Gouvernement de la Roumanie



Jeudi, 03 Juin

Point de presse donné par le Premier ministre Florin Cîțu, à l'issue de la réunion du gouvernement le 6 juin


Florin Cîţu : Bonjour ! Au cours de la  réunion du gouvernement d'aujourd'hui, nous avons adopté l'amendement de l`Arrêté du gouvernement de prolonger l'état d'alerte avec une très bonne chose, une très bonne nouvelle concernant les mariages et les baptêmes, qui peuvent avoir lieu jusqu'à 2h00 du soir. Nous avons donc prolongé cette période de fonctionnement pour les mariages et les baptêmes jusqu'à 2h00 du soir. Et une autre bonne chose, aujourd'hui, une ordonnance d'urgence au Ministère du Travail, par laquelle nous étendons l'octroi d'indemnités pour les professionnels de 41,5% du salaire brut moyen également à d`autres personnes, respectivement à ceux qui ont gagné des revenus avant la mise en place de l'état d'urgence, sur la base de contrats de droits d'auteur et de droits voisins. L'indemnité ne sera accordée qu'aux personnes ayant bénéficié pendant l'état d'urgence et/ou d'alerte de l'indemnité d'interruption d'activité, prévue par l'article 15, alinéa 4 de l'Ordonnance d'urgence du Gouvernement no. 30/2020. Comme pour les professionnels définis par le Code civil, l'allocation pour artistes ne sera accordée qu'en cas de réduction du temps de travail et/ou des revenus selon la procédure approuvée par l'Arrêté du Gouvernement n°719/2020. C'est une exigence, notamment dans le domaine culturel, d'étendre le versement de cette allocation, et aujourd'hui nous l'avons fait. Ce sont les deux actes normatifs importants que nous avons approuvés aujourd'hui, lors de la réunion du gouvernement. S'il y a des questions sur d'autres sujets.

 Journaliste : Bonjour, Monsieur le Premier ministre. A propos de cette allocation accordée aux artistes, il s'agit donc de bénéficiaires qui ont repris leur activité, mais qui sont toujours touchés par les restrictions imposées par la pandémie ?
 Florin Cîţu : Correct, correct et puis je pense que ça s'étend jusqu'à la fin, jusqu'à la fin de l'alerte, trois mois après ça. 
Journaliste : Et elle n'est accordée qu'à ceux qui travaillent sur le droit d'auteur, parce que ceux de l'industrie de l'art avaient... 
Florin Cîţu : Et les droits voisins. Ce sont les artistes. Droits connexes. Donc droit d'auteur et droits voisins. 
Journaliste : Je voudrais aussi vous demander, en même temps, au final, combien un bénéficiaire de cette allocation recevra-t-il concrètement ?
 Florin Cîţu : Cela dépend de chacun. Je n'ai pas les données pour le moment. 
Journaliste : Nous avons calculé 1.300 lei net. Florin Cîţu : C'est peut-être un très bon calcul. Je n'ai pas ces calculs avec moi pour le moment pour chacun.
 Journaliste : Et en termes de nombre de bénéficiaires, ceux de l'industrie de l'art ont dit qu'il y aurait 30.000 bénéficiaires potentiels, pas seulement 5.500, comme ils apparaissent dans la note de justification de cet acte. 
Florin Cîţu : Tous ceux qui se conforment à l'acte normatif en bénéficieront. Pour les personnes - et il y a encore une chose qui doit être mentionnée - pour toutes les personnes bénéficiant de ce droit est réglementée la mise à jour du niveau de salaire, du salaire brut moyen, à la valeur prévue par la loi 16/2021 du budget des assurances sociales pour 2021, donc on met aussi à jour le salaire brut moyen. Toutes les personnes qui répondent aux critères seront admissibles, qu'il y en ait 5. 000, qu'il y en ait 30.000, autant qu'il y en aura, elles seront admissibles. 
Journaliste : Bonjour ! Je voudrais vous interroger sur le Plan national de relance et de résilience, sur les réformes que la Roumanie a entreprises devant la Commission européenne. Il n'y a toujours pas de calendrier clair quand chaque mesure sera mise en œuvre. Nous n'avons pas, par exemple - parce que nous savons, la Commission européenne vérifiera la mise en œuvre des projets et des réformes tous les six mois - je voulais vous demander ce qui se passera si l'une des réformes n'était pas mise en œuvre à temps ? Allons-nous perdre de l'argent ou seulement d'un certain côté, d'un certain pilier ? 
Florin Cîţu : C'est très clair ici : les réformes sont au programme et chacune a une échéance. Par exemple, en ce qui concerne la loi sur les retraites, parce qu'elle a été discutée, elle doit entrer en vigueur au premier trimestre 2023. Donc c'est clair, et il en est de même de toutes les réformes. Et ceux de la finance,. oui, de la finance, du salaire minimum, etc... Ils ont chacun sa borne, chaque réforme séparément. Les réformes - il faut encore le préciser - ne sont pas exigées par la Commission européenne, ces réformes dans le PNRR. Il y a des réformes que cette coalition gouvernementale a assumées dans le programme de gouvernance, des réformes avec lesquelles nous étions dans la campagne électorale, avec lesquelles nous avons remporté le vote des Roumains et qui ont formé cette condition de gouvernement. Elles sont dans le Programme de gouvernance,  dans la Stratégie fiscalo-budgétaire, dans le Programme de convergence et elles sont toujours dans ce PNRR. Il n'y a pas de nouvelles réformes, il y a des réformes dont nous avons parlé à chaque fois et elles ont toutes ces jalons. C'est vrai, oui, si un certain palier n'est pas atteint et qu'une certaine réforme est liée à des montants du PNRR, bien sûr ces montants ne peuvent pas être alloués, c'est pourquoi c'est très important. Les réformes sont liées à des projets spéciaux. Il y a aussi certains projets qui ont leurs réformes. Ils sont donc tous connectés. C'est un système qui comporte des réformes liées aux investissements.
 Journaliste : Nous ne recevrons donc pas l'argent uniquement dans le domaine où la réforme est liée au financement respectif. Florin Cîţu : Exact.
 Journaliste : Et une autre question : la vaccination des enfants entre 12 et 15 ans a commencé. Je voulais vous demander comment ça se passe dans le cas des adultes, car on voit qu'il y a beaucoup de détente pour ceux qui ont été vaccinés. Les détentes et facilités pour les enfants vaccinés seront-ils également pris en compte ? 
Florin Cîţu : Nous ne faisons pas, nous ne discriminons pas lorsqu'il s'agit de personnes vaccinées, nous ne disons pas si ce sont des adultes ou des enfants. Vous avez vu que le rôle de ces assouplissements ou les conditions dans les cours de récréation est d'encourager davantage la vaccination. Ce qu'il faut dire, c'est que la Roumanie est le premier pays de l'Union européenne à commencer à vacciner les enfants entre 12 et 15 ans, ce qui montre une grande responsabilité de notre part. Journaliste : Cependant, dans les clubs, par exemple, pour le moment seuls les adultes vaccinés peuvent entrer, c'est pourquoi je vous demande s'il y aura... 
Florin Cîțu : Des clubs ? Qu'entendez-vous par club ? 
Journaliste : Détente pour les fêtes de club Florin Cîțu : 12-15 ans ? 
Journaliste : Non, mais c'est pourquoi je vous demande car ces facilités existent pour les adultes. Ces facilités existeront-elles aussi pour les enfants ?
 Florin Cîțu : S'il s'agit d'espaces conçus spécialement pour les enfants, vous le pensez bien. Oui oui. Nous allons également regarder cela. 
Journaliste : Bonjour ! Egalement concernant le PNRR et les retraites. Il indique que ces dépenses de retraite maintiendront leur part dans le PIB dans les années à venir et qu'augmenteront en particulier les petites retraites. Cela signifie-t-il que les pensions moyennes et élevées seront gelées voire réduites ? 
Florin Cîțu : Non. Il y a certains principes et je pense que la formulation correcte est que les dépenses resteront au même niveau de l'année, alors ne dites pas qu'elles seront gelées, on ne le dit pas. Le mot est "similaire". En même temps on dit que c'est une priorité d'augmenter les petites retraites, on ne dit pas que les autres n'augmenteront pas. Et une autre chose que nous disons, c'est que, oui, et ici je vous garantis que cela n'arrivera pas, nous n'aurons pas d'augmentations de pension ad hoc. Alors on ne permettra à personne de venir dire : cette année on augmente les retraites de 70 % parce que c'est ce que je veux, sans aucune analyse, étude de durabilité et j'en passe. Et ce sont quelques-uns des principes sur lesquels nous travaillons. Mais pour vous donner le calendrier, nous avons : l'approbation au Gouvernement du projet de loi sur le régime public des retraites, au trimestre II-2022, voici donc le cap, l'adoption au Parlement de la nouvelle loi sur le régime des retraites au trimestre IV-2022, la nouvelle loi sur le régime des retraites entre en vigueur au premier trimestre 2023. Ce sont donc les objectifs sur lesquels nous allons nous en tenir et maintenant nous entrons dans le débat sur le projet, vous verrez, il va être publique. Et je le répète, elles seront très transparentes, la procédure par laquelle nous aurons ces lois sera transparente. 
Journaliste : Certains de ces éléments liés aux retraites ont déjà été discutés. Ce projet de loi sur l'élargissement, c'est-à-dire la possibilité donnée aux plus de 65 ans de conserver leur emploi, avec cette interdiction de cumuler la pension avec le salaire de l'Etat. Il a été discuté en première lecture en mars, cela veut-il dire que ce projet ne sera pas approuvé cette année? 
Florin Cîțu : Non. Il sera approuvé avec le cumul de pensions. L'interdiction du cumul des pensions avec le salaire de l'Etat sera approuvée.
 Journaliste : Parce que presque deux mois se sont écoulés. 
Florin Cîțu : Il sera approuvé la semaine prochaine. 
Journaliste : Et à propos des bonus pour ceux qui sont dans le système budgétaire ? 
Florin Cîțu : C'est dans la loi sur le salaire ils seront traités ensemble. Il n'y aura rien de séparé. Là, nous aurons une loi sur les salaires qui réglera cette situation.
 Journaliste : Alors en 2023 ou 2024 ? 
Florin Cîțu : Sur la loi sur le salaire, je vais voir quel est le calendrier si je l'ai ici. Quant à la loi sur le salaire, je ne pense pas l'avoir. Je n'ai que les retraites. 
Journaliste : Mais les augmentations budgétaires restent comme ça jusque-là ou est-ce qu'il se passe autre chose cette année ? Florin Cîțu : Mais non. Les dépenses, les salaires dans le système public, vous le savez très bien, ont été gelés au niveau de décembre 2020. Oui ? Il y a un échéancier qui montre très clairement dans la stratégie fiscalo-budgétaire, que toute l'enveloppe des dépenses salariales dans le secteur budgétaire demeure constante au cours de la prochaine période. Ainsi, tout déplacement est effectué à l'intérieur, l`enveloppe n'augmentera pas avec les dépenses salariales. 
Journaliste : Merci !
 Journaliste : Une précision si on parlait encore de retraite, évidemment. Vous avez dit que la semaine prochaine ce projet de loi sera approuvé avec une interdiction de cumul et qui prévoit en même temps d'augmenter l'âge de la retraite, évidemment, de manière facultative, à 70 ans. Peut-être pouvez-vous nous expliquer, parce qu'hier soir, le ministre des Investissements n'a pas pu le faire, concernant l'augmentation de la période de cotisation. À l'heure actuelle, nous en avons 35, le ministre a mentionné huit autres années, mais un changement de tout le concept de la période de cotisation, ce qui impliquera cela, car les gens aimeraient connaître les précisions de votre part. Le ministre du Travail a également déclaré que l`on porterait l'âge de la retraite des femmes à 65 ans d'ici 2030 et égaliserait avec l'âge des hommes. 
Florin Cîţu : Non, je pense que c`étaient des avis. Au PNRR  n`y a riwen concernant l`age  de 65 ans, rien de tel. Je le répète, nous vous avons donné le calendrier de la loi sur les retraites, parlons de la loi sur les retraites lorsqu'elle sortira. Bien sûr il y a des discussions et il y a des avis également au sein des partis politiques de la coalition, il y a plusieurs propositions, on verra quelle sera la proposition finale. Donc, nous savons ce que nous avons de clair, c'est cette ordonnance qui a fait l'objet d'un débat public et a maintenant toutes les approbations et est prête, je comprends, pour la semaine prochaine, dans laquelle elle est éventuellement prolongée la période si vous souhaitez rester au-delà d'un certain âge , vous souhaitez rester en poste au travail, pour prolonger votre période, vous pouvez rester. Mais maintenant, c'est le seul projet dont nous parlons. Sinon on n'a pas de projets, on a bien sûr des avis, des débats et je préfère, à chaque fois, discuter de quelque chose de concret, quand on a du concret, et au PNRR on ne parle pas de 65 ans, on ne parle pas de ça. Je vous ai dit les principes du PNRR. 
Journaliste : Si vous parliez de ce projet de loi qui sera approuvé la semaine prochaine, les mêmes catégories restent exceptées, les médecins seront-ils inclus, car nous avons un déficit dans ce domaine ? 
Florin Cîţu : A ma connaissance, rien n'a changé par rapport à la version que j'ai vue dans l'espace public.
 Journaliste : Donc les médecins ne seront pas inclus, et quant à vous qui parlez de la coalition au pouvoir, avec les allocations, comment s'est passé cette discussion, car il ne reste plus beaucoup de temps ? Ordonnance d'urgence du gouvernement prolongeant le délai ou ben au Parlement? 
Florin Cîţu : Alors moi, mes collègues de la coalition étaient là quand on a tous approuvé le budget pour cette année, on a discuté d'une seule augmentation cette année, en début d'année. Quelle sera la dynamique dans la prochaine période, ils peuvent apporter des amendements au Parlement. S`ils ne le font pas à temps, bien sûr, nous devrons faire le changement par le biais d'une ordonnance d'urgence pour nous assurer que nous n'avons pas d'autre changement cette année. Pas l'inverse, mais ce n'est pas dans le budget et nous aurons alors un problème budgétaire. Journaliste : Bonjour ! Pourquoi les hôpitaux régionaux n'ont-ils pas été inclus dans le PNRR?
 Florin Cîţu : Ils sont financés par d'autres sources. Il y a des fonds B, ils ont déjà des sources de financement faites, donc les hôpitaux régionaux n'ont pas été inclus. Journaliste : Si la Roumanie n'achève pas avec succès les réformes du PNRR, pensez-vous qu'elle perdra confiance dans les investisseurs étrangers ? 
Florin Cîţu : Certainement ! Et il ne s'agit pas que du PNRR ici. Ces réformes montrent clairement un changement de paradigme. Nous avons commencé en 2019 à allouer davantage de ressources aux investissements. Nous avons également montré comment nous voulons modifier les dépenses budgétaires. Ces réformes font partie de notre ADN, l'ADN de cette coalition. On est parti en campagne électorale avec un programme de gouvernenance , avec certains principes, on s'y tient. La confiance que nous avons gagnée et gagne lentement devant les investisseurs, oui, peut être perdue très rapidement si nous reculons aujourd'hui. 
Journaliste : Merci.
Journaliste : Bonjour ! Parce que vous parliez de ce projet d'interdire le cumul retraite-salaire ou plutôt d'une option pour travailler jusqu'à 70 ans. 
Florin Cîţu : Exact.
 Journaliste : En privé, y aura-t-il une limite jusqu'à 70 ans ou si la condition permet de travailler plus longtemps, jusqu'à l'âge que vous souhaitez ? 
Florin Cîţu : Non, pour l'instant, le projet de loi ne parle que pour 70 ans. Je ne pense pas qu'on puisse faire de distinction entre le secteur privé et le secteur public, mais si le Parlement constate que le cadre juridique doit changer, il devrait être plus flexible, bien sûr. C'est l'option avec laquelle nous allons au Parlement. Journaliste : Et parce qu'il s'agissait de la période de cotisation. 
Florin Cîţu : Oui. 
Journaliste : Dans le PNRR, parce que j'y ai lu, c'est mentionné très clairement : la durée totale de cotisation 35, la durée minimale 15. Est-ce que ces indicateurs resteront ? Y a-t-il une chance qu'ils changent, c'est-à-dire que nous ayons une autre étape minimale, une autre étape complète ? 
Florin Cîţu : Non. C'est-à-dire que ce que nous avons maintenant dans le PNRR est clair, mais je tiens à vous dire que réformer les retraites ou créer un système de retraite durable n'est pas si facile. Il faut plus qu'une loi. C'est toute une philosophie du changement, car il faut prendre en compte ce qui arrive aux retraites privées, non ? Comment nous les soutenons, etc., la pérennité du système de retraite impliquera, de mon point de vue, plusieurs projets de loi dans la prochaine période. Dans le PNRR c'est ce que l'on peut voir aujourd'hui. Selon la façon dont nous adoptons les projets de loi et voyons comment ils fonctionnent, nous pouvons les modifier. Les pays qui ont créé et modifié des systèmes de retraite pour assurer la durabilité du système de retraite ont apporté ces changements au fil du temps. Habituellement, une telle réforme des retraites prend six, huit, dix ans. Tout ne se fait donc pas du jour au lendemain. 
Journaliste : C'est-à-dire qu'en 2023, nous aurons une première réforme de ce type.
 Florin Cîţu : Justement, un premier pas, nous aurons un premier pas dans la bonne direction pour la pérennité du système de retraite. Journaliste : Et une dernière question, si vous me le permettez. Parce qu'on yl mentionne également l'âge de la retraite pour les femmes, il augmentera, le mentionne-t-il vraiment progressivement, ce qui signifie qu'en 2023, nous pourrions avoir la première augmentation de l'âge de la retraite pour les femmes?
 Florin Cîţu : C'est possible. Vous avez vu qu'en Allemagne il y a de tels changements, ils se produisent progressivement, c'est vrai, chaque année, une fois par an, je pense qu'une année s'y ajoute, quelque chose comme ça. Je ne sais pas exactement quelle sera la dynamique, nous verrons dans la loi sur les retraites quelle sera la dynamique. 
Journaliste : Bonjour. L'Etat prépare un projet qui fixera 41,5% du salaire brut moyen pour les personnes qui sont employées pour une durée déterminée. Nous parlons de ceux qui travaillent dans l'agriculture ou l'Horeca. C'est un projet qui est apparu dans l'espace public. Vous l'approuverez au gouvernement dans la prochaine période, en avez-vous discuté ? Florin Cîţu : L'option ne m'est pas parvenue. Je suis très transparent avec vous. Pour moi, il est très important que tout projet de loi que nous approuvons et a des implications budgétaires ne déstabilise pas notre trajectoire de réduction du déficit budgétaire d'ici 2024 en dessous de 3%. Hier, la Commission européenne a dit très clairement qu'elle accepte notre stratégie, elle accepte les principes sur lesquels nous avons construit cette stratégie fiscalo-budgétaire, elle accepte aussi les projets de loi que nous y avons déposés. Toutes ces idées sont acceptées, donc, nous devons être très prudents, car la Roumanie est en train de déficit excessif. Tout dérapage peut nous apporter des coûts en termes de financement du déficit et des projets en Roumanie. J'aimerais donc voir d'abord la source de financement, pour chaque projet qui m'intéresse, d'où vient la source de financement. 
Journaliste : Cela signifie-t-il qu'un tel projet ne serait pas approprié ? 
Florin Cîţu : Les choses sont totalement différentes. Nous discutons de l'opportunité, beaucoup de choses sont opportunes, le problème est ce que nous pouvons nous permettre, en fin de compte, et ce que nous abandonnons. Si nous finançons un certain projet, nous devons voir à quoi nous renonçons pour pouvoir le financer. C'est le coût d'opportunité que j'examine très attentivement. 
Reporter : Le ministre Ghinea a déclaré hier que la période de cotisation complète ne sera plus fixe, comme il y a 35 ans maintenant, mais sera variable, sera liée à plusieurs indicateurs économiques et a déclaré que cela a été discuté avec ceux de à la Commission européenne et vous êtes parvenu à un consensus. Je voudrais vous demander de nous donner des détails sur ce sujet. 
Florin Cîţu : Je voudrais parler de la loi sur les retraites quand nous aurons une loi sur les retraites. Nous discutons de principes avec la Commission européenne. Oui, nous discutons d'idées, nous avons discuté de plusieurs solutions du côté des dépenses, du côté des revenus et du côté des retraites, mais ce ne sont pas, comment dire, déjà, des règles, ce sont des discussions. Nous regardons ce que d'autres pays ont fait et ainsi de suite. En Roumanie, nous aurons une loi sur les retraites qui contiendra toutes ces choses. D'ici là, il ne sert à rien de discuter de ced que nous discutons avec la Commission européenne sur ce que nous pourrions faire "si", car les choses évoluent et nous ne savons pas encore comment elles devraient être. Regardons d'abord le projet de loi sur le système public au deuxième trimestre 2022. D'ici là, nous avons tous le temps d'en débattre en public. Journaliste : Le salaire minimum dans l'économie pourrait augmenter à 3.000 lei en 2026, a déclaré le ministre Ghinea et a également déclaré qu'il y avait cette discussion avec les partenaires européens. 
Florin Cîțu : Oui, les choses sont plus simples ici. La Commission ne dit pas de combien augmenter et où atteindre le salaire minimum. La Commission dit qu'il doit s'agir d'une formule prévisible et transparente par laquelle les gens savent exactement de combien le salaire minimum augmente chaque année. On estime qu'il sera de 3.000 lei en 2026, mais, je le répète, beaucoup plus important est de savoir comment nous y arriverons, la formule doit être transparente, ne pas la changer chaque année et c'est ce que nous avons au PNRR. Journaliste : Et comment y arrive-t-on ? Comment exactement le salaire minimum sera-t-il doublé au cours des cinq prochaines années, quels sont les plans du gouvernement à cet égard ? 
Florin Cîțu : Eh bien, je le répète, nous aurons une formule transparente et prévisible, que nous négocions. Je sais que le Ministère du Travail a déjà une discussion avec les syndicats et les employeurs. Il s'agit d'une négociation tripartite et nous nous mettrons d'accord sur une formule que nous appliquerons ensuite chaque année. 
Journaliste : Avez-vous un horizon temporel ? Florin Cîțu : En début d'année il faut savoir, non ? 
Journaliste : Au début de l'année prochaine, saurons-nous exactement de combien le salaire minimum augmentera d'ici 2026 ? 
Florin Cîțu : Non, on connaîtra la formule exacte et ensuite tout le monde pourra calculer. Journaliste : Bonjour ! Monsieur le Premier ministre, la dette publique a atteint 48%, et la Roumanie va emprunter 15 milliards d'euros au PNRR. À combien s'élèvera la dette publique de la Roumanie après avoir accédé à cet argent ?  
Florin Cîțu : Si le PIB diminue beaucoup plus vite que la dette publique n'augmente, elle diminuera, en fait. Et il y a ces scénarios qui nous montrent qu'il diminue. Maintenant je vous dis la règle d'or de la finance et je vous dis ce que n'importe quel économiste de ce monde vous dira. Si  l`on emprunte pour investir, c'est bien et ce que nous faisons à travers le PNRR, c'est emprunter pour investir, pas pour la consommation. Les investissements sont ceux qui ajoutent de la valeur, les investissements sont ceux qui créent des emplois dans l'économie. Ce n'est que grâce à des investissements que l`on peut avoir une croissance économique forte sans inflation - une croissance économique durable. Alors ici les choses sont très claires, très transparentes, on n'emprunte pas pour la consommation. Et je vous dis qu'on peut voir la dette publique diminuer ou rester constante, comme on voit les choses dans la prochaine période. Journaliste : Hier, la ministre Ghinea parlait de la mise en place d'une nouvelle taxe automobile via le PNRR, afin de réduire la pollution. 
Florin Cîțu : Non. Je reviens au PNRR, il n'y a pas de taxe. Il y est écrite une mesure  dissuasive, donc il peut y avoir plusieurs choses, un dissuasif concernant l`l`immatriculation, un dissuasif concernant l`immatriculation, une mesure visant à décourager l'immatriculation des véhicules polluants en Roumanie. Et ici, nous devons faire très attention à la façon dont nous procédons.
Reporter : Et comment fera-t-on ce découragement des Roumains d'immatriculer de vieilles voitures en Roumanie ? 
Florin Cîţu : On verra ce que le Ministère de l'Environnement, le Ministère des Finances vont proposer. On verra quelle solution ils ont. J'ai été très clair dans les négociations avec la Commission européenne, j'ai dit que je ne suis pas un partisan des taxes, je ne veux pas de taxes, même s'il s'agit de taxes environnementales, car nous pouvons dissuader positivement les gens d'acheter de vieilles voitures. Les Roumains riches, bien sûr, si l'économie se développe, obtiendront de nouvelles voitures. Nous voulons donc que tous les Roumains s'offrent de nouvelles voitures. Une autre option est le système du programme Rabla, encore une fois, une mesure positive pour décourager et renouveler le parc automobile. Il existe des mesures, si nous nous asseyons et pensons pouvoir les trouver, nous n'avons pas à nous attaquer immédiatement aux impôts. En théorie économique, il faut savoir qu'il est très difficile de trouver un exemple où les taxes ou l'imposition de taxes ont permis de réduire la pollution. Les impôts ne font pas ça. Ce doit être tout un écosystème. Journaliste : Envisagez-vous de changer la façon dont les péages sont calculés, c'est-à-dire de payer combien de transport on utilise ? Florin Cîţu : Il y a une discussion sur une telle chose. Il y a cette discussion au ministère des Transports. Merci! 
Journaliste : M. le Premier ministre, dans le contexte où l'Union européenne a récemment tenté de redéfinir les relations avec la Chine, par exemple en interdisant l'importation de produits fabriqués par le travail forcé, en contrecarrant les attaques hybrides, les cybermenaces, etc., le gouvernement lituanien a récemment a annoncé le retrait de la plate-forme 17+1 construite par le régime communiste chinois. Le ministre lituanien des Affaires Etrangères a déclaré que la plate-forme sape les intérêts de l'UE et permet une plus grande pression politique. Je voudrais vous demander, parce que la Roumanie est également membre de la plate-forme 17 + 1, si l'idée est prise en compte pour que notre pays quitte également ce format. 
Florin Cîţu : Pour le moment, je n'ai pas eu de discussion avec le président à ce sujet. Mais ce que je peux vous dire, c'est que nous encourageons, notamment en termes - et vous avez vu les lois et ordonnances que nous avons données - les investissements qui viennent d'entreprises dans des pays qui respectent tous les droits des citoyens. Bien sûr, il ne s'agit pas de fonds européens, nous parlons d'entreprises de l'Union européenne. Nous avons montré la direction claire dans laquelle se dirige ce gouvernement et nous continuerons de le faire. Mais je n'ai pas de réponse précise à ce sujet pour le moment. 
Journaliste : Je voudrais vous demander : récemment, votre collègue de parti, M. Emil Boc, parlait d'une idée très intéressante, à savoir la fusion des départements en régions. Il a souligné que cela, d'une part, aiderait à attirer des fonds européens et, d'autre part, détruirait le système de clientèle formé sous le régime communiste. Je voudrais vous demander comment voyez-vous cette idée, si elle monterait au niveau d'une collision, si vous ferez des pas dans cette direction ?
 Florin Cîţu : Il y a plusieurs dirigeants - maires, présidents de conseils départementaux - au sein du Parti national libéral qui partagent cet avis, elle n'a pas encore été élevée au niveau d'une coalition, mais nous le relèverons, si c'est important. Je trouve que c'est une idée intéressante. De mon point de vue, c'est une idée intéressante et qui montre des progrès. 
Journaliste : Et si vous me permettez une autre question sur la DNA. Récemment, le procureur général de la DNA a déclaré dans une interview à G4Media que l'institution qu'il dirige n'a pas encore reçu le soutien dont elle a besoin - il s'agissait du transfert de la Police judiciaire. J'ai compris qu'après accord du transfert de 90 officiers de police judiciaire au niveau du Ministère de l'Intérieur /.../, la démarche au niveau du Ministère des Finances aurait été bloquée, le Ministre des Finances ou le ministre n'aurait pas été encore d'accord. Et il s'agissait également de ce problème au sein de la Commission juridique, où la diminution du temps nécessaire aux procureurs pour accéder à la DNA n'a pas reçu le feu vert, et la réduction de l'ancienneté des procureurs à la DNA est nécessaire pour que davantage de procureurs y entrent à la DNA pour avoir les ressources nécessaires. Je voudrais vous demander : le renforcement de la capacité de la DNA  est à la fois dans le programme de gouvernance et l'obligation de la Roumanie dans le programme MCV ; que ferez-vous concrètement, au niveau de la coalition et au niveau du gouvernement, pour débloquer les choses ? 
Florin Cîţu : Les choses sont au niveau de la coalition, pour le moment, et elles doivent être débloquées, nous avons une échéance jusqu'à la fin de l'année. Toutes les lois de justice qui impliquent ces changements sont maintenant en coalition, sont en débat et nous avons la fin de l'année. Je suis sûr que nous les clarifierons, au niveau de la coalition, d'ici la fin de l'année. Journaliste : Une première question concerne un aspect controversé du PNRR, lié à deux projets proposés par le Ministère de l'Énergie - un consortium formé par Romgaz, Siemens et GSP Power, qui recevrait 600 millions d'euros via le PNRR. La question est que se passe-t-il si la Commission européenne n'est pas d'accord avec les deux projets, l'ensemble du PNRR est-il retardé ? Et pourquoi n'avez-vous pas fait une compétition depuis le début ? 
Florin Cîţu : Ici, c'est vrai, il y a des projets et il y a des technologies innovantes, après tout, ce qui est proposé à travers ces projets. J'ai demandé au ministre de l'Énergie de venir publiquement expliquer ce qui se passe exactement là-bas, afin que nous n'ayons plus ces doutes. Quant à la décision de la Commission, les discussions ont été jusqu'ici, ce n'est pas nouveau. La Commission a vu ces projets. Ce que je sais jusqu'à présent : il n'y a pas eu de discussion sur le fait d'avoir un avis spécial pour ces projets, mais, je le répète, j'ai dit au ministre de l'Énergie de venir publiquement expliquer ce qui se passe exactement avec ces projets, précisément. Journaliste : Quand le ministre de l'Énergie sortirait-il ? 
Florin Cîţu : Dans les prochains jours, aujourd'hui, demain. Il doit sortir. 
Journaliste : Et s'il est en retard, c'est-à-dire si la  Commission européenne n`accepte pas ? Florin Cîţu : Je vous dis que nous avons discuté avec la Commission de presque tous les chapitres et, si c'était une question de retard avec un certain article... Par exemple, nous avions là-bas un autre projet du côté de l'énergie, la Commission nous a dit non il ne pourra jamais être approuvé, je l'ai sorti et mis autre chose. Donc s'il y avait eu un problème, il aurait été mentionné. C'est peut-être autre chose, on verra. Mais le ministre de l'Énergie sortira en public et dira exactement ce qui se passe avec ces projets et pourquoi, il y a des technologies innovantes du côté de l'hydrogène, les détails que vous réalisez appartiennent à / ceux de l'énergie /. 
Journaliste : Une autre question porte sur un point à l'ordre du jour du gouvernement aujourd'hui. Il était prévu d'approuver une politique publique sur la numérisation de la Roumanie dans les dix prochaines années. Florin Cîţu : Oui, elle a été approuvée. 
Journaliste : 2,4 milliards d'euros. A-t-il été approuvé ? 
Florin Cîţu : Elle a été approuvée. C'est juste une proposition de politique publique pour la prochaine période. Vous vous rendez compte que pour sa mise en œuvre, il faudra, après cela, des actes normatifs et ainsi de suite. C'est juste une proposition où nous voulons mener l'e-gouvernement pour les dix prochaines années. Je vais demander à mes collègues de la présenter, pour que ce soit encore plus clair. Journaliste : On parle de ce cloud gouvernemental, qui apparaît aussi dans le PNRR. 
Florin Cîţu : Oui. 
Journaliste : Il est alloué, a précisé M. Ghinea, la somme de 500 millions d'euros pour le gouvernement cloud, la migration vers le cloud. Pratiquement, tous les ministères et institutions devraient être interconnectés et ... Florin Cîţu : Oui, mais sachez qu'il n'y a pas que le PNRR qui suffira. Parce que juste faire le cloud est un projet, après ça, construire pour chaque ministère la transformation numérique, les connecter au cloud, c'est un autre projet et puis il faut voir comment on dirigera toute l'administration dans le futur. Ce sont des choses  qui vont ensemble. . Grâce au PNRR, nous ne résolvons pas tous les problèmes que nous avons en Roumanie, ni les infrastructures ni la numérisation, mais seulement une partie d'entre eux. Aujourd'hui, à l'issue de la réunion du gouvernement, j'ai remercié mes collègues pour le travail qu'ils avaient fait au PNRR et leur ai rappelé qu'un travail encore plus compliqué allait suivre : les fonds européens. Nous avons, pour presque la même période, 46 milliards d'euros de fonds européens, nous devons donc continuer sur le même rythme. Il y a 76 milliards d'euros qui arrivent en Roumanie sur une très courte période, nous devons donc prendre les projets et les y mettre. De nombreux projets de transport, par exemple, qui n'ont pas été intégrés au PNRR, se retrouveront dans des fonds européens. La numérisation aussi. Il y a des projets qui ne se trouvent pas ici, ils ne pourraient pas répondre aux critères, ils se retrouveront dans des fonds européens.
 Journaliste : C'est bizarre que vous disiez qu'il ne suffira pas 500 millions d'euros, car le montant semble énorme pour le cloud gouvernemental. Ceci dans les conditions où dans le gouvernement PSD - que ce projet ne date pas d'hier, aujourd'hui - on parlait de 45 millions d'euros pour ce projet de cloud du gouvernement, quand M. Cojocaru était ministre, puis Augustin Jianu. 
Florin Cîțu : Je vous dis ce que disent les spécialistes. 
Journaliste : Comment est-on arrivé à 500 millions d'euros ? 
Florin Cîțu : Au PNRR tout est dans le détail et nous devions avoir la partie coût, comme l'était tout projet budgétisé. C'est ce que disent les spécialistes, 500 millions. Je comprends qu'il s'agisse de gros montants, ou de petits montants, cela dépend. 
Journaliste : La stratégie e-Roumanie a coûté 500 millions d'euros et a été un échec total. Ne pensez-vous pas qu'avec cette nouvelle stratégie par laquelle vous allouez... 
Florin Cîțu : Non, je ne pense pas. Maintenant, si vous me dites que... Je sais que tout ce que le PSD a fait a été un échec total. Précisément parce que nous corrigeons ce que le PSD a fait. C'est peut-être pour ça que  celanous coûte encore davantage, parfois. 
Journaliste : C`est le PDL qui a sorti, Boc et M. Sandu ont publié e-Romania. 
Florin Cîțu : L'année dernière on a fait des projets qui étaient depuis 2013 au Ministère des Finances aux tiroirs, on les a faits  l'année dernière. Et nous les avons mis en oeuvreplus rapidement et moins cher que tout le monde et nous pouvons toujours enmettre en œuvre.  Ce n'est pas parce que quelque chose n'a pas fonctionné dans le passé que cela ne fonctionnera pas à l'avenir. Et nous l'avons prouvé l'année dernière, et nous prouvons encore cette année que des projets qui étaient dans les tiroirs depuis des années sont désormais en cours de réalisation. Je ne pense donc pas que le passé soit la meilleure estimation pour l'avenir. 
Journaliste : Mais ils sont... Comment est ce cloud gouvernemental dans le PNRR, et dans cette stratégie, et dans le PNRR, d'autres clouds apparaissent : au Ministère de la Justice, au Ministère de l'Éducation, au Ministère des Affaires Intérieures. N'est-ce pas une inflation des cluds ? C`est-à-dire dire, ont-ils une logique économique ? 
Florin Cîțu : Donc je ne pense pas qu'il s'agisse de clouds séparés. 
Reporter : Oui, les centres de données cloud distincts sont vraiment des projets. 
Florin Cîțu : Oui, et ce sont des centres de données qui sont différents, vous savez très bien que certains centres peuvent être des bases de données publiques et d'autres - des bases de données classées. Ils sont totalement différents, on peut avoir deux centres de données dans la même institution. Mais je vous demande de vous renseigner auprès de spécialistes, ce sont eux qui font les propositions. Je n'ai vu aucun commentaire sur le cloud de la part de la Commission européenne, ils ont donc été positifs à propos du cloud gouvernemental. J'aime beaucoup le fait que nous débattions de quelque chose dont la Roumanie a besoin comme l'air : la numérisation. Et je me souviens que l'année dernière, je ne sais pas si vous l'étiez, mais il y avait des collègues à vous qui m'ont dit qu'on ne peut même pas payer d'impôts sur internet, on ne peut même pas faire l'identification visuelle à l'ANAF, on ne peut pas non plus connecter les caisses enregistreuses. Nous avons  tout fait. Et là, je vous dis que peut-être votre scepticisme est quelque peu justifié par ce que d'autres politiciens ont fait jusqu'à présent, mais ce que nous avons fait, ce gouvernement et le gouvernement de l'année dernière, ne justifie pas ce scepticisme. Nous devrions d'abord voir comment les choses se passent et ensuite parler. 
Journaliste : Un dernier problème, avec les bonus pour les budgétaires. Vous avez annoncé en février que vous aviez fait une analyse et que vous deviez couper ces primes, que ce sera cette année, par la loi sur les salaires, vous avez dit qu'il n'est pas normal de donner une prime pour le fait quon reste devant un ordinateur. 
Florin Cîțu : Et je garde les mêmes idées. Journaliste : J'ai écrit toute une série d'articles avec des augmentations de conditions nocives, une augmentation pour l`existence  d`antennes. Ce sont des milliers d'employés des ministères, du Sénat, du Conseil de la concurrence qui reçoivent cette prime. Quand comptez-vous résoudre ce problème ? 
Florin Cîţu : Par la loi sur le salaire.
 Journaliste : Quand, exactement ? 
Florin Cîţu : Donc, la loi sur les salaires va corriger ce problème et quand la loi sur les salaires sera prête - c'est une loi qui est en débat et maintenant elle est au Ministère du Travail - nous aurons le lien exact entre salaire et revenu. Et je vous rappelle une autre chose, parce qu'on oublie, on est dans la deuxième année où les salaires dans le secteur public étaient... Donc l'année dernière les salaires des dignitaires ont été gelés et cette année tous les salaires ont été gelés ou l`enveloppe salariale est restée constante. C'est ce qu'on m'a dit l'année dernière. Vous ne pouvez pas... Quand ferez-vous cela ? On a fait ça. Alors je vous dis qu'on va faire ça aussi, on va casser cette partie du salaire et on aura des revenus liés à la performance, quand on aura la loi salariale. Donc, je le répète, votre scepticisme est justifié par ce qui s'est passé jusqu'à présent, mais pas en ce qui nous concerne. Nous avons fait ce que nous avons dit  jusqu'à présent. 
Journaliste : Les ministères vous ont-ils envoyé ces propositions pour... ? 
Journaliste : Il restait quelques ministères. Florin Cîţu : Ils ont envoyé.
 Journaliste : Tous ? 
Florin Cîţu : Oui. 
Journaliste : Mais l'ANCOM ne pourrait-elle pas - parce que je ne comprends pas – Il y a des radiations ? Est-ce un danger pour...? 
Florin Cîţu : Je ne sais pas quoi faire... Journaliste : Je veux dire, je ne comprends pas, si on a une autorité comme l'ANCOM, qui nous assure à chaque fois qu`il n`y en a pas, les niveaux sont très, très bas. D'où viennent ces... alors ? 
Florin Cîţu : Nous payons les salaires selon la législation en vigueur. C'est ainsi que nous payons les salaires, sur la base de la législation en vigueur.
 Journaliste : Bonjour ! En regardant vos déclarations d'aujourd'hui et celles de M. Ghinea hier, nous voyons quelques incohérences. Le ministre parlait d'une taxe sur les voitures, vous avez dit que ce n'était pas une taxe. 
Florin Cîţu : C'est un découragement... Journaliste : Bien. Comment voyez-vous la manière dont M. Ghinea a présenté le PNRR ? Vous êtes content ? 
Florin Cîţu : Oui, je suis satisfait. C'est un travail difficile de savoir que le PNRR ne fait que commencer, et le travail difficile avec le PNRR ne fait que commencer. Oui, c'était compliqué de mettre ces projets dans le schéma fixé par la Commission européenne, mais ils ne signifient rien tant qu'ils ne sont pas mis en œuvre. Le PNRR signifiera quelque chose pour les Roumains quand il pourra être mis en œuvre, il sera mis en œuvre, nous aurons l'argent en Roumanie. Ensuite, nous aurons la valeur du PNRR. Nous discutons maintenant d'une variante que nous avons sur le papier, nous avons des principes, nous avons aussi des réformes, mais nous verrons l'effet du PNRR après sa mise en œuvre. Cela signifie que toutes les personnes impliquées jusqu'à présent devraient être encore plus impliquées dans le PNRR à partir de maintenant.
 Journaliste : J`ai posé des questions sur la façon dont cela a été présenté, car c'est là que les incohérences auxquelles je faisais référence ont commencé. 
Florin Cîţu : Il n'y a pas d'incohérences. Peut-être que je l'utilise différemment, j'aime mettre les choses sous un jour positif, dire, décourager, ne pas taxer. Je n'aime pas taxer et, je le répète, étant économiste de formation, les taxes ne découragent pas les comportements, au contraire, elles incitent à prendre des mesures pour les éluder et c'est pourquoi je ne suis pas d'accord avec les taxes. 
Journaliste : Quant au certificat vert, où en est-on,  on sait qu'au Sénat, par exemple, il y avait deux /.../? 
Florin Cîţu : Il sera prêt le 1er juillet, quand il doit être prêt pour tous les pays, nous aurons aussi le certificat vert. 
Journaliste : Je sais aussi que le STS  travaillait sur une application... 
Florin Cîţu : On a  eu une mise à jour. Je pense que l'application est déjà prête, mais nous la publierons à partir du 1er juillet pour la Roumanie. Merci! Merci beaucoup!
Journaliste : Une précision concernant la fiscalité des multinationales, votre point de vue en tant que Premier ministre et le mandat que vous avez pour le ministre des Finances. C'est une discussion, l'OCDE, nous le savons depuis l'année dernière, il y a une réunion des ministres des finances publiques du G7. Quelle est la position de la Roumanie, nous sommes d'accord avec cette taxation des multinationales à 15% et quelle serait l'estimation, évidemment, nous avons besoin d'argent dans le budget, Monsieur le Premier ministre ? 
Florin Cîţu : Exact. La Roumanie regarde toujours, nous avons en ce moment... ce que nous recherchons dans la fiscalité des multinationales, nous voulons voir ce que cela signifie pour la Roumanie, où il y a des taxes et ainsi de suite. Il y a des discussions, il n'y a toujours pas de décision au niveau de l'Union européenne, on verra quelle sera la décision finale. Il y a des discussions sur le spécifique, car il ne s'agit pas de multinationales, il s'agit de savoir où nous les taxons, nous avons un intérêt pour la Roumanie pour que les revenus restent dans le pays où ils sont produits, ici. Il y a donc plus de détails que nous examinons. Journaliste : Et comme vous répondez à M. Vlad Voiculescu, à la lecture d`un message ce matin de M. Vlad Voiculescu concernant un article de "Libertatea" qui donne plus de détails sur une ordonnance d'urgence qui a été signée par vous, vous étiez l'initiateur par lequel 1,1 milliards de lei ont été accordés à ceux d`UniFarm mis à disposition par le Trésor de l'État, je cite Vlad Voiculescu : « Dans n'importe quel pays normal, cela aurait été la fin d'un politicien, dans notre pays ce n'est probablement que le premier test, il joue comme on lui dit se qualifiant pour un poste plus élevé "- et il vous a également désigné comme ancien ministre des Finances publiques ? 
Florin Cîţu : Je ne vois pas ce qu'il veut dire là. Les ordonnances, comme vous le savez bien, en Roumanie sont toutes approuvées après avoir été approuvées concernant la légalité, la constitutionnalité, c'est toute une procédure. Pour terminer. Je n'ai rien à commenter. Journaliste : Monsieur le Premier ministre, si vous me permettez une dernière question. Il y a deux semaines, vous avez annoncé qu`on apportera  au gouvernement  l'ordonnance d'urgence qui limitera le nombre de membres des entreprises publiques. 
Florin Cîţu : Oui.
 Journaliste : Quand verrons-nous cette ordonnance d'urgence ? Vous l'avez annoncée il y a un mois. 
Florin Cîţu : Ça pourrait être un chemin encore plus rapide, pour qu'il n'y ait pas d'autres choses. C'est un projet de loi au Parlement roumain, nous allons y inclure les amendements afin qu`il passe plus rapidement, je pense que déjà à la Chambre des députés, pour ne pas la passer du gouvernement, après cela au Parlement, encore une fois, pour approuver l’ordonnance. C'est plus simple et on fait ça... 
Journaliste : On verra donc ce projet de loi à la Chambre des députés ? 
Florin Cîţu : Oui. Il y a un projet de loi déjà là, d e M le  député, je pense à Florin Roman et nous allons le faire. Merci! 
Journaliste : Nous vous remercions !