie approuver l'adhésion de notre pays à Schengen. Nous avons présenté, dès le début, l'ouverture au dialogue et l'ouverture pour que tous ceux qui ont certains doutes puissent venir vérifier sur place, puissent recevoir toutes les clarifications nécessaires, pour qu'ils puissent voir que ce n'est pas une demande que nous faisons sans support, sans base technique, mais c'est une demande que nous faisons en considérant l'accès comme méritoire. Nous devons souligner que la Roumanie est le pays qui offre la deuxième plus grande frontière terrestre de l'Union européenne, nous avons la plus grande frontière terrestre avec l'Ukraine, et depuis le début de la guerre jusqu'à maintenant, au-delà de toutes les autres mesures et moments par lesquels nous avons démontré que nous sommes capables de gérer la frontière extérieure de l'Union européenne, d'autant plus que durant cette période nous avons démontré que nous étions capables de gérer la situation  des plus de 2.800.000 réfugiés d'Ukraine, d'assurer leur transit, de nous coordonner avec les autres pays au sein de Schengen et aussi d`être en mesure de nous coordonner avec toutes les organisations internationales pour apporter le soutien nécessaire aux citoyens ukrainiens. En outre, les institutions de l'État roumain chargées de la protection de la frontière Schengen exercent leur activité tant sur le territoire du pays que dans les autres missions spécifiques au sein de l'organisme FRONTEX, afin que nous ayons la contribution la plus large possible dans tout ce que signifie ce processus de protection de l'Espace Schengen.

Pedreo Sanchez : Je vous remercie, Monsieur le Premier ministre. Et merci aussi pour la question. L'Espagne est l'alliée traditionnel de la Roumanie en la matière. J'ai également dit au Premier ministre auparavant qu'il n'y avait pas de raisons techniques, au contraire, la Commission elle-même a confirmé le fait que la Roumanie avait fait les efforts nécessaires pour répondre aux exigences techniques. Par conséquent, le Gouvernement espagnol est favorable à l'entrée de la Roumanie dans l'Espace Schengen.

Journaliste : Bonjour ! Monsieur le Premier Ministre Sanchez, je voulais vous interroger sur votre rencontre avec les syndicats et quel sera le résultat des mesures que vous avez communiquées. C'est un secteur particulièrement visé, concernant le prix du gaz et je voulais vraiment vous interroger sur les propositions de la Commission sur les prix du gaz en Europe. Et j'aimerais aussi savoir si vous seriez d'accord avec le capitaine de l'équipe espagnole portant le bracelet en faveur de la communauté LGBT lors du championnat au Qatar.

Pedro Sanchez : Il y a 3 questions. Tout d'abord, en ce qui concerne les discussions concernant l'industrie de la céramique à Castellón, nous sommes profondément conscients de l'incertitude que traversent ces personnes et leurs familles. Au cours de ces 3 ans, plus de 3 ans de législature, le Gouvernement espagnol a prouvé qu'il dialoguait en permanence avec le secteur de la céramique. Le ministre de l'Industrie et du Commerce s'est entretenu avec eux, il y a eu un dialogue continu et constant avec ce secteur et nous avons soutenu l'industrie de la céramique et nous continuerons à le faire. Et quand je dis que nous l`avons déjà fait, nous avons pris des mesures concrètes, par exemple, on a réduit la taxe sur l'essence, de 21 à 5 % ; nous avons également accordé une aide financière aux industries. Je remercie M. le Premier ministre d'avoir apprécié la solution ibérique aux problèmes énergétiques. Dans tous les cas, je tiens à vous informer que le Gouvernement approuvera de nouvelles mesures de soutien à l'industrie de la céramique afin de protéger une industrie clé dans la province de Castellon, mais aussi dans tout le pays. Je leur ai également dit ce matin qu'ils peuvent compter sur le Gouvernement espagnol et que nous continuerons à les protéger, y compris contre les effets économiques de la guerre de Poutine. Tout comme nous l'avons fait pendant la pandémie, pendant la guerre de Poutine aussi, nous ferons tout ce que nous pourrons pour défendre nos familles, pour défendre nos industries et nos entreprises. Et par rapport au prix du gaz, la proposition qui a été faite au sein de la Commission européenne est évidemment insuffisante. Evidemment, pas assez ! Nous ne sommes pas sur la bonne voie si l'option est celle-ci. Le Gouvernement espagnol estime que cette proposition peut avoir des effets pervers, non pas de réduire,  mais d`augmenter le prix du gaz. C'est pourquoi nos efforts et notre volonté politique sont trop faibles pour... doivent être sérieusement orientés pour qu'à la prochaine réunion à Bruxelles, nous puissions nous mettre d'accord sur une proposition qui traitera vraiment, aidera vraiment les industries face aux problèmes auxquels elles sont confrontées. Ce sont des prix absolument exagérés et nous demandons avec toute la détermination à la Commission européenne de prendre un vrai engagement, un engagement européen vis-à-vis des citoyens, de nos industries, de nos entreprises et aussi d`avoir la détermination, une ambition, le désir de mieux, ce qui ne se voit pas dans cette proposition. Je ne veux pas être plus explicite que cela, mais vous en conviendrez, Monsieur le Premier ministre aussi vous a dit que nous avons commencé à discuter du prix du gaz, de l'intervention sur le marché de l'électricité dès 2021 et nous sommes déjà en 2022. Il faut agir de toute urgence, nous ne pouvons plus nous permettre de retarder. Le retard est déjà extrêmement long. Par conséquent, le Gouvernement espagnol sera très déterminé à défendre quelque chose qui relève finalement du bon sens, à savoir que nous avons des instruments financiers pour défendre nos foyers, nos industries, nos entreprises. Nous n'avons besoin que de volonté politique, et cette volonté politique, c'est ce que nous démontrerons une fois de plus devant la Commission européenne. Et, lié à la dernière question. Il ne fait aucun doute qu'en Espagne, nous défendons et reconnaissons les droits et libertés du collectif LGBTI et, en général, les droits et libertés de toutes les personnes. En outre, je pense qu'il n'y a pas de meilleure délégation pour représenter l'Espagne dans un événement sportif que le chef de l'État, et troisièmement, j'espère que nous aurons de la chance et que nous aurons une victoire au Championnat du Qatar.

Journaliste : Les Roumains représentent, comme vous l'avez mentionné, la plus grande communauté d'étrangers en Espagne. Nous sommes déjà dans la deuxième ou la troisième génération, beaucoup sont impliqués dans la vie politique et occupent même des postes dans l'administration publique, mais il y a un problème qu'ils rencontrent et qui a également été mentionné, contenu dans la déclaration commune, à savoir le fait qu'ils doivent renoncer à la nationalité roumaine pour pouvoir occuper un poste selon la formation dont ils disposent. En revanche, pour les Roumains qui souhaitent venir travailler en Espagne, en tant que citoyens européens, accéder au marché du travail, obtenir le numéro connu sous le nom de /../, le numéro de résidence pour étrangers et même ouvrir un compte bancaire, tout cela est très difficile. Je demanderais au Premier ministre Sánchez quelles solutions propose-t-il à ces problèmes ? Et à Monsieur le Premier ministre Nicolae Ciucă : quand cette question liée à la double nationalité pourrait-elle se matérialiser ? je vous remercie!

Pedro Sánchez : Merci pour la question ! Deuxièmement, en tant que Premier ministre espagnol, j'ai signé quand j'étais... oui, il y a plus d'un an, j'ai signé avec la République française un accord de reconnaissance mutuelle de la double nationalité. Nous avons des liens historiques avec la France depuis de nombreuses années, nous avons aussi, notamment, une communauté espagnole en France, une communauté très importante numériquement. Après la guerre civile et pendant la dictature franquiste, la France a accueilli beaucoup de ceux qui ont fui cette dictature, et bien sûr, ce sont maintenant les générations aui ont suivi  qui vivent en France. En Europe, il n'y a que deux pays avec lesquels nous avons de tels liens: la France et le Portugal, pour des raisons similaires, car, bien sûr, nous avons un lien presque fraternel avec le Portugal, comme avec de nombreux pays d'Amérique du Sud. Et avec eux, nous avons... et avec les pays d'Amérique du Sud, nous avons des accords de double nationalité. Ce que je veux dire maintenant, c'est que le Gouvernement de l`Espagne et le Gouvernement de Roumanie ont l'intention de commencer à travailler vers cette double nationalité et c'est un message politique extrêmement important. Je tiens à souligner le fait que, lorsque cela se produira, et cela se produira certainement, la Roumanie sera le troisième pays d'Europe avec lequel nous aurons ce type d'alliance et ce type de reconnaissance. Je pense qu'il est très important de laisser les ministères travailler dans ce sens. Un groupe de travail sera formé avec les ministères des Affaires Etrangères et le Ministère des Affaires Intérieures et après cela nous développerons cette idée, mais je pense que le message que nous envoyons, de reconnaissance et d'engagement, du moins de la part du gouvernement espagnol, la reconnaissance de contribution de la communauté roumaine dans notre pays, je pense que ce message est extraordinaire et je tiens à remercier les Roumains qui vivent parmi nous et, évidemment, cela est également lié à notre engagement, mais aussi à l'engagement du Premier ministre roumain, que ce soit le début d'une bonne relation positive pour les deux pays.

Nicolae-Ionel Ciucă : Je profiterai de votre question pour remercier une fois de plus le Président du Gouvernement du Royaume d'Espagne et l'ensemble du cabinet, les deux ministres des Affaires Etrangères qui ont travaillé dur pour parvenir à cet accord, afin que nous puissions entamer les négociations techniques pour identifier les prochaines étapes, afin que les travailleurs roumains vivant en Espagne puissent bénéficier de la double nationalité.

Je profite également de cette occasion pour remercier les Roumains pour la façon dont ils se sont intégrés, pour la façon dont ils se sont comportés, pour la façon dont ils ont compris d'honorer la Roumanie, peu importe où ils opèrent. Nous sommes ici en Espagne, à la deuxième, voire la troisième génération. C'est la preuve qu'ils ont réussi à s'intégrer, c'est la preuve qu'ils n'ont pas encore perdu leur identité nationale, et qu'ils méritent absolument d'acquérir ce statut de double nationalité. Et le fait qu'aujourd'hui cet aspect ait été discuté et qu'il ait été annoncé publiquement pour la première fois par Monsieur le Président, est une fois de plus la preuve de la reconnaissance des relations stables, historiques et très étroites entre nos pays et c`est une reconnaissance de la valeur que la communauté roumaine apporte ici en Espagne. La notion de temps ne sera sans doute pas très éloignée. Au moment où les ministères de tutelle se mettent au travail, je suis convaincu que, ayant déjà deux modèles déjà créés, ils trouveront la procédure pour parvenir à un accord dans les plus brefs délais. Je vous remercie.

Journaliste : D'après ce que j'ai entendu, aux entretiens au  sommet, vous avez parlé de l'expansionnisme de Poutine et de la guerre en Ukraine. Je voudrais parler de l'expansionnisme d'un autre grand... un de vos voisins, Viktor Orbán, qui portait cette écharpe avec la Grande Hongrie. J'aimerais savoir comment vous allez gérer le problème avec ce voisin difficile, Viktor Orbán. Et pour le Premier ministre Sánchez, une petite question:

si le Conseil des magistrats n'est pas renouvelé lors de la réunion conjointe, continuerez-vous à soutenir la législation de Mme Irena Montero et si les prisonniers continuent à être libérés, continuerez-vous à soutenir que la loi est bonne, et aussi je voudrais savoir ce que M. Sánchez pense de l`ETA et s`il pense que cela lui coûtera électoralement?

Pedro Sánchez : Merci, Carlos, pour vos questions, il y en a pas mal. Concernant la première question sur le Gouvernement hongrois et son président, l'Espagne a toujours été du côté de l'État de droit. Nous avons établi qu'il s'agit d'une des principales règles, des principales exigences, pour obtenir des fonds européens. Par conséquent, nous serons toujours du côté de l'État de droit et des principes qui définissent l'Union européenne. Par rapport au Conseil général de la magistrature, nous ne serions pas dans cette situation si l'opposition n'était pas totalement contre le dialogue et si elle respectait vraiment ses obligations constitutionnelles.

Nous voudrions aussi avoir une opposition qui respecte ses engagements et ses responsabilités et qui veuille régler les graves problèmes des citoyens et pas seulement regarder les médias, la presse conservatrice. Mais peut-être en demandons-nous trop. En tout cas, comme je l'ai déjà dit, le Gouvernement respectera la Constitution et nommera les deux magistrats du Conseil de la magistrature. Par rapport à la Loi du 'oui c`est oui', je l'ai dit à plusieurs reprises, qu'elle est une manifestation du mouvement féministe et qu'en 3 ans de gouvernance nous avons prouvé que nous nous battons pour la reconnaissance des droits des femmes et nous l`avons prouvé hors de tout doute. C'est une loi nouvelle, qu'il faut reconnaître, pour comprendre quelle est l'unification doctrinale nécessaire à l'application de cette loi. Cela ne fait que quelques jours que j'ai découvert quelles sont les instructions du bureau du procureur de la République, et du coup, nous sommes sur la bonne voie. Tout ce que je peux vous dire, c'est que je suis fier de cette loi et que j'e fais une confiance totale dans le travail des procureurs, des juges de notre pays et je suis sûr que cette loi, comme beaucoup d'autres qui ont été approuvées sous cette administration, est une conquête des féministes, du mouvement féministe. Aussi, par rapport aux détenus de l'ETA, je pense que le respect des responsabilités des communautés... nous devons respecter les communautés et, dans le cas présent, nous parlons de la communauté de Navarre. Nombreux sont ceux qui disent que l'Espagne est en train de s'effondrer, qu'il y a des idées nationalistes en Espagne, mais l'Espagne n'est pas sur le point de s'effondrer. Elle était en danger en 2017, lors du  gouvernement précédent, mais nous avons passé ce temps et nous exigerons que la Constitution soit respectée, et donc la Constitution doit s'appliquer dans toutes les régions, y compris la Catalogne. Au bout du compte, ce gouvernement, autant que beaucoup parlent d'instabilité politique, nous allons bientôt adopter notre troisième budget annuel, et c'est un budget qui protège la classe moyenne et les travailleurs citoyens de ce pays. Nous avons aussi des plans de réforme et de transformation qui nous permettront de ré-industrialiser notre pays avec des fonds européens et aussi, troisièmement, une juste répartition des biens, des aides économiques. Des impôts très importants seront approuvés demain, des impôts pour les grandes fortunes, par exemple, car ce gouvernement demande à ceux qui ont plus d'être solidaires avec le reste du pays. Et dans ce cas, je parle de la crise provoquée par Poutine avec sa guerre en Ukraine. Et enfin, je tiens à souligner que, tout comme nous avons demandé aux grandes entités financières de faire un effort supplémentaire, suite à la législation que nous adopterons demain, je tiens également à remercier les entités financières, pour l'effort qu'elles font pour réduire le fardeau que les gens ont à cause des prêts à taux variable et, ce faisant, protéger plus d'un million de foyers vulnérables et ainsi éviter une autre crise dans une grande crise. Avant, quand d'autres gouvernaient, ils sauvaient les banques, maintenant nous sauvons les citoyens et c'est la grande différence entre une administration et l'autre.

Nicolae-Ionel Ciucă : La Roumanie, tant qu'elle est connue et depuis qu'on a réussi à avoir une image de son comportement sur le plan international, a toujours montré des intentions... de bonnes intentions et a toujours voulu avoir des relations de bon voisinage et aussi renforcer leurs relations de partenariat et de collaboration avec tous les pays, tant en Europe que sur les autres continents. Voilà, en ce moment, la Roumanie fait des efforts particuliers depuis plusieurs années, pour devenir membre de l'Espace Schengen. La Roumanie s'est inscrite sur la voie de l'adhésion à l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques. La façon dont nous envisageons les relations avec nos voisins et la façon dont nous abordons les relations internationales se basent précisément sur ce que signifie respecter l'État de droit, respecter les lois internationales, et c'est ainsi que nous comprenons faire de la politique, et c'est ainsi que nous comprenons nous comporter avec les voisins. Et, bien sûr, en ce qui concerne la façon dont le Premier ministre hongrois Viktor Orbán est apparu en public, ce n'est pas la première fois que nous pouvons observer de telles sorties. Et je pense qu'à ce stade, nous n'avons pas besoin d'entrer dans ce jeu. Au lieu de cela, ce que nous devons faire, c'est respecter les règles du jeu, respecter les règles de l'État de droit, respecter les règles de la bonne collaboration et ouvrir en permanence l'option du dialogue et des relations fondées sur tout ce qui a été convenus et signé au niveau européen et international.

Pedro Sánchez : Je vous remercie ! Merci à la presse et merci à MM les ministres !../.../...

 



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