Nouvelles fraîches

Jeudi, 08 Avril

Conférence de presse donnée par le président du Comité national de coordination des activités de vaccination contre le SARS-CoV-2 (CNCAV), Valeriu Gheorghiță, et par le secrétaire d'État au ministère de la Santé et vice-président de la CNCAV, Andrei Baciu

Valeriu Gheorghiță: Bonjour! Merci de  participer à cette conférence de presse. Le thème de la conférence est lié au vaccin de la société AstraZeneca. Comme on le sait, au cours de cette matinée, une réunion de travail a eu lieu en présence des représentants du Comité national de coordination de l'activité de vaccination contre le COVID-19, du Ministère de la Santé, de l'Institut national de la santé publique et de l'Agence nationale du médicamentet des dispositifs médicaux de Roumanie. A l a même réunion de travail a ont également participé des experts indépendants ayant une expertise dans ce domaine de la vaccinologie. La raison de cette réunion a été liée à la conclusion du Comité de pharmacovigilance de l'Agence européenne des médicaments, qui a été communiquée le 7 avril, transmettant les questions importantes suivantes: L'Agence européenne des médicaments confirme que le rapport bénéfice-risque du vaccin AstraZeneca reste positif. On a également identifié une possible relation de cause à effet avec la formation de caillots sanguins aux caractéristiques inhabituelles, associées à de faibles taux de trombocites. Un autre élément important est lié au fait que, jusqu'au 4 avril, tous les cas rapportés au niveau européen et mondial ont été analysés, avec environ 222 cas d'événements thrombotiques enregistrés et nous nous référons ici à la thrombose du sinus veineux cérébral et à la thrombose veineuse splanchnique, circulation abdominale de plus de 34 millions de doses administrées. Toutes ces données sont équivalentes à un taux de survenue de ces événements de 0,65 pour 100.000 personnes vaccinées. La combinaison rapportée de caillots sanguins et de faibles trombocites est très rare, et les avantages globaux de la vaccination dans la prévention du COVID-19 l'emportent sur les risques de ces effets secondaires possibles. En outre, je tiens à mentionner qu'Emer Cooke, le directeur exécutif de l'Agence européenne des médicaments, a clairement indiqué que, suite à l'analyse de tous les cas signalés, les experts n`ont identifié de facteurs dee risque pour être lié de sexe, d`âage ou de  comorbidités, c'est pourquoi les indications pour l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca n'ont pas été restreintes. Pour en revenir à la situation en Roumanie, nous savons que la situation épidémiologique générée par la pandémie de COVID-19 est préoccupante, avec environ 4.500 nouveaux cas de COVID-19 et plus de 150 décès de COVID signalés chaque jour. D'après l'évolution récente de la pandémie en Roumanie, on constate que pour 100 personnes diagnostiquées avec le COVID-19, 2,5 personnes meurent. En gros, c'est le taux de mortalité enregistré à ce moment. Récemment, malheureusement, il y a eu une tendance croissante à la gravité des cas de COVID-19, y compris parmi la population jeune.

Comme le prétendent l'Agence européenne des médicaments et le Centre européen de contrôle des maladies transmissibles, la maladie COVID-19 est associée à un risque considérable d'hospitalisation, de décès, y compris d'événements thrombotiques. D`autre part, des événements thrombotiques qui ont été rapportés après la vaccination sont possibles dans de très rares cas, et les bénéfices de la vaccination l'emportent largement sur les risques qui surviennent après la vaccination, liés à ces événements thrombotiques potentiels. En tant que tel, étant donné le contexte épidémiologique en Roumanie, il est très important de continuer la vaccination contre le COVID-19 avec tous les produits vaccinaux disponibles et aux paramètres les plus élevés possibles. Il est impératif que le plus de personnes possible soient vaccinées le plus tôt possible pour mettre fin aux effets négatifs de cette pandémie. Le moment choisi pour la vaccination ou l'abandon de la vaccination peut entraîner des formes graves de maladie à la fois pour nous et pour ceux qui nous entourent.De plus, cela peut compromettre la réalisation de cette immunité de groupe, que nous voulons tous atteindre, précisément pour arrêter et réduire les effets néfastes de la pandémie. En outre, je voudrais mentionner que toutes les autorités sur le terrain et les spécialistes du système médical roumain surveillent en permanence avec une grande responsabilité et une grande attention toutes les données scientifiques disponibles, à la fois celles déjà existantes et celles à publiers sur la vaccination, les indications, profil de sécurité, efficacité et données d'efficacité, tant pour le vaccin d'AstraZeneca que pour d'autres vaccins déjà autorisés. Le fait que ce signal de sécurité ait été levé doit être aussi important que possible, car il prouve que les mécanismes de pharmacovigilance au niveau européen fonctionnent. Nous devons donc nous assurer que les experts de l'Agence européenne des médicaments surveillent de près tous les événements indésirables signalés. Ils sont analysés le plus rapidement possible. Chaque État membre notifie de manière centralisée, dans le système EudraVigilance, tous ces événements  adverses  signalés sur son territoire national. Ainsi, à la suite de la réunion de travail qui a eu lieu au cours de cette journée, ont été tirées les conclusions et recommandations suivantes. La vaccination se poursuit avec le vaccin AstraZeneca pour tous les groupes d'âge. Les personnes immunisées avec la dose 1 continueront le rappel avec le même type de vaccin. Les personnes qui, après la première dose de vaccin, ont développé un événement thrombotique ont une contre-indication à la vaccination avec le vaccin AstraZeneca. En outre, après des investigations médicales pour ces cas possibles, il sera décidé de poursuivre ou non le schéma de vaccination avec un autre type de vaccin. De plus, une chose extrêmement importante est liée à la communication et à l’information et je crois ici que chaque personne doit comprendre quels sont les signes avant-coureurs possibles qu’il faut connaître au mieux pour s’adresser aux services médicaux, pour le diagnostic et le traitement. C'est pourquoi nous développerons, en collaboration avec des collègues de l'Agence nationale des médicaments et des dispositifs médicaux de Roumanie, un matériel informatif pour toutes les personnes qui souhaitent se faire vacciner ou qui ont été vaccinées, qui montrent, brièvement et à la connaissance de tous, les signes potentiels et les symptômes d'alarme pour lesquels nous devons demander une consultation médicale. Et ici je les passerai en revue, très brièvement: il s`agit de difficultés respiratoires, de douleurs thoraciques, de gonflement, de gonflement des membres inférieurs, de douleurs abdominales persistantes, de certains symptômes neurologiques - et ici je voudrais mettre en garde - des maux de tête intenses, qui ne cèdent pas aux traitements usuels, aux traitements usuels et qui peuvent également être associés à des troubles visuels ou à l'apparition de petites taches de sang et / ou de saignements en dehors du lieu d'administration. Tous ces éléments, qui apparaissent dans les 14 premiers jours après l'administration du vaccin, sont les signes qui doivent conduire la personne à consulter un médecin. En outre, nous appelons les professionnels de la santé, mais aussi les bénéficiaires de la vaccination, à signaler, surveiller correctement tous les événements indésirables enregistrés et à pouvoir les enquêter de manière approfondie, simplement pour disposer de davantage de données en Roumanie, ainsi qu’au niveau européen. De plus, nous voulons développer un cadre unitaire et intégré pour le diagnostic et le traitement des événements thrombotiques potentiels, qui sont, nous le voyons, rapportés au niveau européen avec une fréquence extrêmement rare, c'est-à-dire que les gens doivent savoir que les événements thrombotiques en général sont des événements fréquents, on les retrouve à une fréquence de 1.400 à 1.500 cas pour 100.000 personnes par an. Ce sont donc des événements communs, rencontrés dans la pratique quotidienne, pour lesquels il existe, à l'heure actuelle, des protocoles de diagnostic et de traitement, afin que chaque service médical d'hématologie, de neurologie sache comment réagir et quoi faire dans des situations de ce genre. Par conséquent, nous voulons avoir un système intégré au niveau national, peut-être en impliquant les hôpitaux de département pour être en quelque sorte, le principal service médical auquel une personne qui pourrait développer un tel événement indésirable peut s'adresser pour la mise en œuvre de protocoles de diagnostic et traitement. Telles sont les principales choses que je voulais vous dire à propos des recommandations du groupe d'experts, concernant le vaccin de la société AstraZeneca. Je pense qu'il est important d'amplifier, au cours de la prochaine période, certains messages, à savoir - en Roumanie, la vaccination est gratuite, volontaire, n'est pas conditionnée et n'est pas obligatoire. Nous avons, pour le moment dont nous parlons, trois types de vaccins autorisés. Chaque personne, en entrant dans la plateforme de programmation, sait quel type de vaccin existe dans le centre de vaccination où elle est programmée. C'est pourquoi nous voulons la meilleure information possible et la plus précise pour tous ceux qui veulent se faire vacciner et qui doivent se faire vacciner, quel que soit le type de vaccin dont nous parlons.

  Je vous rappelle où sont signalés les effets adverses, qui sont enregistrés soit dans les centres de vaccination - pour les effets adverses immédiats qui surviennent pendant les 15 minutes de surveillance post-vaccination - ils sont rapportés directement dans le Registre électronique national des vaccinations - et peuvent également être signalés sur la plateforme de l'Agence Nationale du Médicament www.anm.ro, où se trouve un formulaire dédié à la fois aux professionnels de la santé et aux bénéficiaires de la vaccination. Et nous encourageons cette déclaration des effets secondaires, juste pour avoir accès à plus de données dans la période suivante. Merci! Je suis accompagné de M. le Secrétaire d’État Andrei Baciu, Mme la Présidente de l’Agence nationale des médicaments et des dispositifs médicaux de Roumanie, Mme Roxana Stroe, et Mme Directrice du Centre national de contrôle des maladies transmissibles en Roumanie, Adriana Pistol . Comme le temps presse, nous disposons de 40 minutes pour cette conférence, alors j'aimerais répondre à une seule question, et selon le temps qu'il nous reste, nous pouvons poser d'autres questions. Merci!

Journaliste: Veuillez me dire ce que les gens qui ont eu des réactions à ce que vous avez dit un peu plus tôt ont fait après la première dose, des maux de tête avec une vision réduite pendant plusieurs jours, mais qui ne sont toujours pas allés chez le médecin, car ils pensaient que c'était normal et ils sont restés à la maison. Je veux dire, que leur conseillez-vous de faire après le rappel?

 Valeriu Gheorghiţă: L'évolution d'une thrombose du sinus veineux cérébral est aggravée si elle ne bénéficie pas d'un diagnostic et d'un traitement corrects. C'est pourquoi un mal de tête qui persiste, qui ne disparaît ni ne s'aggrave très probablement pas n'étant pas causé par un événement thrombotique cérébral, mais il est important de consulter un médecin pour clarifier les causes de ces symptômes et, selon le diagnostic, la personne sera oui ou non vaccinée.

Journaliste: Dites-moi étant donné que, malgré ce que vous avez dit plus tôt, des centaines de milliers de personnes ont annulé ou ne se sont pas présentées pour se faire vacciner, est-il possible que l'objectif du gouvernement de faire vacciner 5 millions à la fin ne puisse pas être atteint, pour que nous puissions passer à certaines étapes de relaxation?

Valeriu Gheorghiţă: Ici, merci pour la question, je voudrais reformuler votre question et je dirais qu'en fait, 70% de ceux qui devaient être vaccinés se sont présentés et ont été vaccinés avec le vaccin de la compagnie AstraZeneca, en effet, il y a un pourcentage de 30%, qui a décidé de reporter cette vaccination, ce qui est tout à fait compréhensible; nous sommes tout à fait sensibles à l'hésitation et à l'inquiétude de certaines personnes. C'est une chose naturelle dans le contexte actuel. Il est de notre devoir d'expliquer exactement ce que nous savons pour le moment. Nous avons une transparence totale dans tout ce que nous savons, mais en même temps, nous devons dire ce que nous ne savons pas et où nous et les experts internationaux attendons des réponses. Il ne fait aucun doute que cet objectif de personnes vaccinées ne peut être atteint, car nous aurons suffisamment de doses d'autres entreprises pour garantir que cet objectif est atteint, mais cela ne signifie pas que nous n'avons pas à utiliser tous les vaccins disponibles tous ces jours dans la mesure où il y a eu des informations pour et contre, je peux vous dire qu'il y a encore un nombre important de personnes de 2.700 à 3.000 à 4.000 personnes qui souhaitent se faire vacciner. Elles ont le droit d'être vaccinées etse faire programmer  pour être vaccinées avec le vaccin de la société AstraZeneca. C'est pourquoi je pense qu'il est important d'envoyer un message le plus clair possible, dans le cas où extrêmement rarement, on voit apparaître ces événements, que la personne doit savoir quoi faire, savoir vers qui se tourner, les professionnels du domaine de la santé pour savoir quoi faire faire, comment déclarer et quel est le protocole de diagnostic et de traitement.

Journaliste: Pouvez-vous expliquer si un patient refuse le rappel AstraZeneca dans combien de temps il peut commencer un autre calendrier de vaccination ou s'il peut remplacer le rappel d`AstraZeneca par le vaccin Johnson & Johnson?

Valeriu Gheorghiţă: Le vaccin Johnson & Johnson est un vaccin basé sur un vecteur viral, il utilise pratiquement la même technologie. En ce qui concerne la combinaison de deux vaccins utilisant des technologies différentes, nous sommes complètement en dehors des recommandations scientifiques. Nous n'avons aucune donnée pour soutenir cette approche. Bien sûr, il y a des pays, comme l'Allemagne, qui ont décidé que la deuxième dose devait être administrée avec un vaccin à base d'ARN messager, mais, je le répète, nous ne disposons ni de données de sécurité ni de données d'efficacité. Même si, bien sûr, nous prévoyons qu'il n'y aura pas de problèmes de sécurité ou d'efficacité, mais nous n'avons aucune donnée disponible pour confirmer ces choses et je pense que nous devons nous méfier de prendre des décisions qui ne sont pas scientifiquement soutenues.

 Journaliste: Dans combien de temps peuvent-ils démarrer un nouveau programme de vaccination? S'ils ne terminent pas celui avec AstraZeneca, dans combien de semaines plus tard peuvent-ils commencer ...?

Valeriu Gherghiţă: Je pense que le message, en fait, doit être de continuer le calendrier de vaccination, de terminer, de compléter le calendrier de vaccination, parce que de toutes les personnes qui ont été vaccinées au niveau européen avec deux doses, aucun cas d`événements thrombotiques n`a été signalé après la deuxième dose. En d'autres termes, les experts prévoient que si les événements thrombotiques ne se produisaient pas à la première dose, ils ne se produiraient pas à la deuxième dose, d'autant plus que la fréquence des effets adverses après la première dose est supérieure à la fréquence des effets adverses enregistrés après la deuxième dose.

Journaliste: Vous avez dit qu'aucun âge n'a été identifié, ni de profil exact pour déterminer où le vaccin est contre-indiqué, étant donné qu'ils entreront dans les cabinets des médecins de famille, pourront ces médecins, connaissant le patient et tous les antécédents médicaux, faire ces contre-indications au plan personnel?

Valeriu Gheorghiţă: Le médecin est souverain dans une décision médicale, connaissant les antécédents du patient, connaissant et identifiant les indications et contre-indications de tout type d'approche médicale, y compris la vaccination. Bien sûr, tout le monde décide, en pesant les antécédents médicaux du patient, les avantages, les risques, etc. Oui, donc le médecin prendra cette décision sur la base des données actuelles.

 Journaliste: Quelles mesures concrètes avez-vous prises pour atteindre la capacité de 100.000 vaccinations par jour, dont vous et M. Cîțu nous avez parlé?

Valeriu Gheorghiţă: Les mesures sont celles qui ont été transmises à plusieurs reprises, à savoir: l'implication des médecins de famille dans la campagne de vaccination, il y a plus de 3.000 médecins de famille qui ont montré cette disponibilité dans la première étape, en fonction de l'évolution de la campagne de vaccination, nous nous attendons à ce que ce nombre augmente. De plus, le 20 avril, après le 20 avril, la campagne de vaccination commence avec des centres mobiles dans les zones rurales. Aussi, au cours du mois d'avril, je vous disais, tous les centres de vaccination prévus au niveau national seront ouverts et aussi depuis le 7 avril, la capacité de vaccination sur chaque flux a été augmentée, mais dans les rapports quotidiens nous observerons ce démarrage le 10 avril, car il est important d'avoir le temps d'aviser les personnes de la liste d'attente pour la programmation.  C'est pourquoi ces données ne se retrouvent pas dans les chiffres que nous enregistrons ces jours-ci.

 Journaliste: Alors pourquoi n'avons-nous pas encore atteint 100.000 par jour?

Valeriu Gheorghţă: Parce que cet objectif a été proposé et communiqué après la mi-avril, lorsque nous avons annoncé que tous les centres de vaccination seraient ouverts.

Journaliste: Bonsoir! Monsieur Gherorghiţă, il y a une vague de méfiance envers le vaccin produit par AstraZeneca et il y a un «va-et-vient». Là, sur la plate-forme, les gens refusent, planifient, apprennent qu'ils sont vaccinés avec AstraZeneca, refusent, puis réintègrent la liste d'attente. Dans ce contexte, que peut-on faire? Envisagez-vous que lon choisisse le premier type de vaccin pour chaque personne ou ... pour éviter ce «va-et-vient»?

 Valeriu Gheorghiţă: Je répète, à partir du 25 mars, le type de vaccin est affiché dans chaque centre de vaccination, sur une carte interactive, afin qu'on puisse être filtré en tenant compte du département, on peut sélectionner les centres de vaccination dans chaque département, on regarde quel type de vaccin possède chaque centre et lorsqu`on crée in compte on peut s`inscrire sur la liste d'attente et on peut sélectionner le centre que nous voulons. C'est la possibilité pour chaque personne d'opter pour un vaccin, de changer d'avis, de choisir un autre centre. Il y a autant de liberté que possible de ce point de vue, c'est pourquoi il y a cette plateforme, c'est pourquoi le type de vaccin est affiché, car il semble naturel qu'une personne soit informée dès le départ sur quelle liste d'attente elle se fait programmer.

Journaliste: Moi aussi j'ai une question, colonel. Si une personne a été vaccinée avec AstraZeneca et a signalé sur la plateforme qu'elle a des effets adverses, comment décidera-t-elle quel autre vaccin prndra pour le le rappel? Vous avez pris en compte ..

Valeriu Gheorghiță: Il y a deux effets adverses qui contre-indiquent, par exemple, le vaccin AstraZeneca. Le choc anaphylactique est une contre-indication absolue à prendre la deuxième dose si à la première dose on a développé cette réaction allergique sévère et l'apparition d'un événement thrombotique. Si après la première dose celal se produit, cela apparaît, cet événement thrombotique est rapporté et sera confirmé après l'analyse de cet effet secondaire, la confirmation signifiant confirmation médicale, alors  sûrement, après des investigations médicales, sera donnée cette recommandation comme pour choc anaphylactique, donc la procédure est similaire.

Journaliste: J'ai compris cela, je suis désolé, mais la question est: vous avez dit que ça va continuer, le rappel se fera avec un autre vaccin. Selon quels critères cette décision sera prise, disons avec Pfizer, avec Moderna, avec quoi que ce soit?

aleriu Gheorghiță: C`est une discussion que nous avons eue aujourd'hui dans le groupe de travail avec des experts. On considère que la survenue de ces événements thrombotiques a un substrat immunologique, c'est-à-dire que c'est une réaction de notre corps qui développe une réaction inflammatoire exacerbée et que le substrat pratique est à médiation immunologique. L'examen médical du cas signifie l'identification de certaines prédispositions à médiation immunologique, comme dans la thrombocytopénie induite par l'héparine, lorsque des anticorps anti-facteur plaquettaire 4 apparaissent. Si ce substrat est identifié, nous n'avons aucun moyen de savoir si la même réaction ne pourrait pas être induite par autres types de vaccins. C'est pourquoi cela est analysé, sera analysée l'opportunité de continuer la vaccination en premier lieu, quel que soit le type de vaccin dont nous parlons, ou - mais dans ce cas, cela sera discuté, les aspects suivants seront discutés: s`il existe ou non un substrat identifié dans le cas respectif, si la personne concernée a un risque individuel accru de développer le COVID-19 et éventuellement une forme sévère et compliquée s'elle était infectée par le SARS-CoV-2 et tout cela, comme toute décision médicale, on pèsera le risque par rapport au bénéfice. C'est donc une analyse individualisée, ce n'est pas une recommandation qui cible tous les cas et qui se fera individuellement, précisément parce qu'il s'agit de cas extrêmement rares et que chaque personne peut avoir un certain profil de facteurs de risque identifiables.

Journaliste: Plus précisément, les personnes qui ont été vaccinées avec AstraZeneca et doivent faire le rappel dans les prochains jours, comment pourraient-elles s'orienter, car jusqu'à récemment, on ne savait pas exactement quels sont les symptômes de ces événements dont vous avez parlé. Que leur recommandez-vous de faire?

Valeriu Gheorghiță: Se présenter pour la poursuite de la vaccination, effectuer la deuxième dose et surveiller, chacun de nous, qui sommes vaccinés à la fois avec la première et la deuxième dose, ces signes et symptômes d'alarme. Je le répète, demain, nous développons ce matériel informatif, qui sera disponible sur le site de programmation ro.vaccination, dans les centres de vaccination qui seront envoyés ainsi que dans les cabinets des médecins de famille. Pratiquement, ce sont les signes que j'ai mentionnés: un mal de tête important, qui survient trois jours après la vaccination et qui persiste et s'aggrave malgré un traitement régulier, qui peut être associé à des troubles de la vue; également douleur abdominale importante et persistante; douleur de poitrine; difficulté à respirer; œdème des membres inférieurs; l'apparition de taches et de ces taches hémorragiques sur la peau, en dehors du lieu d'administration, sont des signes avant-coureurs pouvant annoncer un tel événement thrombotique, mais ces signes sont communs à tous les événements thrombotiques liés ou non à la vaccination. Je le répète, les événements thromboemboliques, malheureusement, sont des événements courants, trouvés dans la pratique médicale, avec une fréquence accrue d'environ 1.400 à 1.500 cas, ce qui signifie toutes les localisations de phénomènes thrombotiques pour 100.000 personnes en un an. Il s'agit d'un taux d'incidence global cumulé. C'est pourquoi il est important d'un point de vue médical, en tant qu'éducation médicale, de savoir quels sont ces signes avant-coureurs pour quiconque, qu'il ait été vacciné ou non.

Journaliste: Bonjour. Le CEDH a décidé que la vaccination obligatoire pourrait être "nécessaire" dans une société démocratique, et je voudrais vous demander si vous envisagez cette décision ou cet avis sur la campagne de vaccination. Merci.

Valeriu Gheorghiţă: Ce n'est pas le cas. Cette question n'a jamais été remise en question. En Roumanie, je le répète, la vaccination est gratuite, volontaire et se fait avec des vaccins autorisés par l'Agence européenne des médicaments.

Journaliste: Je voudrais tout d'abord vous demander s'il existe un moyen pour les gens de faire des tests, éventuellement avant, pour voir s'ils sont sujets à de tels effets secondaires avec le vaccin AstraZeneca et si vous allez faire une telle chose?

Valeriu Gheorghiţă: L'analyse des experts au niveau international sur les 222 cas signalés n'a pas identifié de profil de risque, même si la plupart des cas concernaient des personnes de moins de 60 ans, plus fréquemment des femmes, les données montrent que les femmes étaient vaccinées plus fréquemment d'environ 60 % que les hommes, et je rappelle également qu'au niveau européen, le vaccin AstraZeneca a été utilisé chez des personnes jusqu'à 55 ans voire 60 ou 65 ans, selon les recommandations de chaque pays. C'est pourquoi nous n'avons pas décidé, les experts n'ont pas recommandé pour le moment l'imposition d'une limite d'âge, car il est possible que cette association apparente soit une coïncidence en raison de l'utilisation plus fréquente de ce vaccin dans la population jeune.

Journaliste: Je vous ai demandé autre chose. Je vous ai demandé s'il y avait une analyse.

Valeriu Gheorghiţă: Il n'y a pas de facteurs de risque identifiés, c'est pourquoi nous ne pouvons pas recommander un ensemble, un ensemble de tests à effectuer avant la vaccination.

Journaliste: Parce qu'il est encore temps, je voudrais vous poser une autre question sur ceux qui ont pris la première dose du vaccin AstraZeneca. Maintenant, ils sont réticents, ils ne veulent pas faire le rappel avec AstraZeneca, s'il y a encore cette possibilité de se faire vacciner, de continuer le schéma vaccinal avec un autre sérum?

Valeriu Gheorghiţă: Je comprends la réticence, je comprends l'inquiétude, mais prendre une décision sans donnée scientifique ne me semble pas une alternative appropriée, c'est-à-dire que je vais plutôt selon ce que je sais avec le même type du vaccin, car nous ne pouvons pas prédire quel sera le profil de sécurité et quel sera le bénéfice final après la vaccination, c'est-à-dire, pour le moment, nous n'avons même pas de données disponibles pour soutenir cette combinaison de plusieurs vaccins, même au Royaume-Uni pour les personnes de moins de 30 ans qui ont reçu la première dose, la recommandation claire est de prendre la deuxième dose avec le même type de vaccin, à savoir le vaccin AstraZeneca.

Reporter: Si vous nous permettez quelques questions de plus, s'il reste du temps, je veux vous demander de manière procédurale sur la plateforme comment programmer ceux qui ont eu ces réactions et il faut se faire vacciner avec un autre type de vaccin.

Valeriu Gheorghiţă: Nous prévoyons des cas très rares, extrêmement rares. Je vous disais que la fréquence estimée en Europe centrale est de 0,6 cas pour plus de 100.000 personnes vaccinées. Cette fréquence peut diminuer à un cas par million de personnes vaccinées en fonction des déclarations qui ont été faites, donc dans ces situations, la personne recevant le diagnostic et le traitement, qui fait l'objet d'une enquête médicale, recevra ces recommandations spécifiques, car, je le répète, la réponse est la suivante. Clairement elle ne sera plus vaccinée avec le même type, c'est à dire celui qu'il a reçu à la première dose et deuxièmement, on ne sait toujours pas si ces personnes doivent se faire vacciner ou non, car on ne sait pas si le risque de développer ces événements thrombotiques sont maintenus ou non avec un autre vaccin.

Journaliste: Une petite question. Vous avez dit que ces événements thrombotiques sont assez fréquents en médecine et le premier communiqué, le sujet était à cet égard, les maladies cardiovasculaires et ces événements sont très répandus. D`autre part, nous avons très peu de cas de vaccination AstraZeneca. On est en train d`analyser actuellement une corrélation avec les autres vaccins , étant donné qu'il y a 0, seulement 200 cas dans le monde, c'est-à-dire ceux qui ont été vaccinés avec Pfizer, Johnso & Johnson pour voir s'ils n'ont pas fait d'événements thrombotiques?

Valeriu Gheorghiţă: Je voudrais répondre partiellement à cette question et je demanderais au président de l'Agence nationale des médicaments de continuer. Premièrement, après la vaccination avec le vaccin AstraZeneca, aucune augmentation de la fréquence globale des événements thrombotiques n'a été observée dans la population. Cependant, en regardant en particulier ces emplacements d'événements thrombotiques, il y a cette fréquence légèrement plus élevée que celle que l'on trouve normalement dans la population générale. Mais oui, il y a une préoccupation particulière pour ces situations et pour d'autres types de vaccins. Je vous en prie, Madame la Présidente!

Roxana Stroe: Oui, c'est vrai. Bonjour! Tous les vaccins ont été analysés pour les événements thromboemboliques et une association possible a été trouvée entre ces types d'événements, des types particuliers d'événements, à savoir la thrombose du sinus veineux cérébral, les veines splanchniques et la thrombose artérielle. Donc sur ces types particuliers pour lesquels une incidence plus élevée a été observée, par rapport aux cas rapportés, par rapport à ceux de la population générale non vaccinés. Oui, mais les tests sont en cours, ils ne se sont pas arrêtés. D'autres données sont analysées et collectées en même temps pour tous les types de vaccins, non seulement  pour AstraZeneca.

Journaliste: S'il est encore temps pour une question, je voulais vous demander que font ceux qui ont encore peur de se faire vacciner,  faire le rappel avec AstraZeneca et pendant un moment au moins ne prennent aucune décision? Dans quelle mesure sont-ils protégés contre le COVID-19 et combien de temps ont-ils ensuite pour faire le rappel, s'ils changent à nouveau d'avis?

Valeriu Gheorghiţă: Selon le résumé des caractéristiques du produit, nous avons une période comprise entre 4 et jusqu'à 12 semaines pendant lesquelles nous pouvons faire la deuxième dose, donc en ce moment, sur la plate-forme, il y a la possibilité de reporter la dose de rappel pour un intervalle allant jusqu'à 12 semaines. Parce que cet intervalle est considéré comme optimal dans lequel la personne maintient un titre d'anticorps suffisamment élevé, et les données du Royaume-Uni ont confirmé qu'après la première dose, au moins 28 jours, une diminution significative des hospitalisations a été observée avec au moins 94% par rapport aux non vaccinés. Nous avons donc cette «plage» d’environ quatre semaines, de 8 à 12 semaines, dans laquelle tout le monde peut décider, mais notre recommandation est de continuer le calendrier de vaccination et de nous présenter à la dose de rappel, mais je voudrais dire aussi clairement, humainement, professionnellement que possible. Je comprends parfaitement cette préoccupation, je suis tout à fait d'accord avec les préoccupations et les hésitations, je ne trouve rien d'anormal ou de déplacé, c'est pourquoi notre rôle est de rassurer les gens et de présenter exactement les informations telles qu'elles sont, quelles données sont disponibles, quelle est la recommandation de l'Agence européenne des médicaments et ce que recommandent les experts, car les décisions doivent rester fondées sur des preuves, sur la base de l'expertise des scientifiques et des données qui sont aujourd'hui transmises par l'Agence européenne des médicaments, que je répète sans cesse, et je voudrais en conclure, confirme la préservation des bénéfices du vaccin de la société AstraZeneca, par rapport aux risques d'effets adverses.

Journaliste: Si vous me permettez une dernière question, s'il vous plaît. Avez-vous un bilan, de mardi à aujourd'hui, depuis l'apparition de ce scandale concernant AstraZeneca, combien de personnes ont été inscrites et retirées des listes d'attente? Y a-t-il un nombre inquiétant de personnes qui se sont retirées à la suite de ce scandale?

Valeriu Gheorghiţă: Non, cela n'existe pas.

Journaliste: Mais vous avez des données concrètes, pouvez-vous nous les fournir?

Valeriu Gheorghiţă: Ils sont similaires à ceux qui ont été présentés mardi, il y a deux jours. Il n'y a pas eu d'augmentation du nombre de personnes qui ont annulé leurs rendez-vous.

Journaliste: J'aimerais une explication de votre part, s'il vous plaît. Vous avez dit qu'il existe un risque de thrombose pour tous les vaccins, pas seulement AstraZeneca, et que cela est en cours d'analyse?

Roxana Stroe: L'analyse concerne tous les vaccins, non pas parcee qu'il y a un risque. Il est normal que tous les vaccins soient analysés pour identifier si ce risque existe ou non, par simple précaution.

Valeriu Gheorghiţă: Merci beaucoup et nous vous souhaitons une bonne journée!

 



 Răspundem cetăţenilor

qa

Una dintre întrebările frecvente este cea privind salarizarea diverselor categorii de personal. Astfel, Andrei din Bucureşti a vrut să ştie cum sunt calculate salariile...

Lire la suite-->
Barbu CatargiuApostol  ArsacheNicolae KretzulescuMihail Kogalniceanu

Les Premiers Ministres de l’histoire

Galerie des anciens Premiers ministres de la Roumanie de l'histoire

  • Galerie de photos

    Galerie de photos

    Des photos des événements et des activités auxquels participe le Premier ministre, et des activités déroulées au palais Victoria

    Lire la suite
  • Communiqués

    Communiqués

    Les communiqués de presse les plus récents sur le travail du Premier ministre et du Conseil des ministres du gouvernement.

    Lire la suite
  • Gouvernance

    Gouvernance

    La situation politique difficile à laquelle Roumanie est confrontée aujourd'hui nécessite la promotion d'un programme gouvernemental doté d'objectifs à court terme qui préparera les réformes nécessaires pour moderniser la Roumanie dans un esprit européen.

    Lire la suite
  • Conseil de Ministres

    Conseil de Ministres

    Le Premier ministre conduit le Gouvernement et coordonne l`activité de ses membres dans le respect des leur attributions

    Lire la suite