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Samedi, 13 Février

Conférence de presse du Premier ministre Florin Cîţu

Florin Cîţu: Bonjour! Comme vous le savez, nous avons eu deux jours de discussions intenses et très appliquées lors de notre visite à Bruxelles. J'ai rencontré les trois présidents, à savoir le président du Conseil européen, Charles Michel, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Parlement européen, David Sassoli. Dans le même temps, j'ai rencontré les trois vice-présidents exécutifs de la Commission européenne, à savoir le responsable du changement climatique, Frans Timmermans, la responsable du numérique et de la concurrence, Margrethe Vestager, et le responsable de l'économie, de la finance et des aspects commerciaux, Valdis Dombrovskis; ici les discussions ont été très appliquées, je vais vous dire de quoi il s'agit lorsque jrparlerai du budget. Nous avons eu une réunion avec la commissaire européenne Mme Adina Vălean, qui nous a donné de très bonnes nouvelles, ainsi qu'avec les dirigeants des principaux groupes politiques du Parlement européen, Manfred Weber, du PPE, Iratxe García Pérez, de S&D, et Dacian Cioloş, du Renew. Ce fut l'ordre du jour. Il y a eu des discussions appliquées chacune d`elles, ce ne fut pas par simple politesse.

Maintenant, laissez-moi vous parler des sujets importants que j'ai abordés en détail. Tout d'abord, nous avons discuté de la lutte contre la pandémie et de la campagne de vaccination. Nous avons présenté la situation en Roumanie, comment nous avons préparé notre campagne de vaccination et nous avons été félicités pour la manière dont nous avons préparé la campagne de vaccination. J'ai remercié la présidente de la Commission européenne pour la manière dont elle a préparé toute cette campagne, en commençant au même moment dans chaque pays; la Commission européenne a négocié au nom de tous, car sinon nous aurions eu des problèmes pour proposer le vaccin dans certains pays. Donc, la façon dont cette campagne a été préparée, de notre point de vue, était très bonne; J'ai félicité la présidente et, même s'il y a eu des syncopes au début, les choses vont de mieux en mieux. En mars, par exemple, nous recevrons 2,4 millions de doses de vaccin, un million d'AstraZeneca, 1,2 million de Pfizer et 230.000 de Moderna. À partir du mois d’avril - et c’était en fait la conclusion que j’ai eue avec Mme la présidente - les choses commenceront encore plus vite. Nous nous en tenons à l'objectif d'avoir 70% de la population vaccinée dans l'Union européenne d'ici la fin de l'été ou début septembre.

Nous avons également discuté de notre proposition de soutenir le processus de production de vaccins au niveau européen; c'est un processus qui a un objectif à moyen et long terme en tête. Le Gouvernement - par l'intermédiaire de mon conseiller en santé, le conseiller honoraire Victor Costache - est en liaison avec les représentants de la Commission, avec le commissaire Breton, pour discuter de questions concrètes sur cette question; ils ont déjà contacté. Enfin, nous avons discuté et ont été appréciés par la Commission européenne, mais aussi par le Conseil européen, les efforts que la Roumanie déploie pour soutenir la République de Moldavie. Ici, nous avons dit que nos efforts pour vacciner la population de l'Union européenne sont très bons, ils sont les bienvenus, mais si nous ne faisons rien pour aider ceux qui nous entourent à se faire vacciner, nous ne pourrons pas échapper à la pandémie. Ici, la conclusion fut unanime, que l'Union européenne aidera également les pays voisins avec des doses de vaccin et des équipements, afin que l`on se débarrasse de la pandémie.

Le deuxième sujet important: le Plan national de relèvement et de résilience. Ici, nous avons eu des discussions très efficaces avec les commissaires européens, avec les vice-présidents exécutifs. Nous avons présenté l'état dans lequel nous nous trouvons, nous avons dit que nous avions un premier projet à la Commission et nous travaillons sur la deuxième version. Les discussions ici ont eu deux aspects: premièrement, la législation doit passer par le Parlement, pour des ressources propres. Je ne sais pas si vous connaissez ce détail, mais tant que tous les pays de l'Union européenne n'auront pas ratifié cette législation sur les ressources propres, pour financer ce plan, la Commission européenne ne pourra pas émettre d'obligations, ne pourra pas attirer de l'argent et nous ne pouvons pas mettre en œuvre ce plan de relance. La Roumanie est à un stade avancé, nous avonsi envoyé au Parlement de la Roumanie et fais appel aux présidents des chambres, de cette manière, à accélérer cette procédure, afin que cette législation entre en vigueur le plus rapidement possible. Nous savons très bien que les montants sont cohérents et c'est pourquoi il est important pour nous d'attirer tous ces montants.

Nous avons présenté, également lors de cette visite, nos priorités liées aux réformes et ces réformes, pour nous, sont liées au budget de l'Etat, mais aussi au PNRR. Nous avons des réformes dans les domaines des pensions, de la paie, de l'administration fiscale et de l'éducation. Ce sont les quatre réformes majeures que nous inclurons dans le PNRR, mais elles sont également liées au budget de la Roumanie. En même temps, j`ai voulu  clarifier l'opinion des experts de la Commission européenne et des vice-présidents exécutifs concernant la grande infrastructure, car je continuais à recevoir des messages différents, si elle est éligibles ou non pour le PNRR. Et là, j'ai reçu une réponse selon laquelle la grande infrastructure se qualifie, s`il y a une période de transition vers une économie verte; nous devons être prudents lorsque nous réalisons ces projets. J'en viendrai également à l'aide que la Commission apporte en termes de projets d'infrastructure, lorsque je parlerai de l`entretien avec Mme la commissaire Vălean. Nous avons également parlé de la transition gazière. J'ai souligné que la Roumanie soutenait les objectifs climatiques de l'Union, mais j'ai dit, comme toujours, lorsque j'étais à ECOFIN, que ces efforts de la Roumanie devaient être analysés en tenant compte du contexte actuel. La Roumanie a un point de départ différent des autres pays de l'Union européenne et a besoin d'une période de transition, notamment en ce qui concerne ce raccordement au gaz des ménages. Nous avons eu la discussion avec Monsieur le Vice-président Timmermans et nous pouvons également introduire dans le PNRR le raccordement ou la distribution de gaz pour les ménages, le raccordement au gaz des ménages, pour autant qu'il représente une transition, de la façon dont ces ménages sont chauffés aujourd'hui à un chauffage, peut-être avec de l'hydrogène à l'avenir, et il est de notre devoir de réaliser ces projets.

Je parlais de la rencontre avec Mme Vălean et je dois ici vous faire savoir que Mme la commissaire m'a informé qu'elle a créé un groupe de travail, pour travailler avec l'équipe du Ministère roumain des Transports. Je pense que c'est une très bonne nouvelle. Nous avons déjà annoncé le ministre Drula au sujet de cette équipe. C'est une équipe qui va aider à préparer les projets, pour que nous n'ayons plus les problèmes que nous avions dans le passé, avoir des projets pour lesquells avons demandé à les financer, mais la Commission nous dise qu'ils n`étaient pas éligibles parce que nous n'avons pas compris comment appliquer la procédure. Ainsi, ils nous aideront à nous assurer que les projets répondent aux critères requis. Nous voulons accroître l'absorption des projets financés par l'Europe, c'est pourquoi ce groupe de travail traitera également des fonds européens et, bien sûr, nous aidera à identifier les synergies entre les fonds européens, le Fonds de résilience et le Mécanisme d'interconnexion européen.

Le budget de la Roumanie fut le troisième sujet dont nous avons discuté. Vous savez très bien que nous avons repris une situation financière-budgétaire désastreuse en 2019, avec des factures impayées, avec des dépenses qui s'étalaient sur plusieurs années, qui augmentaient chaque année. Cela a fait entrer la Roumanie dans la procédure de déficit excessif avant la pandémie, nous sommes le seul pays de l'UE; bien entendu, si nous jugions l’UE selon les mêmes règles aujourd’hui, tous les pays seraient en situation de déficit excessif. Ces règles ont été suspendues en 2020, nous ne savons pas si elles le seront en 2021. Malheureusement, la Roumanie est dans cette procédure, en raison de ces politiques désastreuses en 2017 et 2019, et nous devons montrer aux investisseurs, à la Commission européenne, aux agences de notation que nous sommes un gouvernement responsable, comme nous l'avons promis lors de la campagne électorale.

Nous avons présenté les chiffres économiques et vous verrez qu'ils sont bien meilleurs que quiconque a estimé au début de l'année, et que nous avons fait une très bonne chose dans l'économie l'an dernier. Nous avons déjà des chiffres sur la croissance du revenu net de 8,5%, nous avons des chiffres sur les investissements, par industrie, mais nous aurons également des chiffres sur la croissance économique bientôt et mes estimations montrent qu'ils seront meilleurs que quiconque a estimé cette année.

De là, nous commençons avec les chiffres pour l'année prochaine. Nous avons discuté en détail avec le vice-président exécutif Dombrovskis et savons que nous avons un soutien pour ce budget, pour cette forme de budget, pour les réformes que nous avons incluses dans la stratégie fiscale-budgétaire et nous avons un soutien pour le parcours ou pour les prévisions que nous avons concernant le déficit dans les 4 prochaines années. Nous avons déjà un message public du vice-président exécutif, je suis sûr que lorsque nous approuverons le budget sous la forme que nous avons présentée et avec cette stratégie fiscal-budgétaire, nous aurons plus de soutien public.

Nous avons également parlé de réforme de la justice. Vous savez très bien que cette année est une priorité importante pour moi pour répondre aux recommandations de la Commission européenne afin de finaliser le MCV. Ici aussi, nous avons reçu le soutien du président de la Commission européenne et du président du Conseil européen et, bien entendu, nous avons discuté de l'adhésion à l'Espace Schengen, ce qui est très important pour la Roumanie. La Roumanie remplit les critères depuis 2011, cette année encore, nous prendrons des mesures pour atteindre la finalisation du MCV et après cela, je pense que la Roumanie remplit tous les critères pour être membre de l'Espace Schengen. Tous les interlocuteurs, sans aucune exception, ont souligné la bonne coopération avec les autorités roumaines et la volonté de travailler ensemble sur tous les sujets d'intérêt pour la Roumanie. Il y a eu des discussions appliquées, de très bonnes discussions, je pense que vous avez également vu les messages des interlocuteurs. Tels furent les sujets débattus et discutés à la Commission européenne, une très bonne nouvelle pour le PNRR en termes de grandes infrastructures et de raccordement au réseau gazier, ce task force est très bienvenue dans le domaine des transports, pour la préparation du projet PNRR et, comme vous pouvez le voir, la campagne de vaccination en Roumanie fonctionne, nous sommes à la 3ème place dans l'UE, et nous sommes prêts à ouvrir 200 nouveaux centres de vaccination dans la prochaine période, afin de faire face aux nouvelles doses à venir en mars. Ce fut en général tout concernant la visite à Bruxelles.

Nous passons maintenant à la discussion sur le budget, car j'ai vu, pendant ces deux jours où j'étais parti, beaucoup de discussions dans l'espace public sur le budget, avec des interprétations erronées de mon point de vue. Je voudrais repartir de zéro, voir comment nous avons établi ce budget, sur quoi nous nous sommes fondés? Tout d'abord, nous sommes basés sur une dure réalité: nous arrivons après plus trois ans de gouvernance PSD et un an de pandémie. Pendant cette période, les dépenses ont augmenté, bien sûr, sans aucun lien avec la durabilité ou la croissance économique entre 2017 et 2019, et pendant l'année pandémique, nous avons dû augmenter les dépenses parce que nous étions dans une situation difficile, alors que l'économie stagnait ou diminuait. Il doit être très clair pour tout le monde ce que fait un budget et ce que ce budget fera. Un budget alloue aux secteurs de l'économie les ressources dont nous disposons par le biais des impôts.

J'ai toujours dit que je souhaite allouer plus de ressources aux secteurs où nous avons un rendement plus élevé, car ce n'est qu'ainsi que nous pourrons avoir des recettes budgétaires plus élevées à l'avenir et être en mesure de soutenir des dépenses sociales plus élevées. Dans le même temps, j'ai dit dès le début que je n'acceptais pas de maintenir dans le budget ou de soutenir par ce budget les malheurs adoptés par le PSD entre 2017 et 2019. J'ai voté contre eux au Parlement roumain, comment pourrais-je les soutenir aujourd'hui de cette position? J'étais contre eux à l'époque, je suis contre eux aujourd'hui. En même temps, si quelqu'un s'imagine que nous pouvons garder ces malheurs dans le budget et inscrire notre budget dans notre programme dde gouvernance, c'est faux. Nous n'avons aucun moyen, nous n'avons pas d'espace. Afin de créer un espace pour notre programme de gouvernance, pour le programme de la coalition, pour le programme de centre-droit, nous devons éliminer ces malheurs. Et j'ai commencé et je reste fermement sur cette position pour supprimer du budget les mesures qui ont été approuvées dans la période 2017-2019, purement populistes, et nous ne garderons pas ces choses dans le budget. Ainsi, à travers ce budget, nous réparons la tromperie faite par PSD dans la période 2017-2019. De plus, je voudrais faire une petite parenthèse ici et nous devrions tous remarquer l'hypocrisie de Ciolacu et de ceux du PSD. Ces personnes se plaignent du budget roumain à la Commission européenne depuis plusieurs mois. Les mêmes personnes qui, il y a quelques années, étaient bouleversées lorsque nous nous sommes plaints à la Commission européenne. Ce n'est pas le problème avec ces plaintes. Je préférerais de M. Ciolacu, comme je l'ai fait en 2019, et comme je l'ai demandé dans la période 2017-2019, au camarade Ciolacu, j'attendais qu'il m'appelle. J'aurais sacrifié un jour, deux, de ma vie, j'aurais gaspillé ce temps et je lui aurais expliqué comment c'est avec le budget. Oui, je sais, c'est plus difficile, mais je lui aurais expliqué le budget, plutôt qu`ilécrive des lettres à la Commission européenne. Alors, camarade Ciolacu, quand vous aurez le temps, appelez-moi. Je ferme la parenthèse. Dans le même temps, j'ai vu des discussions sur certains budgets, et ici les contradictoires, dans certaines discussions, dans lesquelles sont entrés mes collègues de la coalition, membres de ce cabinet. Je reste ferme sur ce que j'ai dit, nous ne pouvons pas financer les malheurs causés par le PSD et j'ai été désagréablement surpris quand dans certaines discussions avec mes collègues, membres du cabinet, j'ai vu un plus grand soutien aux subventions, à certaines entreprises avec des pertes, qu'àque pour les investissements. Je n'accepte pas une telle chose. Nous avons demandé un programme de réforme pour les entreprises publiques, il n'est pas encore venu et nous l'introduirons ensuite dans la loi du budget. Et il y a quelques autres choses que nous allons introduire, jusqu'à ce que nous arrivions à la loi du budget. Il y a eu des discussions sur ce budget avec les ministres, tous les ministres voulaient plus d'argent. Au départ, les demandes s ministères représentaient 49 milliards de lei de plus que ce que nous avions. Exactement ce dont j'avais peur, nous mettons notre budget au-dessus du budget PSD et faisons un budget plus important. Totalement faux, non, ce n'est pas ainsi que nous pouvons avancer. Tous les ministres voulaient donc des budgets plus importants que les années précédentes. Nous n'avons eu que quelques exceptions, au MAE, au Secrétariat Général du Gouvernement et au Ministère des Finances, où il y a eu  de l'argent pour les élections générales, etc. Nous avons largement répondu avec des budgets plus importants que l'an dernier pour tous les ministères, donc nous avons des budgets plus importants que l'an dernier dans presque tous les ministères. Je vous ai dit les trois exceptions. Mais maintenant viennent mes attentes, pour les ministres, pour les membres du cabinet. Et c'est une question de performance, d'efficacité et à travers ces allocations j'aimerais voir qu'il y ait un suivi et je les annonce ainsi qu'en milieu d'année on va faire une évaluation, il y aura des indicateurs, on va utiliser des indicateurs intermédiaires et en milieu d'année nous ferons l'évaluation en termes d'exécution budgétaire, parce que j'ai vu ce film les années précédente aussi, quand nous nous battons pour un très gros budget en cours d'année, mais que l'exécution budgétaire est désastreuse au milieu de l'année. Et cette année, j`ai vu des discussions dans l'espace public, je ne sais pas combien étaient vraies, combien ne l'étaient pas, mais si elles sont vraies et que nous parlons de votes au Parlement pour soutenir le budget ou de démissions, nous discuterons aussi lors de la rectification du budget en milieu d'année, de l'exécution du budget, avec des mandats sur la table alors. J'ai accepté d'augmenter le budget, il y a de grosses dépenses à supporter, mais j'aimerais aussi voir des exécutions, je veux voir des performances, je veux voir cette réforme des entreprises publiques aussi. Et comme je n`ai pas encore reçu de programme de restructuration pour ces entreprises, nous le ferons par le biais de la loi du budget. Et en ce moment, on nous dit que les ministères travaillent sur ces mesures concrètes. Je vous dis ceci: la politique salariale en 2021 pour les opérateurs économiques est prévue dans le projet de loi, comme chaque année. Nous avons plafonné les dépenses salariales pour 2021 au niveau de celles de 2020 pour tous les opérateurs économiques prévus dans ce projet de loi. Il n'y a que quelques exceptions, liées à ceux qui ont des augmentations, telles que l'augmentation du salaire de base brut minimum dans le pays garanti en paiement, mais uniquement pour le personnel visé par ces règlements. Et je fais savoir à tout le monde que je n'attendrai pas le milieu de l'année, quand on viendra me montrer qu'on n'a fait aucune réforme et ensuite on me diront que nous devons payer ces subventions ou salaires parce que c`est prévu dans le Loi sur la salarisation. Non, ils on a jusqu'au milieu de l'année pour lancer le programme de réforme pour pouvoir disposer de budgets supplémentaires.

Et j'ai vu une dernière chose dans l'espace public, liée à l'augmentation du personnel de l'administration publique. Et il y en a, il est vrai, dans le domaine de l'éducation 9.000 et de la santé, et là j'ai les explications de mes collègues, je vous le dirai tout de suite: dans l'enseignement universitaire 1.200 augmentations d'emplois, peu en ont été accordées l'année dernière par des arrêtés du  gouvernement, compte tenu de la pandémie. Donc, ces augmentations de salaires ont été dans la santé et l'éducation, nous pouvons vous donner plus de détails, vous savez très bien que dans ces secteurs, il était nécessaire, étant donné que dans la santé nous avons embauché des employés temporaires, dans l'éducation on avait passé au système en ligne.

Un peu sur le budget et ensuite nous répondons aux questions. Vous avez déjà vu les macro-indicateurs, je ne reviens pas sur ce chiffre. Je voudrais ajouter quelques détails. En 2020, 16,13 milliards de lei ont été dépensés pour lutter contre les effets générés par la pandémie COVID-19. (...) Ces mesures sont prolongées en 2021. Il y a eu encore des mesures de 3 milliards de lei l'an dernier dans le budget, que l'on ne retrouvera pas cette année, les soi-disant ponctuelles, l'organisation des élections locales, générales et des compensation pour la sécheresse. Nous ne les avons pas dans notre budget cette année. Dès le départ, la construction du budget pour 2021 a été complétée par rapport à 2020 avec les montants nécessaires au paiement des pensions et allocations, s'élevant à 10,4 milliards de lei, donc, dès le début, sans aucune discussion sur le budget, les dépenses augmentent naturellement, 8 milliards pour les pensions et 2,4 milliards de lei d'allocations publiques pour enfants. A par t cela, il y a des dépenses supplémentaires de 5,7 milliards de lei d'intérêts et de contribution à l'UE, des investissements de plus de 8,2 milliards de lei et un impact sur le déficit des mesures COVID de 8,42 milliards de lei, donc tout cela fut dès le début. Nous avons déjà parlé d'ajuster le déficit de l'ESA, mais nous en reparlerons plus tard.

Je voudrais parler un peu des investissements, car, comme nous l'avons promis depuis le début, ce budget est un budget qui sera axé sur les investissements. Ce n'est que par l'investissement que nous pouvons faire croître l'économie, nous pouvons augmenter les recettes budgétaires et nous pouvons nous permettre une augmentation des retraites ou des dépenses sociales. Sinon, il n`y a pas d`autre formule, la formule brevetée par le PSD est une formule en faillite, qui nous a amenés à ce point actuellement, et nous ne ferons pas la promotion d'une telle formule. Les rojets d'investissements, des montants records de 61,4 milliards de lei, 5,5% du PIB., voilà donc les montants. J'ai vu une autre discussion sur le Ministère de la Santé, dans l'espace public, et je tiens à vous dire que j`en suis surpris. Je pense qu'après tant d'années, nous devons savoir lire une feuille de budget. En termes de santé, donc, au Ministère de la Santé, il y a 11,4 milliards de lei. L'exécution de l'année dernière est de 10,7 milliards de lei, en 2019, 9,2 milliards de lei, donc cette année il y a au Ministère de la Santé plus de 2,2 milliards de lei. Maintenant, si je regarde l'ensemble du secteur de la santé, y compris les hôpitaux, et la Maison de la Santé, nous avons 56,9 milliards de lei cette année, 4,7 milliards de lei de plus qu'en 2019, donc voici plus d'argent. L'année dernière, bien sûr, ces dépenses étaient ponctuelles, je ne peux pas regarder un budget, j'ai vu les dépenses que nous avons faites l'année dernière parce que nous étions en crise, je ne peux pas les inclure cette année aussi. Mais par rapport à une année normale, comme 2019, nous avons plus de 4,7 milliards de lei, donc je ne vois pas comment il ressort dans l'espace public qu'il y a moins d'argent pour la santé. Le Ministère de la Santé a plus d'argent, c'est simple, et tout le secteur a plus d'argent. Il faut aussi parler du secteur de l'éducation, il a plus d'argent. Mais je pense que nous pouvons en discuter encore.

Il n'y a qu'une très brève discussion sur les salaires, car j`ai vu que cela est également apparu dans l'espace public et je veux que l`on voit exactement ce que signifient les salaires dans le secteur budgétaire et quel est leur montant. Ainsi, dans l'analyse effectuée sur le critère du personnel à partir de 2020, l'enveloppe salariale est de 109,5 milliards de lei, les primes aux conditions de travail et la rubrique «Autres primes» valent 9,8% de l'enveloppe salariale totale. Selon l'article 25, paragraphe 1, de la loi 153 de 2017, la partie variable du salaire comprend également des indemnités, primes et autres suppléments, qui ne doivent pas dépasser 30% du montant du salaire de base au niveau d'un établissement public. Je tiens à vous rappeler que ni moi ni mes collègues du PNL n'avons voté pour cette loi. Donc, nous n'appuyons pas cette forme de loi et, par conséquent, nous sommes venus en public et avons dit que nous ne soutenons pas les augmentations qui sont accordées sur toutes sortes de critères, mais aucune sur des critères de performance. Si l'on prend la partie variable de l'enveloppe salariale, on voit qu'elle était de 26,7 milliards de lei en 2020, soit environ 24,4% de l'enveloppe salariale totale. Et il y a des informations que je vous donne, à avoir pour l'avenir. Je m'arrête là. En même temps, une chose: cette année, j'attends des investissements, comme l'année dernière, et l'année dernière a été une très bonne année, une année record, où les investissements ont été financés, par la moitié, des fonds européens, je m'attends à la même chose cette année, car c'est ainsi que les investissements ont été budgétisés. Les fonds européens doivent être attirés le plus tôt possible, et c'est pourquoi nous avons besoin de ce budget le plus tôt possible, immédiatement. Je m'arrêterai ici, s'il y a des questions. Merci,

Journaliste: - Bonjour! Mioara Costin, Realitatea PLUS. Parce que vous parliez d'investissements, je voudrais attirer votre attention sur certains chiffres du budget: 61 milliards de lei ont été alloués pour les investissements, en même temps pour l'assurance sociale nous donnons 149 milliards de lei, et pour les salaires du secteur public 105 milliards. lei. Plus précisément, nous consacrons 22% du PIB aux assurances sociales et aux salaires du secteur public. Vous êtes toujours un gouvernement libéral, je veux vous demander si vous ne considérez pas que l'écart entre ce que nous allouons pour les investissements et combien nous dépensons pour les pensions et les salaires des fonctionnaires n'est pas très grand?

Florin Cîţu: Je comprends que vous attirez mon attention sur les investissements, mais en fait, vous me posez des questions sur les dépenses de personnel et d'assistance sociale.

Journaliste: Je voulais que vous fassiez une comparaison.

 Florin Cîţu: L'idée est la suivante, je l'ai dit depuis le début, nous avons augmenté les dépenses d'investissements par rapport à l'année dernière, l'année dernière l'exécution était de 53,2 milliards, cette année nous en avons 61,4 milliards, donc nous montrons clairement la direction que nous allons prendre. En ce qui concerne les dépenses dont vous parlez, nous avons maintenu les dépenses salariales du personnel au niveau de décembre 2020, nous n'en effectuons donc aucune réduction; à l'aide sociale, bien sûr, les pensions qui ont augmenté l'an dernier et les allocations y sont incluses et, je vous l'ai dit depuis le début, il y a 10 milliards de lei dans le budget en plus de ces dépenses. Cette année, nous réécrivons la loi sur le salaire unitaire et partons de là. Je ne suis pas d'accord, je n'ai pas été d'accord avec cette loi, je ne l'ai pas votée au Parlement de la Roumanie, je ne suis pas d'accord pour soutenir les aberrations que le PSD a votées au Parlement roumain et il était clair qu'elles ont mené la Roumanie dans le mauvaise direction et affaibli la stabilité budgétaire de la Roumanie, je ne dis plus quelles anal ;yses je recevais des agences de notation, respectivement, sur la loi sur les retraites ou la loi sur les salaires, qui ne sont pas viables, que la Roumanie peut entrer dans l'incapacité de payer et ainsi de suite. Au moment où j'ai arrêté ce désordre, vous avez vu comment le ton de ces agences de notation a changé.

Journaliste: En ce qui concerne les salaires des fonctionnaires, si ce gouvernement reste au pouvoir dans les années à venir, avez-vous également l'intention de geler les salaires des fonctionnaires au niveau de l'année dernière ou pensez-vous à certains critères de performance?

Florin Cîţu: C'est une très bonne question et je voulais dire au début: je pense que l'erreur que beaucoup font aujourd'hui est de considérer ce gouvernement comme un gouvernement à court terme. Non, c'est un gouvernement de quatre ans, c'est une coalition de quatre ans. Ce budget pour 2021 est celui qui nettoie et c`est ce je demande à mes collègues, d'être patients, car les prochaines années viendront, avec plus d'investissements. Ce qu'il adviendra du salaire dans le secteur budgétaire, nous le saurons exactement après avoir adopté la loi sur le salaire unitaire. Un groupe de travail est déjà formé à cet égard et, comme vous le savez très bien, je vous l'ai dit plus tôt, il y a quatre réformes: la loi sur les retraites, le système des retraites, la paie, l'éducation et l'administration fiscale, que nous entreprendrons cette année. . Ce sont des choses que nous avons déjà acceptées et présentées à la Commission européenne et nous avons reçu des avis favorables dans ce sens, ce sont des choses que les gens attendent en Roumanie depuis 30 ans. Nous les ferons cette année. Je sais qu'il y a un risque politique pour le Premier ministre qui assume une telle chose. Je sais qu'en ce moment, de nombreux dirigeants politiques se retirent, car faire des réformes est compliqué, il faut un engagement et personne ne veut s`y engager. J'assume cela avec tous les risques politiques, même si je sais qu'au Parti National Libéral, où j'agis comme vice-président, il y aura un congrès et il y aura des candidatures aussi. Ce risque ne m'intéresse pas, je prends ce risque et je passe à autre chose, quel que soit le coût que je pourrais payer à ce congrès, pour n'importe quel poste que j'y occuperais. Merci.

Journaliste: Vous vous présenterez au Congrès, voulez-vous nous le dire?

Florin Cîţu: Je suis le vice-président du PNL, vous vous rendez compte que nous voulons tous nous présenter au Congrès.

Journaliste: Sur le budget de la santé ...

Florin Cîţu: Avez-vous une autre question?

Journaliste: Si possible.

Florin Cîţu: D'accord.

Journaliste: En ce qui concerne le budget de la santé, car il y avait ces controverses dans l'espace public, je voudrais vous demander si le ministre de la Santé vous a demandé un certain budget, s'il a exprimé son mécontentement à l'égard du budget alloué.

Florin Cîţu: Je vous ai dit que tous les ministres voulaient des budgets plus importants, car il était très simple de mettre le budget que vous voulez, votre programme de gouvernement, sur le programme PSD, seulement nous allions, comme je vous l'ai dit, à 15% -16 % du PIB. J'ai accepté d'augmenter la plupart des budgets, à l'exception des trois que j'ai mentionnés: le MAE, le Mystère des Finances et le Secrétariat Général, mais maintenant je veux des performances et je veux voir l'exécution du budget; si aucune exécution budgétaire n'a lieu, nous en discuterons autrement au milieu de l'année.

Journaliste: Bonjour! Dorian Nicula, de l'Agence de presse Quick News. Quand pouvons-nous voir le premier vaccin produit en Roumanie contre le COVID? Dans combien de temps?

 Florin Cîţu: Je ne sais pas cela, je vous ai dit qu'il y a des discussions - et très bien accueillies par la Commission européenne. J'ai transféré ces discussions à mon conseiller. Il s'agit (...) de ce que la Roumanie peut faire dans ce domaine. Il y a des discussions techniques sur la manière dont la Roumanie peut aider. Pour autant que je sache, deux pays ont répondu à la demande de la Commission européenne, la Roumanie étant l'un d'entre eux.

Journaliste: Dans combien de temps pouvons-nous voir les rapports sur les incendies de "Matei Balș" et Piatra Neamț? Car M. Vlad Voiculescu a annoncé dans l'espace public qu'il les présenterait prochainement. Cela fait presque trois semaines depuis cette conférence de presse et nous n`avons pas vu les rapports.

Florin Cîţu: Je ne les ai pas encore reçus moi  non plus. Nous les attendons.

Journaliste: Silvian Trandafir, Metropola TV. Dans quels domaines les fonds alloués prévus à cet effet dans la loi de finances seront-ils investis en priorité?

Florin Cîţu: Infrastructure. Donc, chaque fois j'ai dit que nous avons besoin d'une infrastructure. Je m'assure que ces projets sont également dans le PNRR, mais l'allocation de cet argent est à l'infrastructure. Lors de la dernière réunion, j'ai vu quels projets sont financés tant par le biais du Ministère des Transports, que par le biais d'autres ministères, j'ai une liste de ces projets. J'ai demandé au Ministère des Transports de voir la corrélation avec le programme de gouvernance pour la prochaine réunion du gouvernement.

Journaliste: Vous avez été ministre des Finances, je vous demande quelles conséquences pourrait avoir un pays comme la Roumanie, qui n'a pas d'industries pour se soutenir en grande parti seul, dans la nouvelle façon d'investir dans les crypto-monnaies et de retirer automatiquement de grosses sommes de l'économie?

Florin Cîţu: Je ne vois pas de grand danger ici. La Roumanie a des investissements et c'est ce que nous allons essayer, à travers ce que nous faisons cette année. En abrogeant certaines lois que le PSD a adoptées l'année dernière, nous autoriserons les investissements étrangers à venir en Roumanie et vous verrez plus d'investissements étrangers en Roumanie. L'année dernière, la Roumanie, même si les estimations avaient commencé, qu'elle diminuerait à 9, souvenez-vous que nous étions les derniers, vous verrez les chiffres et vous verrez qu'ils étaient meilleurs que ce à quoi on s'attendait. Ce que nous avons fait l'année dernière a porté ses fruits, les revenus ont augmenté en temps de crise, la plus grande crise des cent dernières années, le revenu brut net moyen a augmenté de 8,5%, l'inflation a baissé, donc l'intérêt est en baisse; nous avons réussi à gérer l'économie en période de pandémie. S'ensuit une période de nettoyage et de croissance, en 2022-2023. Nous grandissons également cette année, mais vous verrez que le taux de croissance augmentera à partir du milieu de cette année.

Journaliste: Bonjour! Vlad Ungar, Antena 3. Monsieur le Premier ministre, étant donné la situation économique de la Roumanie et l'objectif de 7% de déficit, je vous demande si vous avez contacté le Fonds monétaire international pour un accord de prêt?

Florin Cîţu: Non, jamais. Et je vous le dis, l'année dernière, nous avons réussi à financer - et c'était une première - financer un déficit de 9,8% du PIB sans aucune institution internationale. Nous sommes allés sur les marchés internationaux, à chaque fois nous avons emprunté moins cher que le faisaient les membres du PSD en période de croissance économique, sans crise, et nous avons clairement indiqué que nous étions un gouvernement crédible. Nous continuons exactement ce que nous avons commencé l'année dernière. Nous continuons dans la même direction et nous n'aurons pas de problèmes de capacité de payer. Nous avancerons si nous nous en tenons au programme de réforme. Dès que nous déraillerons du programme de réforme et que nous redeviendrons politiciens, nous aurons des problèmes.

Journaliste: Considérant que vous avez pris des mesures pour réduire les salaires, gels ...

Florin Cîţu: Non, je vous corrige, aucun salaire n'a été réduit. Aucun salaire n'a été réduit.

Journaliste: ... restructuration du système budgétaire. Je me demande pourquoi vous n'allez pas contre les deux banques qui ont des dettes envers l'État de 250 millions d'euros. N'est-ce pas un double standard car vous n'allez pas contre eux?

Florin Cîţu: Ce n'est pas le cas. Je sais que cette procédure est actuellement au Parlement de la Roumanie, c'est la décision du Parlement de ;la Roumanie. Nous appliquerons la décision du Parlement de la Roumanie.

Journaliste: Voulez-vous présenter votre candidature à la présidence du Parti National Libéral?

Florin Cîţu: Non, il est trop tôt pour discuter d'une telle chose. Je viens de vous dire qu`à l`heure actuelle, non. Je prends tout risque politique pour amener la Roumanie à aller dans la bonne direction, tout coût politique, quoi qu’il en soit.

Journaliste: Quelles critiques avez-vous adressées à M. Ludovic Orban, concernant le Plan national de relance et de résilience, lors de la réunion avec vos collègues du PPE?

Florin Cîţu: Aucune critique, je n'ai pas critiqué le Plan national de reconstruction et de résilience, au contraire, j'ai dit que c'était un premier projet envoyé à la Commission européenne, j'ai reçu des recommandations de la Commission européenne, nous l'améliorons, dans le sens que tant la Commission que le Parlement, après plusieurs discussions, ont commencé à être plus flexibles et c'est pourquoi nous parlons de l'introduction de ces réseaux de gaz pour connecter les ménages, la grande infrastructure. Je n'ai donc eu aucune critique. C'est un bon plan, qui est en cours d'élaboration, nous avons besoin d`un très bon plan pour que la Roumanie attire tout cet argent.

Journaliste: Bonjour! Diana Sandru, Aleph News. Après l'évaluation de la première semaine après la réouverture des écoles, quelles mesures concrètes seront nécessaires pour la sécurité sanitaire?

Florin Cîţu: Sachez que je n'ai pas vu de mauvais changements dans la situation. J'ai même vu aujourd'hui que nous nous maintenons, avec ces indicateurs que je suis, dans une bonne zone. J'ai également vu des nouvelles selon lesquelles les hôpitaux COVID ne sont qu'à moitié pleins. Donc, cette nouvelle panique, qui arrive depuis des mois, ne s'est pas matérialisée. Nous vivons dans le même film où nous avons été attaqués que l'économie ne fonctionne pas. L'économie se portait très bien l'an dernier. Nous avons réussi à performer malgré toutes les critiques. C'est ce que vous voyez ici. Il faut savoir que nous avons été félicités par l'Union européenne pour la façon dont nous avons géré, et le gouvernement précédent a également géré la pandémie avec M. le président, mais aussi pour la campagne de vaccination.

Journaliste: Et aussi, quel est le plan de cette année pour redémarrer l'économie? Quel sera le lien entre la campagne de vaccination et les mesures de soutien aux entreprises et quelles mesures comptez-vous prendre?

Florin Cîţu: Vous savez très bien que cette année, une grande partie des mesures que nous avons prises l'année dernière concernant l'environnement des affaires se prolongent. Kurzarbeit, par exemple, est une mesure qui demeure, il y a des mesures pour soutenir les PME, les PME Invest et les autres viendront également à la réunion du gouvernement. Nous attendons les approbations, mais elles se poursuivront également cette année. En même temps, je pense que nous devons considérer cette économie comme sortant d'une période de crise. Oui, c'était la crise de l'année dernière, mais si nous restons dans le même sens, dans le même sentiment que nous sommes toujours dans la crise de l'année dernière, d'autres  prendront les devant de nous. Nous devons faire tourner les moteurs. La Roumanie fait un effort en termes de déficit budgétaire, mais je vous dis que cela ne suffit pas. L'Union européenne avait des déficits budgétaires moyens de 13% l'an dernier, la plupart des pays enregistrent des déficits de 6% ou inférieurs à 6%. Cela peut donc être fait. Nous ne le faisons pas encore, parce que nous avons une économie qui passe par une réforme, nous avons besoin de cette réforme et nous avons demandé que la vitesse d'ajustement du déficit en Roumanie soit un peu plus lente que dans d'autres pays. Sinon, on nous aurait demandé de passer à 6%.

Journaliste: Bonjour! Roxana Zamfirescu, Télévision roumaine. Une première question, Monsieur le Premier Ministre, concernant la vaccination des enseignants en éducation. Il existe toutes sortes de variantes, de scénarios, que cela commence le 1er mars, avec des équipes mobiles ou non. Avez-vous un plan concret pour le moment? Qu'arrive-t-il à la vaccination des enseignants? Cette date est-elle confirmée le 1er mars et comment cela se fera-t-il?

Florin Cîţu: Donc, les professeurs sont, en ce moment, vaccinés. Beaucoup d'entre eux sont en cours de vaccination. Si on parle de ce qui se passe après le 1er mars, il y aura 200 nouveaux centres de vaccination, on aura d'autres vaccins et oui, ils seront utilisés pour les zones, je dis, rurales et ce type de vaccination avec des centres mobiles, mais dans les autres nous aurons des centres dans les villes, mais peuvent être séparés. Je dois parler à M. Gheorghiţă pour voir exactement laquelle des options est la meilleure, mais la bonne nouvelle est que nous avons 2,4 millions de doses à venir en mars seulement. Cela signifie que 1,2 million de personnes ont été vaccinées en mars seulement.

Journaliste: Et avec ces doses, les donnez-vous la priorité, par exemple, aux enseignants ou à certaines autres catégories ou restez-vous sur le modèle actuel?

 Florin Cîţu: Si nous avons aussi les confirmations pour avril, comme elles le sont maintenant, nous pouvons rester comme avant, car une vaccination beaucoup plus rapide commencera et nous passerons à cet objectif de cent mille vaccinations par jour. Il faut voir  quel est le calendrier pour mars et avril. Pour l'instant, je dis que la bonne nouvelle est qu'en mars nous recevrons 2,4 millions de doses de vaccins.

Journaliste: Et vous avez dit qu'au milieu de l'année vous discuteriez avec les mandats sur la table de l'exécution du budget. Je voudrais vous demander, concrètement, à quoi vous vous attendez lorsque vous faites ce bilan et comment vous réussirez à vous imposer dans la coalition, sachant qu'un parti n'a pas le droit de dicter aux membres du gouvernement d'un autre parti. Comment réussirez-vous à convaincre, par exemple, ceux de l'USR-PLUS ou de l'UDMR, quand vous constaterez que le ministre n'a pas fait ce qu'il devait faire?

Florin Cîţu: D'accord, ici je pense qu'il y a des choses que nous ne comprenons pas sur le fonctionnement d'une coalition. Nous avons pris des décisions et nous avons un programme de gouvernance. Nous devons le respecter. Il ne s’agit pas d’USR, d’UDMR ou de PNL. Il s'agit de la performance du Gouvernement de la Roumanie. Il y a de l'argent alloué. On ne peut pas se moquer de l'argent, parce que - ce que vous devez comprendre - nous allouons plus de ressources à ce budget, parce que les ministres ont demandé qu'ils auront besoin d'argent pour le dépenser. Cet argent supplémentaire signifie également un déficit plus important. Cela signifie que nous empruntons avec intérêt. Je ne veux pas me moquer de l'argent des Roumains. Si je n'ai pas eu une exécution parfaite en milieu d'année, j'ai besoin de savoir pourquoi, car nous payons des intérêts sur cet argent que nous empruntons, et l'idée du mandat sur la table ne vient pas de moi. Nous avons vu que nombreux sont ceux qui veulent lier leur mandat et leurs votes au Parlement à un budget. Très bien, nous le lions également à l'exécution.

Journaliste: C'est, concrètement, si un ministre ne remplit pas ce qu`il devait faire pour le milieu de l'année et qu'il n'y a pas d'exécution budgétaire ...?

Florin Cîţu: Nous verrons alors.

 Journaliste: Serez-vous en mesure d'exiger sa démission?

Florin Cîţu: Attendez une minute. Vous savez très bien à quoi ressemble la Constitution roumaine, oui?

Journaliste: Je sais.

Florin Cîţu: Donc, ça n'a rien à voir avec les partis politiques, comment faire /.../, mais ce n'est pas ce dont nous parlons maintenant. Je veux voir la responsabilité et l’engagement non seulement lorsque nous demandons de l’argent au budget, mais aussi lorsque nous exécutons le budget. C'est ce dont nous parlons. C'est pourquoi il s'agit d'indicateurs, tout comme au PNRR, car au PNRR il y aura des indicateurs à moyen terme. Vous atteignez cet indicateur, vous recevez l'argent de la Commission européenne. Sinon, vous n'obtenez pas l'argent. Cela fonctionnera également au sein du gouvernement. Merci!

Journaliste: Monsieur le Premier ministre, hier, le ministre de la Santé, Vlad Voiculescu, a déclaré qu'il y a encore des négociations concernant le budget du Ministère de la Santé et a donné comme argument que seules les dépenses liées à la pandémie entraîneraient des coûts de plus de 6 milliard. Y a-t-il d'autres négociations ou tout est-il cloué?

Florin Cîţu: Je vous dis maintenant que je faisais partie du gouvernement l'année dernière et que j'ai aussi eu ces négociations avec chaque ministre de la Santé et, à chaque fois, les estimations des fonctionnaires du Ministère de la Santé étaient beaucoup plus élevées. Je ne veux pas dire maintenant combien d'argent j'ai dû reprendre l'année dernière au Ministère de la Santé, car l'exécution du budget n'a pas été faite. Je ne veux pas accepter ce que nous avons souffert l'année dernière. Je ne veux pas allouer des ressources, les emprunter, payer des intérêts, puis les rendre à la fin de l'année. Je vous dis que, tel qu`il est le budget aujourd'hui, c'est un budget valide et les prévisions peuvent être nombreuses. Mais nous avons aussi de l'argent pour payer les vaccins, car ils viennent en fonction des factures, nous avons aussi de l'argent pour les centres de vaccination et ainsi de suite. Cependant, s'il y a des dépenses supplémentaires imprévues au cours de l'année, il y a une réserve dans le Fonds de réserve du Gouvernement à partir duquel nous pouvons effectuer ces paiements. Mais d'ici là, je vous dis que ce à quoi ressemble le budget aujourd'hui est exactement ce qu'il faut. Quant aux estimations, je vous l'ai dit, quand il y a eu des discussions en début d'année, sur le budget, les ministères sont venus avec des demandes de 49 milliards de lei. Ridicule, ridicule, dans une année de réforme.

Journaliste: Et comme on vient de parler de Balş, avez-vous reçu ce rapport? Il devait être prêt dans deux semaines. A également demandé le collègue Vlad. Vous ne l'avez pas reçu?

Florin Cîţu: J'ai dit pas encore. Non non.

Journaliste: D'accord, avons-nous tout ce dont nous avons besoin pour la campagne de vaccination? D'autres vaccins arrivent en mars, mais avons-nous en Roumanie ce dont nous avons besoin? Je parle ici d'acquisitions.

Florin Cîţu: Nous sommes à la 3e place de l'Union européenne. Nous sommes classés 14e au monde. Pensez-vous que la campagne n'ait pas fonctionné? La campagne en Roumanie fonctionne parfaitement. Nous sommes félicités dans l'Union européenne pour un pays qui n'a ni les ressources de l'Allemagne ni de la France. Nous avons réussi à avoir une très bonne performance et je vous garantis que dans la prochaine période ce sera la même chose.

Journaliste: Je vous pose la question, car l'ONAC a fait des achats et, si vous l'avez vu, toutes les seringues que vous avez achetées ne sont pas arrivées et il y en a d'autres qui ont des problèmes là-bas. Il y a eu également des problèmes à l'ONAC l'année dernière.

Florin Cîţu: Oui, il y a eu des problèmes. Chaque fois qu'il y avait des problèmes et s'il y avait des problèmes de nature criminelle ou d`enchères, je /.../ le Corps de Contrôle, j'en avais informé les organes. Alors non, rien ne change. Mais, je le répète, je n'ai pas vu de problème avec les seringues. Nous avons réussi, nous avons réussi à trouver des seringues sur les cent derniers mètres. Ce n'est pas un problème avec la campagne de vaccination en Roumanie.

 Journaliste: Il y a des hôpitaux qui achètent à la pharmacie ou aux DSP, ceux qui ont initialement achetés à la pharmacie.

Florin Cîţu: Je n'ai pas cette information, vous savez, il y a des hôpitaux qui achètent. Je sais qu'il y a eu des seringues à chaque fois. J'ai même parlé à M. Arafat et je sais qu'il y a des seringues et je sais quand les seringues sont arrivées. Mais s'il y a d'autres soupçons, bien sûr, il y a le Corps de Contrôle au Ministère des Finances, il y a le Corps de Contrôle du Premier Ministre. S'ils sont avertis, nous ferons exactement ce que nous avons fait l'année dernière et je n'ai pas reculé. Lorsque nous avons été informés, lorsque de tels éléments sont apparus dans l'espace public, nous avons enquêté et envoyé les rapports là où ils devraient l`être. Merci.

Journaliste: Bonjour, M. le Premier ministre. Poursuivant le sujet lié à la campagne de vaccination, pouvez-vous nous dire quel est le coût total de la campagne de vaccination et si le budget comprend le montant total nécessaire? Car des informations apparaissaient aujourd'hui dans l'espace public selon lesquelles le montant total ne serait pas inclus dans le budget pour 2021.

Florin Cîţu: Eh bien, on n`a aucun moyen de savoir quel est le montant final. N`est-ce pas? - Après tout, nous parlons maintenant d'une campagne de vaccination en cours.

Journaliste: Pour cette année.

Florin Cîţu: Exactement. Ce qui a été jusqu'à présent on a payé. Nous avons des estimations pour la prochaine période. Si l`on dépasse nos estimations, bien que je ne le croie pas - chaque fois qu'il y a plus d'argent alloué que nécessaire - nous allouerons cet argent. Mais nous ne pouvons pas dire maintenant, sur la base des idées d'un fonctionnaire ou d'un autre, que nous n'avons pas d'argent dans le budget de cette campagne de vaccination, surtout en regardant la façon dont la campagne a été gérée jusqu'à présent: la troisième place en l'Union européenne. On ne peut donc pas dire que nous n`avonsi pas fait du bon travail, que nous n`avons pas alloué de bonnes ressources, si les résultats le montrent.

Journaliste: Le vice-Premier ministre Dan Barna a déclaré il y a un jour qu'il est possible que des budgétaires soient licenciés. Plus précisément, pouvez-vous nous dire si, à la suite des réformes demandées, il est possible qu'il y ait des licenciements dans le système public?

Florin Cîţu: Plus précisément, je ne peux pas vous le dire, car je n'ai pas reçu de plan de restructuration ou de réforme. Quand je les aurai, je vous dirai ce qui se passe.

Journaliste: Et une dernière question liée à ce contrôle que vous avez dit que vous feriez au milieu de l'année avec l'exécution du budget.

Florin Cîţu: Ce n'est pas un chèque, c'est une chose normale. Et l'année dernière, nous l'avons fait avec l'exécution du budget. J'utilise cet argument pour allouer des ressources pour la deuxième année, c'est une très bonne chose. Je l'ai dit maintenant de manière transparente parce que j'ai vu beaucoup d'agitation en termes de budget pour le moment. Il faut penser que, pour 2021, le budget doit créer les prémisses de la croissance en 2022, 2023, 2024. Donc, c`est dans ce context que ce budget doit être vu. Cela ne veut pas dire que nous le faisons maintenant et qu`il est prêt. Mes collègues verront également que c'est un chemin très long et difficile entre l'allocation et l'exécution.

Journaliste: C'est pourquoi je voudrais vous interroger sur le principe selon lequel vous continuerez à diriger cet exécutif. Si lors de cette vérification-là  vous n'êtes pas satisfait de l'activité d'un ministre, déciderez-vous de la remanier, sans attendre ni avoir un accord du parti auquel appartient ce ministre?

Florin Cîţu: Ce cabinet est peuplé uniquement de professionnels. Je vous dis que ce sont tous de très bonnes personnes et j'en suis sûr et je vous garantis qu'il n'y aura pas une telle situation. Certes, l'exécution sera parfaite. D`autres questions?

Journaliste: Parce que, si vous me permettez deux autres questions, parce que des éclaircissements sont encore nécessaires de votre part. Tant la Constitution que la loi sur le fonctionnement du gouvernement vous permettent de procéder à un remaniement. Juste ce qu'Andreea avait dit, je continue. Plus précisément, si au milieu de l'année vous découvrez qu'un ministre n'a pas respecté son plan et son exécution, vous exigerez respectivement sa démission, allez-vous le remanier, au-delà de ce que signifie la coalition?

Florin Cîţu: Concrètement, je vous dis que ce gouvernement est peuplé de professionnels, de très bonnes personnes qui feront très bien leur travail et je suis sûr qu'en milieu d'année l'exécution sera parfaite.

Journaliste: Si ce sont des professionnels et que vous en êtes si sûr, pourquoi envisagez-vous ce scénario, la possibilité de parler avec les mandats sur la table?

Florin Cîţu: Non, sachez que la Commission européenne pense également que nous sommes des professionnels et que nous sommes très bons et, néanmoins, nous avons ces indicateurs à moyen terme pour allouer des ressources via le PNRR. Sachez que dans le secteur privé, c'est ainsi que les choses se font, avec des objectifs que lon atteint et aiddent les gens. Lorsque les choses sont transparentes et que nous savons exactement où nous devons aller… plutôt que de savoir quel est l'objectif à la fin de l'année, nous savons mieux quel est l'objectif en milieu d'année et qu'il doit être atteint, car de cette façon, nous nous assurons de performer. Mais je ne pense pas que nous ayons un problème queconque.. Tous les membres de ce cabinet sont des professionnels, ils sont très bons dans ce qu'ils font et ils auront des résultats. (...)

Journaliste: Je voudrais vous interroger sur la réforme judiciaire, comment voyez-vous l'abolition du SIIJ, considérant qu'il n'a pas reçu d'avis favorable du Conseil supérieur de la magistrature?

Florin Cîţu: La réforme judiciaire est déjà approuvée par la coalition au pouvoir, vous le savez très bien. Ce sont les recommandations de la Commission européenne pour remplir le Mécanisme de coopération et de vérification. Il n'y a aucun doute pour moi ici. J'espère que le ministre de la Justice sait ce qu'il fait, il enverra la loi, je comprends qu'elle revient au  gouvernement, nous adopterons le projet de loi et nous l'enverrons au Parlement de la Roumanie. Merci beaucoup!

 

 



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