Gouvernement de la Roumanie



Mercredi, 10 Juin

Conférence de presse donnée par le Premier ministre Ludovic Orban, après la visite du chantier de construction du Pont sur le Danube, à Brăila


Ludovic Orban: Avant de répondre à vos questions, permettez-moi de vous dire quelques mots. La zone métropolitaine de Galati-Brăila a besoin d'une connexion aux principaux couloirs de transport, une véritable connexion. Du point de vue des infrastructures de transport routier, les liaisons entre Brăila, Galați et les grands corridors sont assurées, pour le moment, par certaines infrastructures routières nationales, dont certaines sont des routes nationales secondaires, et il est clair que pour assurer le développement rapide de la zone Brăila-Galați, il est absolument nécessaire de se connecter à tous les couloirs de transport. Aujourd'hui, M. le ministre Bode vous a présenté les projets en cours de réalisation. Tous ces projets visent à se connecter au Corridor paneuropéen 4 Constanța-Nădlac, par la route express qui va du Pont vers Tulcea et Constanța. Il existe également deux routes express qui assureront la connexion de la zone métropolitaine de Galați-Brăila au corridor de transport paneuropéen 9, sur l'axe Nord-Sud. Je dois vous dire que sur le corridor de transport paneuropéen 9, la première documentation technico-économique sur les tronçons de l'autoroute reliant Ploiești et Siret, plus précisément l'autoroute Ploiești-Buzău-Focșani- Bacău sera achevée cette année. L`actuel périphérique de Bacau fait partie de cette route express sur le corridor de transport européen 9 et se rend jusqu'à la sortie dans le nord de la Roumanie, vers Siret.
Au cours de cette année, seront approuvées les premières documentations technico-économiques pour les six tronçons de la route express. Nous avons également comme objectif prioritaire la finalisation de tous les travaux d'investissements sur le corridor paneuropéen 4, je le répète, qui relie Constanța et Nădlac. Cet investissement sert non seulement la zone métropolitaine Galați-Brăila ou Brăila-Galați, car nous sommes à Brăila, de sorte qu'il n'y ait pas d'envie entre Brăila et Galați. Cet investissement assurera une meilleure connexion entre le port de Constanța et le nord de l'Europe, tout ce qui est au nord de la Roumanie - nord-est et nord-ouest - augmentera l'attractivité de la Roumanie, augmentera le potentiel de développement, car nous avons ce grand avantage, cette opportunité, dont nous n'avons pas encore profité, à savoir, celle d'être une porte d'entrée vers l'Europe, à la frontière sud-est. Tous ces investissements vont apporter une dynamique économique très rapide, car c'est connu, comme les Romains disaient "Via vita" / la route c'est la vie. Le développement de ces projets d'infrastructure augmentera l'attractivité de toute la zone pour tout type d'investissement et renforcera la présence d'investisseurs extrêmement importants, tels que les investisseurs de Galati, Liberty Group, les investisseurs de Ficantieri, qui participent effectivement à la construction de ce pont. Ces projets sont fondamentaux pour le développement économique et pour assurer un avenir à cette très belle région. Enfin et surtout, la présence de Brăila et Galați sur le plus important corridor de transport fluvial européen, représenté par le Danube, le canal Rhin-Main-Danube et le Rhin, qui relie la Mer Noire et la mer du Nord, doit vraiment être rendue fructueuse. Malheureusement, les gouvernements des dernières années ont négligé la nécessité absolue d'assurer la navigabilité du Danube par des travaux de dragage, ce qui permettrait le respect des normes de navigabilité sur le Danube. Ce n'est que de cette manière que nous pourrons vraiment développer cet avantage que nous avons, avantage dont bénéficiera évidemment Galaţi, Brăila et, en général, toutes les zones et localités du Danube, car toute augmentation du trafic commercial et du trafic des navires à passagers sur le Danube va créer une dynamique économique et permettre le développement de zones en retard. Il est très clair que le sud du pays a un niveau de développement inférieur à celui des autres régions.
Non pas en dernier lieu, je rappelle que nous avons approuvé les indicateurs technico-économiques pour le passage sur la DN21, par la voie ferrée de Drajna. On sait bien qu'il s'agit d'un oint de blocage où l`on perd beaucoup de temps, surtout maintenant, pendant l'été, lorsque le nombre de routes qui assurent la connexion entre le reste du pays et Constanța, pendant la saison estivale, augmentera. C'est un point de blocage qui gêne le trafic, la connexion surtout de la zone Brăila-Galați qui aboutit à l`Autoroute du soleil et c'est un point de blocage que, dans un temps rapide, j'espère que nous l'éliminerons par le passage du chemin de fer Drajna. Je dirais aussi que cet investissement est spectaculaire, c'est un très gros investissement. Heureusement, nous bénéficions de financements européens, plus de 350 millions de l'investissement sur 436 millions d'euros proviennent de fonds européens. Quant à nous, nous allouerons toutes les ressources financières nécessaires pour accompagner le règlement des travaux réalisés dans les délais légaux et pour suivre le rythme des constructeurs. Un autre détail très important, vous devez savoir que sur ce pont, tout ce qui fait partie de ce pont, à une exception près, est produit en Roumanie - à partir de la tôle, qui est produite à l'usine LIBERTY de Galați, les 86 modules qui feront partie du tablier du pont sont produits à Vard, au chantier naval de Brăila, sans oublier les énormes quantités de béton. Je comprends qu'en moyenne, plus de 1 000 mètres cubes de béton sont coulés pour les fondations, les deux blocs d'ancrage et les deux piliers de support du pont. C'est une chose extrêmement importante.
Cet investissement, en pratique, génère une dynamique économique, génère des commandes pour de nombreux producteurs et de nombreux emplois, ainsi que la réalisation de cet investissement et de tous les investissements connexes, qui assureront la connexion avec le Corridor paneuropéen IV et le Corridor paneuropéen IX, va générer une dynamique économique spectaculaire pour cette zone. Je suis à votre disposition pour répondre aux questions.
Journaliste: Que pensez-vous, Monsieur le Premier ministre, de la survenue de maladies COVID-19 chez les étudiants qui se préparaient aux examens nationaux dans les départements de Iasi et Suceava? Avez-vous discuté de ce cas avec le ministre de l'Éducation? Le Gouvernement prendra-t-il des mesures plus importantes pour garantir la sécurité de ces enfants?
Ludovic Orban: Nous avons émis les arrêtés nécessaires, l'arrêté conjoint du ministre de la Santé et du ministre de l'Education sur les règles à respecter dans l'exercice des activités scolaires pour la préparation de l'examen d'évaluation et de l'examen du baccalauréat. Nous avons fourni des masques pour chaque école, à la fois pour les élèves qui ont besoin de masques et pour les enseignants impliqués dans le processus de formation. S'il y a un cas de maladie, je suis convaincu que ce cas de maladie n'est pas dû à une interaction scolaire car, en ce qui nous concerne, nous suivons très attentivement, à travers toutes les entités du Ministère de l'Éducation, du Ministère de la Santé, comment mener à bien l'activité dans les  écoles, le respect des règles de la distanciation physique, le respect des règles de protection et, à ce titre, toutes les mesures que nous avons prises visent à prévenir la maladie des élèves.
Journaliste: Donc, ces cas-là ne seraient pas liés à l'école?
Ludovic Orban: Certes, les enquêtes épidémiologiques mettront en évidence les causes, certes les enquêtes épidémiologiques conduiront aux personnes avec lesquelles les élèves sont entrés en contact, afin que toutes les mesures puissent être prises pour ne pas mettre en danger les autres.
Journaliste: M. le Premier ministre, il reste encore 5 jours d'état d`alerte. Aurez-vous les votes nécessaires au Parlement pour prolonger l'état d'alerte? Plusieurs partis ont déclaré qu'ils n'appuyaient pas cette décision.
Ludovic Orban: Je ne pense pas que cette question doive être traitée politiquement. La proposition formulée par le président de la Roumanie et soutenue par le Gouvernement que je dirige est une proposition basée sur une analyse faite par des spécialistes. L'état d'alerte est nécessaire pour maintenir toutes les mesures de protection de la santé et de la vie des citoyens. Il est très clair que sans état d'alerte, nous n'avons le droit d'imposer aucune des règles que nous avons imposées pendant l'état d'urgence et, par la suite, pendant l'état d'alerte.
Le virus se propage toujours dans la communauté. Les interactions entre les personnes ont augmenté de façon exponentielle grâce aux mesures de relaxation. Pour cette raison, nous avons besoin d'une base juridique pour pouvoir faire respecter toutes les règles que nous avons établies par des décisions gouvernementales, des arrêtés ministériels conjoints et souvent l'auto réglementation de divers domaines d'activité. Mettre fin à l'état d'alerte signifie, en fait, mettre en danger la santé des citoyens roumains, car, n'étant plus en mesure d'assurer le respect des règles, n'ayant plus les leviers pour assurer le respect des règles, nous ne pourrons pratiquement pas arrêter la propagation du virus dans la communauté. Je le répète, il y a une propagation dans la communauté. Ici, à Brăila, par exemple, pendant l'état d'urgence, il y a eu 22 cas, et après l'état d'urgence, pendant l'état d'alerte, il y a eu 23 cas plus le nombre de cas établis aujourd'hui. Il y a donc encore une propagation.
De plus, nous n'aurons aucun effet de levier pour intervenir dans les épidémies, car des épidémies se produisent. Le non-respect des règles rendra plus de personnes malades, soit dans différentes entreprises, par exemple, soit dans les maisons de retraite ou dans certains villages ou quartiers, il nous sera presque impossible d'avoir des quarantaines, d'avoir des mesures de protection. Ce n'est pas notre caprice politique de prolonger l'état d'alerte. D'un point de vue politique, je peux même vous dire que ce n'est pas forcément un avantage.
D'un autre côté, nous sommes des gens rationnels, nous sommes des gens qui tiennent compte de l'intérêt public et, pour assurer la santé et la vie des Roumains, je le répète, il est fondamental de maintenir un état d'alerte. L'état d'alerte ne signifie pas le durcissement des conditions, mais cela signifie la poursuite, de manière organisée et rationnelle, du plan de relaxation que nous avons développé et que vous voyez que nous appliquons périodiquement tous les 15 jours.
Journaliste: D'accord, mais le PSD, l'ALDE et PRORomania ont annoncé qu'ils ne voteraient pas ....
Ludovic Orban: Ils ont encore le temps de réfléchir. Je leur conseille de ne pas traiter la question politiquement, mais de la traiter du point de vue de la nécessité d'assurer la santé publique, de défendre la vie et la santé des citoyens roumains. Il n'y a pas d'autre approche pour nous! Je dirais encore une chose. Une relaxation totale à l'heure actuelle entraînera certainement une augmentation du nombre de personnes infectées. Nous ne pouvons pas estimer quelle sera cette augmentation. Toute augmentation du nombre d'infections augmente le nombre de personnes à risque de décès. Nous mettons même en danger la vie des gens si nous renonçons aux mesures liées à l'état d'alerte. En outre, toute augmentation du nombre de personnes qui risquent de devenir infectées ou qui le seront réellement peut entraîner d'autres mesures restrictives, peut entraîner des perturbations d'autres activités que nous, progressivement, avec certaines mesures de protection, on les détend, car c'est l'idéal, notre objectif est d'arriver à une détente, mais une détente qui s'accompagne de toutes les mesures et règles à respecter pour qu'on ne puisse pas fermer les activités, si la vague deux revient ou s'il y a une augmentation du nombre de maladies.
Journaliste: les employeurs du tourisme disent qu'ils poursuivront en justice le gouvernement pour saper l'économie nationale si les restaurants et les hôtels n'ouvrent pas le 15 juin.
Ludovic Orban: Pourquoi cela?
Journaliste: Si les restaurants et hôtels n'ouvrent pas à partir du 15 juin.
Ludovic Orban: Quels employeurs touristiques ont fait cette déclaration? Il existe de nombreux employeurs touristiques. Il existe plusieurs associations patronales du tourisme avec lesquelles j'ai eu un dialogue constant ...
Journaliste: Aujourd'hui il y a eu  ...
Journaliste: Il y a des voix qui disent que ...
Ludovic Orban: Qu'un autre vilain née qui dit ... Je vous le dis très clairement, sur l'évaluation des risques épidémiologiques, les restaurants en espace clos présentent un risque épidémiologique majeur, dû, d'une part, au grand nombre de personnes qui reste dans un restaurant, du grand temps passé, car c'est aussi un élément selon lequel on juge le risque épidémiologique, du fait qu`on ne peut porter de masque, parce que si vous mangez, si l`on mange  on ne peut pas porter de masque et, en raison du rayon de propagation du virus, de sorte que les particules qui sont expirées ont une portée allant jusqu'à six mètres, c'est-à-dire qu'elles peuvent infecter les personnes qui sont à la table dans un rayon de six mètres. C'est la vérité, sur l'évaluation des risques épidémiologiques: l'ouverture prématurée de restaurants dans des espaces fermés peut entraîner une augmentation du nombre d'infections. Nous avons laissé les terrasses s'ouvrir. Pour l'instant, les terrasses sont ouvertes, les gens ont cette opportunité. Ceux qui ont des hôtels, presque tous ont des terrasses, peuvent fournir des repas sur les terrasses ou faire manger dans le système de service en chambre. Il est risqué pour le moment de libérer cette mesure. Si vous suivez, en général, nous avons permis la reprise de ces activités dans la première phase qui se déroulent à l'extérieur, dans la deuxième phase, qui présentent, même si elles se déroulent à l'intérieur, un risque épidémiologique moindre.
Journaliste: Les choses peuvent-elles encore changer après le 15 juin?
Ludovic Orban: Sur la base de la discussion que j'ai eue avec le président de la Roumanie, qui, je le répète, est basée sur des évaluations faites par des spécialistes du Groupe de soutien, le Conseil d'appui technique et scientifique du CNSU de l'Institut national de santé publique, c'est l'ensemble des mesures que nous proposons pour la détente. Bien sûr, si tout se passe bien jusqu`au 1er juillet, nous avons déjà pensé pour après le 1er juillet une étape de détente qui inclura la plupart des activités, qui permettra la reprise de la plupart des activités. Bien sûr, il restera des activités qui impliqueront de nombreuses personnes dans des espaces clos, notamment, mais aussi dans des espaces ouverts, où il y a un risque de contamination et, surtout, où il n'y a pas de traçabilité. Permettez-moi de vous donner un exemple, pour les terrasses, nous avons demandé que celui qui fait la réservation de table doive se faire enregistrer. Bien sûr, cela s'est déjà produit auparavant pour ceux qui ont réservé. Pourquoi avons-nous pris cette décision? Afin que l`on puisse immédiatement savoir dans une enquête épidémiologique, sur la base des données des personnes, qui était autour de la personne infectée, pour assurer la traçabilité et pouvoir prendre la mesure de confinement de toutes les personnes qui sont entrées en contact, afin qu`ils ne soient pas en mesure de propager le virus s'ils ont été infectés par une personne infectée. De plus, dans d'autres cas, nous avons pris, par exemple, la température. C'est un service pour que l`on prenne votre température, et si l`on a température, cela déclenchera une alarme pour aller ... Ce n'est pas du tout une violation de la vie privée ou ... J'ai vu des bêtises aberrantes sur Facebook, que par cet appareil, je ne sais pas ce qu`on  vous extrait ...
Journaliste: Que pouvez-vous nous dire sur la réouverture des centres commerciaux? M. Arafat affirme que cela n'a pas été discuté à Cotroceni. Que se passera-t-il après /.../
Ludovic Orban: Je ne veux pas polémiquer  avec personne, mais je ne pense pas que M. Arafat ait dit une telle chose; peut-être qu'il n'a pas fait attention pendant un moment. Les centres commerciaux prévoient donc de rouvrir, à l'exception évidente des salles à manger - ce sont les restaurants qui sont à l'intérieur des centres commerciaux et des cinémas, où cela présuppose également l'existence, longtemps, dans un espace clos, de nombreuses personnes assises dans le même espace.
Journaliste: A partir du 15 juin, Monsieur le Premier ministre, nous pouvons voler, car hier, le président a déclaré, d'une part, qu'il voulait maintenir l'état d'alerte ...
Ludovic Orban: Monsieur le Président, vous a présenté une analyse ... Il y a donc un système d'analyse, qui est également utilisé au niveau européen en ce qui concerne la propagation dans chaque pays. Un coefficient est établi en fonction du nombre de maladies au cours des 14 derniers jours. Ceux qui ont un certain coefficient sont supposés présenter un risque minime pour les personnes qui viennent de ce pays, ou les Roumains qui reviennent de ce pays,m qu`ils soient porteurs de virus, et à ce titre, pour ces pays, qui seront sous le coefficient 5, pratiquement, la mesure de confinement à domicile sera supprimée, pour les citoyens qui viennent du pays respectif ou pour les Roumains qui reviennent du pays respectif. De toute évidence, lorsque la mesure de confinement familial est éliminée, pour les pays qui seront en dessous de ce coefficient, à la fin de la période de 14 jours, vous savez que nous avons appliqué la mesure tous les 14 jours, à la fin de la période de 14 jours, les vols reprendront.
Journaliste: Vous avez dit qu'il n'y a pas d'autre approche pour vous, le gouvernement. Si la situation d'alerte n'est pas prolongée, pensez-vous à certaines ordonnances d'urgence, qui vont régler des situations très graves?
Ludovic Orban: Nous ferons appel à tous les leviers constitutionnels et juridiques dont nous disposons pour protéger la santé des Roumains, quoi que fassent certains partis au Parlement, mais, je le répète, ce n'est pas une question qui doit être politisée. Je me suis abstenu de la politiser et je demande aux députés de décider sur la base de critères et d'analyses objectifs, et non sur la base d'un intérêt politique ou électoral actuel. Journaliste: Après le 1er juillet, il y a une chance de ...
Ludovic Orban: La dernière question. Je dois partir.
Journaliste: ... que le masque ne devrait plus être obligatoire, compte tenu de ce que vous avez analysé jusqu'à présent?
Ludovic Orban: Le moyen de protection le plus efficace est le masque, car le principal moyen de propagation du virus consiste à faire circuler des particules qui peuvent être inhalées ou toucher le visage puis pénétrer dans les voies respiratoires. Nous allons donc maintenir aussi longtemps que nécessaire cette mesure de port du masque à l'intérieur ou lorsque nous sommes assis comme ça, en grands groupes, où nous sommes proches et risquons de transmettre le virus. Merci et à plus tard.