Gouvernement de la Roumanie



Lundi, 18 Mai

18 mai - Déclarations du Premier ministre Ludovic Orban au début de la réunion du gouvernement


Ludovic Orban: Nous avons organisé la réunion du gouvernement à cette heure de la matinée suite à l'entrée en vigueur de la loi 55 portant création de l'état d'alerte. Après avoir analysé la situation d'un point de vue législatif, nous avons décidé d'organiser cette réunion du gouvernement pour prendre la décision d'établir l'état d'alerte, conformément aux dispositions de la loi 55, qui entre en vigueur aujourd'hui.
Comme nous le savons bien, il y avait le motif précédent, établi par l'Ordonnance 21; mais, après l'entrée en vigueur de la loi, afin qu`il n`y ait aucun commentaire, aucune controverse sur l'état d'alerte, afin que les choses soient claires et que nous n'ayons pas beaucoup, disons, de différends et de controverses, sur la décision d'établir l'état d'alerte par arrêté du gouvernement, conformément aux dispositions de la loi, nous avons adopté cet Arrêté.
Avant la réunion du gouvernement, j'ai convoqué le Comité national pour les situations d'urgence, car dans les dispositions de la loi 55, plusieurs mesures incluses dans l`Arrêté du gouvernement sur l'état d'alerte doivent être adoptées sur proposition du Comité national pour les situations d'urgence et, afin d`avoir  complètement toutes les procédures légales mises en place et respectées, nous avons pris la Décision no. 25 du Comité national des situations d'urgence comme base de l`Arrêté du gouvernement.
Avec l'adoption de l`Arrêté du gouvernement, nous continuons, pratiquement, l'état d'alerte qui a été établi par la décision du Comité national des situations d'urgence, mais, pour avoir une expression plastique, nous passons de l'état d'alerte à l'état d'alerte maximale, car la loi nous donne tous les leviers et outils pour assurer le respect des mesures, des règles qui sont établies pour protéger la santé et la vie des personnes.
Je tiens à vous informer que, cet après-midi, à 19h00, j'ai convoqué toutes les institutions de l`Etat disposant du droit de contrôle, afin d'élaborer un plan détaillé pour assurer le respect des mesures incluses dans l'état d'alerte, dans le cadre de l`Arrêt  du gouvernement et, bien sûr, dans la loi 55.
Aussi, tous les ministères qui ont des attributions dans l'état d'alerte doivent émettre les actes normatifs fondés sur la loi et l`Arrêt du gouvernement, afin d'établir toutes les règles pour le développement des transports publics, pour l'activité dans les institutions, dans les espaces commerciaux, en centres de soins personnels, dans des centres de soins pour personnes vulnérables. Tous les ministères doivent assurer et compléter, par arrêté conjoint, en collaboration avec le Ministre de la Santé, tous les règlements secondaires, afin de garantir que, dans chaque lieu, les choses se passent de manière à prévenir autant que possible le risque de propagation du virus.
L`Arrêté du gouvernement contient trois annexes, conformément à la loi: annexe no. 1- Mesures pour augmenter la capacité de réponse, annexe no. 2 - Mesures pour assurer la résilience des communautés et annexe 3 - Mesures pour réduire l'impact du type de risque. L`Arrêté du gouvernement, une fois adopté, sera transmis au Parlement pour approuver le statut d'alerte et toutes les mesures disponibles dans le cadre du statut d'alerte.
Au cours de la prochaine période, tous les ministères, toutes les autorités subordonnées ou coordonnées par les ministères doivent être pleinement mobilisés. Le Ministère des Affaires  Intérieures, par le biais de la Police, de la Gendarmerie, de la Police des frontières et de toutes les structures, y compris la Police locale, qui est subordonnée sur le plan opérationnel à la Police nationale, devra être pleinement impliqué pour garantir le respect des règles. La grande majorité des citoyens, 98% des citoyens roumains sont des personnes respectueuses de la loi, des personnes qui respectent les règles, des personnes qui ont été avec nous et dont la responsabilité a contribué à maîtriser l'épidémie et à réduire les effets négatifs sur la santé et la vie des gens.
Nous devons continuer à être auprès d`eux et à les protéger contre certains qui ne semblent pas comprendre, une minorité qui, malheureusement, se manifeste souvent de manière agressive et au mépris des règles. Nous devons être du côté des bonnes personnes, des personnes qui obéissent à la loi, des personnes responsables, des personnes qui contribuent à une conduite normale et naturelle. Et ici, il faut appeler les choses par leur nom: mieux nous maîtrisons la propagation du virus, plus nous limitons les effets de l'épidémie, plus les chances de revenir à la normale sont grandes.
Afin de pouvoir adopter de nouvelles mesures de relaxation à partir du 1er juin, il faudra que, pendant cette période, jusqu'au 1er juin, les mesures de relaxation que nous avons adoptées n'entraînent pas une augmentation significative du nombre de personnes infectées, car sinon, non seulement nous ne pourrons pas prendre d'autres mesures de relaxation, mais il y a un risque de revenir sur certaines mesures de relaxation qui pourraient entraîner, en raison d'un comportement incorrect et contraire aux règles, une augmentation significative du nombre de cas.
Ainsi, avec l'adoption de cet Arrêté du  gouvernement, basé sur la loi, je le répète, nous avons à notre disposition tous les instruments juridiques nécessaires, y compris les amendes. Je ne peux pas m'empêcher de faire une pause et de vous dire que j'ai été stupéfait quand j'ai vu des gens nous accuser pour  avoir infligé des amendes, tout comme maintenant ils nous accusent parce que nous n'avons pas infligé d'amendes, c'est-à-dire . Les amendes sont un outil par lequel ceux qui ne respectent pas la loi peuvent être déterminés à se comporter correctement, car une conduite correcte de chaque citoyen contribue à la santé publique et protège les personnes correctes, qui respectent la loi et les règles, évitant d'être soumis au risque d'infection. De mon point de vue, tant qu'il est clair que ce virus présente des risques majeurs, y compris pour des vies humaines, en particulier pour les personnes vulnérables ou d'autres maladies, tout comportement qui n'est pas correct et qui peut conduire à l'infection de nos concitoyens doit être sanctionné. C'est normal, c'est naturel. Nous sommes une démocratie, mais nous ne sommes pas une anarchie. La démocratie fonctionne au profit de ceux qui respectent la loi, au profit de ceux qui obéissent aux règles et nous, en tant que gouvernement, et les autres autorités qui travaillent avec nous doivent être dans cet appareil pour garantir le respect de la loi et, en fin de compte, pour défendre la vie et la santé des Roumains. Je vous remercie!