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Mardi, 12 Octobre 2021

Participation des ministres du Travail, Raluca Turcan, et de l'Éducation, Sorin Cîmpeanu, au lancement de l'étude « Le coût de l'éducation : investissement, rendement, impact », réalisée à la demande de la Fondation World Vision Roumanie, par Deloitte Roumanie

Sorin Cîmpeanu: Bonjour ! Merci pour l'invitation. C'est un événement extrêmement important car il véhicule le message que moi-même et le Ministère de l'Éducation transmettons constamment : une éducation de qualité sans ressources est impossible à imaginer. D'un autre côté, pas nous, mais l'OCDE a dit que la Roumanie n'atteindra ses objectifs de développement socio-économique que lorsqu'elle parviendra à élever le niveau d'éducation de tous. C'est une reconnaissance du fait que le problème principal du système éducatif en Roumanie, au-delà de nombreux autres problèmes connus, est l'équité, c'est l'accès à une éducation de qualité pour tous. Bien sûr, on ne néglige pas la question de la performance, on ne néglige pas le niveau d'adaptation aux exigences de l'environnement socio-économique, aux attentes de la société, on ne néglige pas les écarts qui se creusent en termes de vitesse de développement et d'adaptation des systèmes éducatifs aux évolutions technologiques et aux évolutions de la société. Le défi est venu des deux côtés. J'aimerais vous dire que je ne sais pas qu'il est transmis. Je ne sais peut-être pas beaucoup de choses, mais les chiffres, je m`y connais. Je le dis aussi clairement que possible et lorsque je chercherai un moyen de soutenir le système éducatif, autre que ceux que j'ai actuellement, je pense que je proposerai mes services à World Vision pour ces études, afin de présenter avec clarté et preuves les chiffres : 2,5 % du PIB, comme avancé dans l'étude, n'est pas suffisant. Même pas 3,64 % du PIB, ce qui est la valeur réelle des investissements dans l'éducation, en 2021. Il serait possible que même pas 4,6 % du PIB pourrait ne pas suffire, qui est l'objectif d'investissement à court terme par le programme "Roumanie éduquée". Il s'agit de l'allocation scolaire moyenne dans l'UE, 4,7 % du PIB. Je vais expliquer pourquoi. En Roumanie, le financement de l'éducation se fait de plusieurs manières. Nous nous concentrons sur le budget du Ministère de l'Éducation. Le budget du Ministère de l'Éducation représente en effet 2,55% du PIB. C'est un faux rapport. Savez-vous à combien s'élevait le budget du Ministère de l'Éducation du PIB, il y a 3 ans ? 0,56%. 0,56%, pas 2,55% pour la simple raison que le financement des salaires des enseignants pré-universitaires, employés de l'enseignement pré-universitaire ne passait pas par le budget du Ministère de l'Éducation, mais était payé directement par les collectivités locales à travers des quotas rompus en baisse de TVA. Donc, tout d'abord, nous n'avons pas la plus faible allocation pour l'éducation au cours des 30 dernières années, mais nous sommes exactement comme  à la radio Erevan, nous avons la plus haute allocation au cours des 30 dernières années à la fois en valeur absolue et en pourcentage. Cela ne veut pas dire que c'est suffisant. J'ai commencé par dire qu'il en faut beaucoup plus et dans le temps dont je dispose, je vais essayer de détailler de manière synthétique. Pourquoi est-ce que je dis que c'est la plus grande allocation au cours des 30 dernières années ? Je vais vous fournir le budget de l'éducation, à partir de 2005, quand nous avions, je vais vous donner les valeurs en euros, 2,75 milliards d'euros, on avait un pourcentage de 3,5% du PIB. Le pourcentage maximum a été enregistré en 2008, 4,24 % du PIB, cependant en valeur absolue ce 4,24 signifiait 6 milliards d'euros. En 2021, le budget de l'éducation dépasse les 8 milliards d'euros. Il est passé de 2005 à 2021 de 2,75 milliards d'euros à plus de 8 milliards d'euros. Aucun budget des années précédentes n'a dépassé 8 milliards d'euros, c'est donc le plus important des 30 dernières années, en valeur absolue. C'est également le pourcentage le plus élevé des 12 dernières années, 3,64 % du PIB. Nous avons commencé avec 3,55% du PIB, cette année 2021 et, après corrections et allocations supplémentaires, plus ou moins observées, nous avons atteint 3,64% du PIB. En 2020, on a eu 3,6, en 2019- 3,44, en 2018 - 3,06, en 2017 - 2,86-2,85, 3,24 nous avons eu en 2015, 3,09 en 2014, donc vous pouvez regarder les chiffres, je les mets à votre disposition. Le pourcentage est donc le plus gros budget de l'éducation au cours des 12 dernières années, en termes absolus, c'est le plus gros budget de l'éducation au cours des 30 dernières années. Telle est la situation et les chiffres que je vous présente sont les chiffres officiels, garantis par le Ministère des Finances, garantis par les sources les plus autorisées, dont l'Institut National de la Statistique et aussi par celui qui est intérimaire en tant que ministre de l`Education. Une fois que j'ai clarifié cela, permettez-moi d'expliquer la différence. En plus du budget du Ministère de l'Éducation, par exemple, nous avons le budget des bourses d'études pour les élèves qui ne rentre pas dans le budget du Ministère de l'Éducation, mais vous êtes d'accord avec moi pour dire que c'est un investissement dans l'éducation, un investissement sérieux dans éducation. En 2020, le budget des bourses pour les élèves de toute la Roumanie était de 270 millions de lei. Cette année c'est 540 millions de lei, double. Nous avons récemment lancé un Arrêté de gouvernement par lequel, en 2022, le budget des bourses d'études sera supérieur à 1 milliard de lei, 1,31 milliard de lei. C'est une composante importante qui ne passe pas par le budget du Ministère de l'Éducation, qui n'entre  pas dans les 2,5% du PIB. Dépenses pour les biens et services et pour la formation professionnelle de chaque élève en Roumanie qui sont ajoutées au coût standard par élève, s'élevant à 6.111 lei pour les dépenses salariales, nous avons une composante dédiée aux dépenses en biens et services. Cette composante, là encore ne transitant pas par le budget du Ministère de l'Éducation, revient aux collectivités locales sur les quotes-parts déduites de la TVA. Cette année nous avons eu une augmentation significative pour le début de ce coût qui tient compte des différences entre urbain et rural, car cette augmentation s'est dirigée principalement vers les zones rurales, où la situation nous montre qu'il y a des écoles où il y a cinq, six, sept, huit, neuf élèves dans la classe parce qu'il n'y en a pas plus. Et tant qu'on financera l'enseignement pré-universitaire exclusivement par le financement par élève, dans cette classe on aura un financement de quatre, cinq, peut-être même six fois moins que le financement d'une classe en milieu urbain, les dépenses étant les mêmes. Quelle en est la solution ? Changer le système de financement dans l'enseignement pré-universitaire grâce à une combinaison de coût par élève et de coût par éducation. Il est de notre devoir de clarifier de manière à ne pas donner naissance à des abus, mais de faire quelque chose de concret pour financer le milieu rural dans lequel étudient près de la moitié des élèves roumains. C'est un exemple de solution. Dans l'enseignement universitaire, le système de financement doit être modifié, car il y a une pénurie de ressources humaines du point de vue des enseignants. Afin d'attirer les jeunes vers une carrière éducative, un salaire attractif est nécessaire. Jusqu'au salaire attractif, un financement plus attractif des universités est nécessaire pour former les enseignants, donc un financement privilégié pour la carrière didactique, ainsi qu'un financement privilégié de l'État roumain pour le domaine informatique, par exemple, d'autres domaines qui contribuent vraiment .au développement de la Roumanie. Ces choses arriveront. Ces choses sont incluses dans le projet "Roumanie éduquée", elles sont incluses dans le mémorandum que le gouvernement a adopté concernant la mise en œuvre de la "Roumanie éduquée" et elles se réaliseront. Ils ne peuvent pas être résolus du jour au lendemain. Tous les problèmes chroniques du système éducatif sur lesquels se superposaient les problèmes générés par la crise.Mais je vous assure que nous avons en tête toutes ces choses, à commencer peut-être par le financement, par l'investissement dans l'éducation, car j'ose vous rappeler, il n'y a pas si longtemps, dans le Plan National de Relance et de Résilience nous avions un milliard d'euros destiné à éducation. Avec l'achèvement du projet "Roumanie éduquée" et l'émergence d'un segment dédié au financement de la "Roumanie éduquée" à travers le PNRR, les investissements dans l'éducation, et font déjà l'objet d'un engagement entre la Roumanie et la Commission européenne, ont passé de 1 à 3,6 milliards d'euros. Cela devient une opportunité sans précédent de financer l'éducation car ces 3,6 milliards d'euros, dans la mesure où nous aurons la sagesse et le pouvoir de le gérer comme nous le voulons tous, seront ajoutés au budget national, qui est déjà en croissance, et s'ajoutera aux fonds européens classiques pour dire, le Fonds social européen. Il est important de pouvoir faire cet investissement dans l'éducation de manière cohérente, car je le répète, au-delà du budget national et des fonds européens classiques, nous avons aussi cette opportunité. Et j'aime à dire que, du point de vue des investissements en éducation, celui qui occupe le poste de ministre de l'Éducation durant cette période, s'il ne fait pas le nécessaire pour les investissements en éducation, n'aura même pas l'excuse que les 30 derniers ministres de l'Éducation, ont eue jusqu'à présent. Ils n'avaient pas de ressources financières. C'est quelque chose qui vous oblige. Je voudrais vous donner un autre exemple. J`ai parlé de bourses pour les élèves. L'enseignement en ligne a faussé - je sais que cette affirmation soulève des mécontentements, mais c`est toujours une réalité basée sur des chiffres - cela a grandement faussé les résultats des élèves. 53% des étlèves ont obtenu des notes moyennes tellement élevées que, compte tenu du système des années précédentes, nous aurions dû les inclure dans les meilleurs élèves, qui recevraient une bourse d'excellence. Si quelqu'un peut me convaincre, il peut nous convaincre que l'éducation en Roumanie est si efficace, que 53% des élèves sont des élèves de top, cela signifie que nous n'avons plus de problèmes dans le système éducatif. C'est sans doute une fausse réalité, qu'il faut avoir le courage de reconnaître. En conséquence, nous avons décidé au niveau gouvernemental que les bourses augmenteront considérablement. Donc, tout d'abord, il s'agit d'un budget quatre fois plus important en 2022 par rapport à 2020, mais aussi au niveau individuel le montant minimum passant de 100 à 500 lei, cinq fois pour la bourse de performance, cette bourse pour les élèves avec des résultats en compétitions nationales augmentant de 100 à 200 lei bourse d'excellence. Je voudrais vous dire qu'après les notes moyennes de l'année scolaire 2020 - 2021, 753.000 élèves avaient la note moyenne plus de 8,50, dont 346. 000 plus de 9,50. Ainsi, dans cette situation, sur 9,50 bourse de mérite, 346 000 élèves devraient bénéficier d'une bourse. Je pense que c'est un pourcentage qui justifie le titre de bourse de mérite à la limite ; il y en a beaucoup, si on ne veut pas renverser l'échelle des valeurs et renverser les valeurs, je pense que ce n'est bien pour personne. Nous avons mis l'accent sur la bourse sociale, plus importante dans cette période plus que dans d`autres périodes, elle est toujours importante et alors nous avons proposé de doubler  le montant minimum  de la bourse sociale, de 100 à 200 lei et pour ce qui est de la bourse d`étude, elle peut être obtenue à partir de la note moyenne de 7 ou 7,50, nous le verrons. Nous sommes en discussions à cet égard et elle augmentera aussi de 50%.

Toutes ces bourses qui enregistrent des augmentations significatives pour le début, car elles devront croître encore plus, seront accordées avec une condition de base : maximum 10 absences non motivées par semestre. C'est une façon dont nous entendons avoir une politique aussi claire et efficace que possible pour réduire le décrochage scolaire. Pour pouvoir acquérir des compétences, nous avons une première condition : aller à l'école. Et l'augmentation massive et significative de ces montants minimaux de bourses, nous voulons être un outil sérieux pour soutenir la fréquentation scolaire et la fréquentation scolaire, pratiquement, pour soutenir la réduction du décrochage. Faisons un petit exercice : une famille avec plusieurs enfants qui sont au courant - et la bourse sociale peut être combinée avec n'importe quelle autre catégorie de bourse - qui se rendent compte que pour chaque enfant peut obtenir 5, 6, 7, 800 lei par mois de bourse et se multiplie par le nombre d'enfants qu'ellel envoie à l'école, cela peut commencer à devenir si attrayant en sorte que les parents insisteront pour que les enfants aillent à l'école. C'est un petit exemple d'une série d'outils que nous voulons mettre en place non seulement au niveau du Ministère de l'Éducation, mais aussi au niveau du Ministère du Travail, et j'apprécie beaucoup la rencontre que j'ai eue avec Mme la ministre du Travail la semaine dernière, et avec les syndicats de l'éducation, par lesquels nous avons convenu de soutenir un salaire attractif dans l'éducation, nous soutenons également l'importance de reprendre les crèches dans le système éducatif, ce qui s'est encore produit et devrait être ajouté à votre étude, car utre le coût standard par élève, 6.111 lei par an et élève pour les salaires, le coût standard par enfant d'âge préscolaire, enfant à la maternelle, qui est de 7.431 lei par enfant à la maternelle avec programme étendu et varie entre 4.000 et 4.500 lei par enfant à la maternelle, pour les jardins d'enfants à horaire normal, je vous ai donné ces valeurs pas par hasard, est apparu pour la première fois le coût standard par enfant en crèche, qui est de 15.000 lei. Comparez 4.000, 4.500, avec 7 431 programme de maternelle étendu et 6.111 lei, cela fait donc 15.000 lei. L'importance d'une telle approche est très claire: il est plus facile de construire correctement dès le début, que d'intervenir plus tard avec toutes sortes de mesures correctives plus ou moins efficaces.

Je voudrais terminer- je m'excuse de ne pouvoir mieux résumer - avec les priorités qu'a « la Roumanie éduquée » et qui seront financées dans le PNRR. Je m'arrête à une priorité, celle de soutenir l'enseignement professionnel dans sa meilleure forme d'organisation, l'enseignement en alternance qui se fait en partenariat entre l'école et les agents économiques. Il y a 338 millions d'euros pour financer au moins dix campus en alternance. Là où l'agent économique existe et souhaite s'associer à l'école, la formation en alternance est la solution gagnante. Là où l'agent économique et malheureusement nous avons des zones de développement en Roumanie où il n'y a pas d'agents économiques assez forts pour conclure un partenariat avec l'école, l'enseignement professionnel doit rester une responsabilité de l'État, là où il n'existe pas ou ne veut pas entrer dans un partenariat avec l'école. Pour vouloir nouer un partenariat avec l'école, au PNRR nous avons ce financement, qui est attractif, je dis, 33 millions d'euros, en moyenne, pour un campus en alternance, où nous aurons l'école, nous aurons l'agent/les agents économiques et nous aurons pour la première fois une université, qui devra être au moins une dans ce partenariat. Pourquoi? Afin de pouvoir poursuivre l'enseignement professionnel dual ou non aussi au niveau universitaire, pour qu`il y ait un parcours complet, qui ne soit pas un portail fermé devant les élèves, de pouvoir leur permettre d'accéder à l'enseignement universitaire organisé en système dual lorsqu`ils décident de choisir cette voie professionnelle. Et je conclus en disant que l'enseignement professionnel sera, au-delà de tous nos efforts pour réguler et soutenir l'enseignement professionnel, dans sa meilleure forme d'organisation, l'enseignement en alternance, ne pourra réussir que lorsqu'il sera une solution aussi pour votre enfant, pas seulement les enfants des autres. Je ne veux pas dire que nous avons parmi les problèmes chroniques un problème d'hypocrisie dans le système éducatif. Merci de cette occasion de me concentrer sur l'investissement dans l'éducation, mais les investissements doivent être faits pour atteindre des objectifs. Nous travaillons sur le programme de mise en œuvre du projet "Roumanie éduquée", avec un retard que, en tant que ministre de l'Éducation, je l`ai assumé, un retard qui a été décidé après avoir choisi entre deux options : avoir un programme rapidement, ne pas répondre aux attentes de la société, bien que nous ayons ces possibilités de financement, mais de l'avoir à temps, et d'avoir un programme de mise en œuvre, qui soit le résultat de la consultation de tous ceux qui ont le droit de décider, y compris les partis politiques, et qui doit être soutenu par nous tous afin d'investir dans l'éducation. Nous avons  choisi la deuxième option, avec les frais personnels que j'encoure pour le retard. Le programme de mise en œuvre comprend les objectifs stratégiques de la "Roumanie éduquée" et les mesures nécessaires pour atteindre ces objectifs. Dans le projet de Arrêté de gouvernement  il y a une porte ouverte pour les débats et toue mesure estimée nécessaire rn vue d`atteindre les objectifs pourra être ajoutée. Au-delà des mesures, nous aurons les actions concrètes, nous aurons les échéances, les budgets, les budgets nécessaires et, bien sûr, les échéances de réalisation. Ce processus doit être abordé avec la plus grande responsabilité - je conclus maintenant - parce que le temps et la société ne sont plus patients avec nous, à juste titre, les attentes sont très élevées, parce que nous avons ces opportunités et ce financement, parce que nous avons atteint un niveau minimum et si nous ne parvenons pas maintenant à récupérer le système éducatif, je crains que cet objectif socio-économique du développement de la Roumanie ne soit fortement menacé, car sans éducation, nous ne pourrons rien faire, ni prospérité, ni sécurité et vous voyez, nous ne pouvons pas avoir ni la  sécurité sanitaire sans éducation. Merci encore!

Raluca Turcan: Bonjour à tous! Chers hôtes, chers participants, J'ai accepté dès la première discussion que j'ai eue avec Mme Mihaela Nabar de me joindre à votre démarche pour discuter des résultats de cette étude. Parce que chaque chiffre que vous y présentez a un destin derrière lui, un destin qui m'interpelle, en tant que ministre du Travail, chaque jour et m'interpelle maintenant /.../. Par conséquent, ce n'est peut-être pas tout à fait une coïncidence, qu'après de nombreuses années dans la fonction publique et dans le domaine de l'éducation, avec la priorité sur ce qui se passe - et je veux dire le financement par élève, je fais référence à l'enseignement et à l'évaluation transdisciplinaires, au renforcement de l'enseignement professionnel, à une alimentation scolaire saine et diversifiée - J'ai maintenant l'opportunité de travailler pour compléter le système éducatif, mais en même temps de gérer les problèmes afin que le plus grand nombre d`enfants  entrent dans le système éducatif. Vous voyez, le Ministère du Travail est quelque part à l`avant du système éducatif, à travers le système éducatif et le soutien à tous ceux qui ont besoin de s'occuper des enfants et de les accompagner dans le système éducatif. Et puis, avec ces défis complexes, si on n`a pas une vision de ce qui doit arriver, on risque de se perdre dans beaucoup de détails. Et si tout le sujet principal a été le financement de l'éducation, je vous le dis de mon point de vue : le financement de l'éducation ne peut pas être vu séparément de la qualité et de l'équité dans l'éducation, car sinon nous ne regardons que les chiffres, qui s'améliorent. Le problème est le suivant : ces chiffres sont-ils répartis équitablement dans la société ? Soutient-il vraiment ceux qui participent à l'ensemble du système éducatif ? Si je regarde la partie aide sociale et à ces niveaux que je vous ai dit avant le système éducatif - soutien au système éducatif et au système post-éducationnel - je peux confirmer et renforcer l'idée qu'il y a un écart énorme entre ce qui est en train d'être préparés dans le système éducatif et ce qui sort du système éducatif. C'est une fracture entre ce qui est enseigné et ce qu`attend le marché du travail. C'est pourquoi, en partenariat avec le ministre  de l'Éducation, l`un des projets  prioritaires que nous avions aussi auparavant, et que nous avons encore, est le renforcement de l'enseignement professionnel, qui ne soit plus perçu comme un débouché à l'échec, mais simplement comme un couloir qu`on peut traverser et avoir en perspective l'attente d'un métier bien rémunéré, sans aller sur le chemin académique. Aussi, pour ceux qui suivent le parcours académique, le partenariat entre le milieu des affaires et le système universitaire est vital. Car on rique que, parfois, comte tenu de cette préoccupation de maintenir les chaires de matières d'études et ainsi de suite, de systèmes d'évaluation, on se rend compte que le milieu des affaires ne reçoit pas ce dont il a besoin réellement  pour développer ses investissements. Et je dis ces choses non seulement parce que j'étais concernée par l'éducation, que j'ai géré aussi en tant que vice-premier ministre  le lien entre l'éducation et le marché du travail, mais aussi parce que pendant ce mandat j'ai parlé à des milliers d'employeurs et d'employés, juste pour voir comment n'importe quel les investissements dans l'éducation, plus ou moins importants, finissent par  aboutir au marché du travail et le marché du travail devient, à son tour, de mieux en mieux rémunéré, plus attrayant et plus compétitif. Nous avons eu une période où la Roumanie bénéficiait d'un avantage concurrentiel grâce à la rémunération de la main-d'œuvre. C'est-à-dire la main-d'œuvre bon marché, les investisseurs venaient, créaient plus d'emplois et, de cette manière, tout le monde  gagnait, et les gens qui n'étaient pas adaptés, disons, pour la concurrence internationale ont trouvé un emploi dans le pays, il y avait des investissements et la Roumanie a survécu économiquement. Eh bien, désormais, cette concurrence mondiale et le coût toujours croissant du travail, à juste titre nécessaire, font que la Roumanie ne peut plus se contenter d'emplois mal payés et ne plus être un pôle d'investissement dans lequel le travail mal payé devient un avantage. C'est pourquoi, au cours de cette législature, nous avons également soutenu des emplois de meilleure qualité et mieux rémunérés. Outre l'augmentation de l'emploi, les emplois doivent être mieux payés, car sinon il y a une migration de la main-d'œuvre, on a des performances médiocres, car les gens ne sont pas motivés, et on a une fluctuation de la main-d'œuvre qui met en danger les employeurs. J'aimerais dire encore une chose. Qui entre dans le système éducatif ? Ce sont les enfants qui ont des chances différentes et un accès différent au système éducatif. Un enfant devient, à son tour, un soutien familial dans la vie active ou en dehors du marché du travail et, par la suite, une personne âgée /.../. Donc, si on ne dose pas bien nos efforts maintenant, comme le montre votre étude, on se retrouve avec des dépenses sociales de plus en plus lourdes. Dans le mandat de ministre du Travail, la partie emploi est le pilier principal, car sinon je ne peux pas supporter à long terme, de manière cohérente et consistante, toutes les autres dépenses avec l'aide sociale, le chômage et la partie retraite, plus le salaire dans le système public. Ce sont toutes des dépenses et des pressions que, qui si on n`est pas focalisé sur l'emploi, on ne peut pas les soutenir de manière crédible. On peut seulement bluffer pendant les périodes électorales, on  peut   bluffer dans les débats publics, mais d'une manière crédible et durable, on ne le peut  pas, si on n`est pas focalisé sur les emplois et les investissements. En tant que tel, qu'avons-nous fait pour ce volet extrêmement important? Votre étude montre très clairement qu'une personne ayant fait des études primaires, secondaires, finit par gagner beaucoup moins et, évidemment, l'avantage tant pour l'État que pour la famille est faible par rapport à une personne diplômée de l'enseignement supérieur. Et puis, en partenariat avec le ministère de l'Éducation, une des premières mesures que nous avons recherchées était pour ceux qui sont assistés sociaux, qui peuvent travailler, mais n'ont pas le niveau d'éducation nécessaire pour entrer au marché du travail, leur offrir la possibilité de suivre des cours, une seconde chance, de payer leur transport, de prolonger l'aide sociale de six mois supplémentaires pour ceux qui trouvent un emploi, afin qu'ils soient constamment encouragés à entrer au marché du travail. L'aide sociale n'est malheureusement vue depuis des années qu'à travers une loupe politique, comme un réservoir de manipulation, et en aucun cas comme une situation qu'il faut bien gérer, au sens de soutenir ceux qui, en effet, ne peuvent pas se développer d'eux-mêmes et d`encourager ceux qui peuvent être maitres de leur vie à sortir de l`assistance sociale. C'est ainsi que j'ai commencé le mandat de  ministre du Travail avec une radiographie sur l'assistance sociale en Roumanie. Et que voir? Et nous atteignons le premier problème: les plus vulnérables sont ceux âgés de 65 ans et plus, âgés, éventuellement handicapés et enfants dans des familles monoparentales ou des familles avec de nombreux enfants. Ces enfants entrent dans le système éducatif. La question est la suivante: les ressources que nous voyons pour les enfants ou pour le système éducatif en général atteignent tous ces enfants? Ma réponse, en tant que ministre du Travail, est que non! Par conséquent, sur les fonds européens, de la part de l'inclusion et du développement social, sur le partenariat dans les services sociaux avec la société civile, nous essayons de développer des programmes de soutien aux enfants dans les communautés défavorisées dans les noyaux de pauvreté aiguë. Et la Roumanie a des noyaux de pauvreté aiguë. En allant plus loin, ceux de l'assistance sociale ont reçu ce guide de notre part. La question est évidemment pour tout le monde, pour quoi  se préparent- ils? Tant qu`on n`a pas un certain niveau d'éducation, la formation ne peut être qu'un niveau de compétence faible ou moyen. Ici, nous préparons déjà le développement d'une plate-forme dans laquelle tout ce qui signifie une qualification faible ou moyenne soit quantifiée à l'échelle nationale et les cours d'une agence subordonnée, mais jusqu'à présent n`a pas prouvé confirmé son but, ANOFM, de se concentrer sur ces cours de formation avec un faible niveau de qualification. Ensuite, ces cours de qualification que nous proposons via ANOFM doivent être adaptés aux nouvelles exigences du marché du travail. Exactement, ce que vous avez dit et ce que j'ai dit au début, la Roumanie se développe, entre dans une compétition internationale, on ne peut pas aller seulement avec des menuisiers et des charpentiers, bien que ce soient des métiers   très bien rémunérés à l'étranger. Mais il y a des métiers de l'avenir que si nous n'acceptons pas et que nous ne nous préparons pas, nous serons attrapés par le futur non préparés. Je tiens à vous donner quelques chiffres ici: En ce qui concerne les compétences numériques des jeunes entre 16 et 24 ans, la Roumanie est de 56% par rapport à la moyenne européenne, de 80% et à l'ensemble de la population, les compétences numériques sont de 10% tandis qu`au niveau européen  elles sont de  33%. Eh bien, cela signifie de nouveaux métiers, de nouvelles qualifications, que nous commençons à préparer en mettant à jour le Code de professions en Roumanie, où nous avons déjà identifié environ 100 nouveaux métiers, dont 50 professions viennent à satisfaire l'évolution de la situation et de la numérisation. Par exemple: analyste des tests logiciels, vérificateurs de cyber-sécurité, enquêtes numériques, expert en cyber-sécurité, sont de nouveaux métiers, et d'autres qui ne sont plus utilisées depuis au moins neuf ans, nous les sortons du Code d'occupation, car il est inutile de focaliser les ressources sur des choses qui ne sont plus liées au marché du travail. J'aimerais conclure en vous disant que nous avons un défi énorme, à savoir: si l'éducation est faible, les personnes qui échouent, en dépit du soutien des entreprises, des organisations non gouvernementales, des familles, vont aller au chômage, à  l'assistance sociale, ou si elles sont sur le marché du travail auront une faible rémunération, un mauvais comportement par rapport aux employeurs, car ils ne peuvent pas négocier leur contrat de travail, ils acceptent le gris ou le paiement même au noir, car ils n'ont pas cette force face à l'employeur, à cause de la mauvaise éducation ou su manque d'éducation et de faibles qualifications.

Ce qui est pire est la migration de la main-d'œuvre, la Roumanie étant confrontée au fléau dont nous sommes tous conscients, la migration de la main-d'œuvre. A ces vulnérabilités chroniques, que nous sommes parvenus à avoir dans ces deux domaines clés, le système d'éducation et le marché du travail, seule une véritable connexion entre le marché du travail et le système éducatif peut nous aider. J'ai parlé du renforcement de l`enseignement professionnel dual, j`ai parlé de la part des qualifications, qui doit toujours être au niveau des exigences des employeurs, mais pas moins important est où ces attentes sont rencontrées - ceux qui veulent entrer sur le marché du travail et ceux qui ont besoin de main - d'œuvre. Je veux que vous sachiez qu`actuellement en Roumanie, nous avons une demande d'environ 480.000 emplois, nous avons enregistré au chômage, indemnisés ou non, environ 263.000 personnes, ce qui signifie que quelque part, au-delà du fait que les chômeurs n`ont pas toutes les formations nécessaires pour entrer sur le marché du travail, il y a un vide de 200.000 personnes dont le milieu des affaires, les entreprises, ont  besoin, mais ne les trouve pas. Ici, nous avons fait une proposition visant à augmenter le quota, parce que tout comme la Roumanie a été une ressource de main - d'œuvre pour les autres pays, nous arrivons à bénéficier d`une main d`oeuvre des pays non européens, y compris par la simplification des procédures pour faire venir des travailleurs de l'espace non-européen. Je termine, disant que chaque jour compte et comme nous l' avons vu de votre étude, et comme je discute avec des partenaires commerciaux, avec les employés de la société civile, à moins que nous puissions faire ce couplage entre le système éducatif, mais le système éducatif dans lequel la ressource se concentre sur la qualité et l' équité, à long terme sur le marché du travail et ce qui se passe sur le marché du travail et ce que les employeurs attendent pour nous, parviendrons dans quelques années à tracer une ligne et à constater que le temps a passé pour nous. Ce couplage peut aussi être fait dans l'espace numérique, et sur PNRR, et je vous offre un coup d' oeil de perspective, nous avons un investissement solide, consistent sur le volet de la numérisation ce que signifie le fonctionnement entre les institutions subordonnées du Ministère du Travail, entre le Ministère du Travail et les autres institutions et  bénéficiaires, précisément pour que la rencontre entre la demande et l'offre soit faite, pour que tout ce qui signifie réponse au marché du travail se produise en temps réel, et non après la centralisation de données, de dossiers, et de cette façon la Roumanie puisse devenir un pays compétitif, de toutes les perspectives qu'elle peut avoir: l' éducation, le travail, la main - d'œuvre bien rémunéré, l' environnement d' entreprise, le développement de l' investissement. Merci!

 



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