Gouvernement de la Roumanie



Jeudi, 22 Avril

Participation du Premier ministre Florin Cîțu à la réunion du Comité interministériel pour le retour de la Roumanie à la normale à partir du 1er juin 2021, dans le contexte de la pandémie COVID-19


Florin Cîţu: Bonjour! Aujourd'hui, nous avons eu une réunion, la réunion du Comité interministériel pour le retour à la normale de la Roumanie à partir du 1er juin. C'est, en fait, la première étape, une réunion que j'attendais depuis un an, car lorsque nous sommes entrés dans l'état d'urgence l'année dernière, il était compliqué de voir ce scénario: comment nous allons revenir à la normale. Et aujourd'hui, nous pouvons voir comment nous reviendrons à la normale. C'est pourquoi nous avons ce Comité interministériel pour préparer la première étape, la première partie. Le 1er juin ne signifie pas que nous sommes complètement revenus à la normale, mais cela signifie un premier pas, un pas important. J'ai dit qu'alors nous pouvons le faire, si nous avons près de 35% de la population vaccinée. C'est donc à nous, comme cela a été fait jusqu'à présent, de revenir à la normale. Ce fut une réunion où a été approuvé le règlement, une réunion où j'ai dit à mes collègues comment je pense qu'ils devraient fonctionner. Chaque ministère présentera au comité des propositions dont il discutera d'abord avec ses secteurs subordonnés. Ce sont tous des ministères car tous les ministères ont pris cette année toutes sortes de mesures qui ont affecté l'activité des secteurs qu'ils surveillent, qu`ils gèrent. Bien sûr, le Ministère de la Santé, le Ministère des Affaires Intérieures sont là car toutes ces mesures devront être discutées avec le Ministère de la Santé et le Ministère des Affaires Intérieures et devront être filtrées. Ce fut une réunion  ou une rencontre que nous attendions depuis un an et qui nous donne de l'espoir. (...) Nous commençons à penser à un retour à la normale. J'ai dit à mes collègues qu'il est prévu dans le règlement de se réunir chaque semaine, mais qu'ils peuvent avoir des réunions extraordinaires à tout moment et je les encourage à se réunir à tout moment, afin que nous puissions avoir des solutions sur la table dès que possible à présenter au public pour pouvoir préparer ce retour à la normale, la première phase du retour à la normale à partir du 1er juin. Je sais que je le dis plusieurs fois, mais c'est à nous de décider. Une campagne de vaccination réussie apporte également la normalité en Roumanie. Ce fut ce qu`on a  discuté aujourd'hui au cours de cette réunion. Une question à la fois, si possible. Merci.

Journaliste: Monsieur le Premier ministre, concrètement, que se passera-t-il à partir du 1er juin? Vous avez parlé d'un assouplissement, le Président a dit que vous pourriez plutôt présenter un plan de mesures. À quoi les Roumains devraient-ils s'attendre?

 

Florin Cîţu: Le Président a raison, moi aussi j`ai raison. Oui, c'est un plan d'action qui montre comment nous reviendrons à la normale. Nous ne reviendrons pas à 100% le 1er juin, c'est clair, mais nous montrerons une première étape, ce que nous pouvons faire quand nous avons un taux de vaccination de 35% et ensuite nous pourrons discuter des prochaines étapes. Mais, vous voyez, c'est une conditionnalité et je le dis à chaque fois: ça n'arrive pas sans vaccination! Ainsi, le retour à la normale ne peut se faire sans vaccination! C'est la seule solution. Nous avons été emprisonnés l'année dernière pendant deux mois et nous ne sommes pas revenus à la normale. Ce n'est donc pas la solution. La solution est de se faire vacciner.

 Journaliste: Bonjour! Nous comprenons que le Plan national de relance et de résilience devrait être modifié afin d'être approuvé par la Commission européenne. Les projets d'irrigation ainsi que les projets d'infrastructure ne seraient pas acceptés par la Commission. Si vous pouvez nous dire à quoi cela ressemblera et qu'adviendra-t-il de ces projets?

Florin Cîţu: Le ministre des investissements et projets européens y a été là la semaine dernière. Il y a une négociation. Nous avons présenté un plan, la Commission européenne a fait des commentaires, nous sommes de retour. Je ne dirais pas que la Commission européenne a refusé quoi que ce soit, parce que ce n’est pas vrai, cela ne peut pas arriver. Je pense qu'il s'agit de "peaufiner", de remodeler ce que nous avons dans le plan de relance et de résilience pour qu'il corresponde exactement aux modèles que la Commission européenne prend en compte. Je ne vois aucun problème à cet égard.

Journaliste: Monsieur le Premier ministre, si vous me permettez deux questions. Tout d'abord, si vous étiez au courant de la situation grave des cancéreux, je veux dire ce qui se passe à l'Institut d'oncologie, les médicaments manquent. Le nouveau ministre prétend qu'il va ouvrir une enquête à cet égard. Si vous en avez été informé? Il semble que l'ancien ministre de la Santé était au courant de l'affaire et que rien n'a été résolu. Si vous en avez été informé et s'il y a un besoin supplémentaire de la part du gouvernement, une intervention à cet égard, compte tenu de la situation désespérée des patients atteints de cancer? Et la deuxième question, concernant les décisions du Comité national pour les situations d'urgence que vous coordonnez, si la Grèce était inscrite sur la liste jaune, les Maldives également et si la République de Moldova a été supprimée? Merci!

Florin Cîţu: La réunion du CNSU est en cours, nous communiquerons par la suite. Concernant la situation au Ministère de la Santé, nous attendons les conclusions que le ministre aura,  après quoi nous les rendrons publiques.

Journaliste: Mais saviez-vous la situation là-bas? Avez-vous été informé par l'ancien ministre de la Santé?

Florin Cîţu: Attendons les conclusions. Ce sont des informations que nous avons tous maintenant et nous attendons les conclusions, pour voir quand elles l'ont été, qui savait et ensuite nous les présenterons en public.

Journaliste: Bonjour! Je voulais vous demander si vous envisagez une proposition, qui pourrait être faite dans les semaines à venir, concernant la réouverture de restaurants basés sur des tests, ainsi que la reprise d'événements privés, également basés sur des tests rapides ou PCR, dans le cadre de ces mesures de relaxation? Merci.

Florin Cîţu: Toutes les propositions seront discutées dans ce Comité interministériel, c'est le rôle de ce Comité interministériel. Je pense que pour la prochaine période, nous ne pouvons parler que des essais pilotes, des événements pilotes, des situations pilotes, nous ne pouvons pas parler dans la prochaine période de rouvrir complètement un secteur ou un autre. Mais je suis ouvert à toutes les propositions, je veux les voir, elles seront sur la table du Comité interministériel et nous prendrons tous ensemble une décision en la matière.

 Journaliste: Vous avez parlé de tests pilotes. Pouvez-vous nous donner des exemples qui pourraient être rouverts plus tôt, à titre de test?

Florin Cîţu: Je voudrais que tout soit rouvert plus tôt, mais je pense qu'il y a des propositions en ce moment au Ministère de la Culture - je sais que des tests pilotes sont en cours pour le Théâtre national et l'Opéra roumain. Nous verrons à quoi ils ressemblent à la fin.

Journaliste: Et avec le masque que se passe-t-il, est-ce qu'on y renonce? Et quand?

Florin Cîţu: Après avoir été vaccinés, nous abandonnerons le masque.

 Journaliste: Le 1er juin?

Florin Cîţu: Le 1er juin, il est un peu tôt pour abandonner le masque, il n'y a que 35% de personnes. Nous devons penser à abandonner le masque après avoir atteint cet objectif de 10 millions de citoyens vaccinés. Jusque-là, cela n'a pas de sens de parler d'une telle chose.

Journaliste: Une information assez controversée est apparue dans l'espace public, la nomination de Romulus Burlacu à l'Inspection d'État des Constructions. D'après la documentation, nous découvrons qu'il a eu des problèmes avec l'Agence nationale pour l'intégrité, en faisant signer avec l'État des contrats avec une société dont il était actionnaire, et, bien sûr, pendant trois ans, il n'a pas été autorisé à exercer des fonctions publiques. Si vous pouvez nous dire si vous connaissiez sa situation et si vous pouvez l'expliquer.

Florin Cîţu: Je pense que M. Burlacu est déjà venu expliquer sa situation, je pense qu'il a également donné un communiqué. La décision a été annulée et pour le moment, il n`y a pas de décision finale, le processus est en cours de réexamen, pour autant que je sache.

Journaliste: Bonjour, M. le Premier ministre! En plus de mon collègue, je voudrais parler des gens controversés au sein du gouvernement, et je fais référence ici au secrétaire général adjoint du Ministère de la Santé. J'ai vu votre déclaration hier. La question est: faut-il réorganiser, supprimer un poste pour éliminer une personne? Et je parle aussi de Mme Elena Petrașcu, que vous avez amenée au SGG. Qu`est-ce qui recommande Mme Petrascu? Merci.

Florin Cîţu: Eh bien, vous voyez? Rien du tout ne l'a recommandée, elle vient de quitter le poste de secrétaire général du Ministère de la Justice et est venue ici, c'est ça le problème, j'en ai quelque chose. Rien ne l`a recommandée de venir au gouvernement, mais lorsque je l'ai transférée du Ministère de la Justice, elle est devenue automatiquement inspecteur du gouvernement.

Journaliste: Correct. Vous avez signé ce décret. Quels étaient les arguments?

Florin Cîţu: Et puis j'ai dit qu'il est beaucoup plus facile, si nous avons des gens avec des problèmes, de supprimer le poste. Vous savez très bien que c'est cette personne-là du Ministère des Finances qui a décidé de collaborer avec la Securitate, l'année dernière, j'ai réorganisé le Ministère des Finances et son poste a été aboli, ce poste qu'il occupait, a été déplacé en dessous, bien sûr, ceci en réorganisation, mais j'ai fait tout ce que je pouvais. Cela peut donc se faire par réorganisation, si nous le voulons. Si nous ne les déplaçons que d'un côté à l'autre, nous ne résoudrons rien s'il y a des gens qui ont des problèmes.

Journaliste: Envisagez-vous d'établir des règles claires? Je veux dire, devrions-nous éviter de telles situations à partir de maintenant?

Florin Cîţu: Nous pouvons le faire en modifiant le Code administratif. Si nous avons des gens qui ont la décision d`avoir collaboré avec la sécurité, oui, nous pouvons le faire.

Journaliste: Merci.

Journaliste: Bonjour! Monsieur le Premier ministre, l'école rouvrira le 4 mai. Comment cette réouverture des écoles se fera-t-elle? Le gouvernement roumain fournira-t-il les tests non invasifs demandés il y a un mois par le ministre Sorin Cîmpeanu?

Florin Cîţu: Il y a eu une discussion aujourd'hui, dans ce Comité, seulement de manière indirecte. Le Ministère de la Santé et le Ministère de l'Éducation analyseront la situation et la manière dont les enfants retourneront à l'école après le 4 mai.

Journaliste: Les tests non invasifs, demandés par le ministre Cîmpeanu, seront-ils fournis jusqu'au 4 mai?

Florin Cîţu: Allons voir quelles sont les conclusions des deux ministères et ensuite nous communiquerons publiquement.

Journaliste: Est-il possible que jusqu'à ce que nous atteignions ce cap de 10 millions de vaccinés, de faire des tests dans des localités où il n'y a pas de cas de maladie ou où le taux d'incidence est très faible, et il n'y ait plus de port de masque?

Florin Cîţu: Je ne suis pas partisan de mesures disproportionnées. Je voudrais agir pour tout le monde. Cette proposition n'a pas été discutée pour le moment. Si c'est une proposition qui vient au Cinterministériel, nous en tiendrons compte. Mais pour le moment, cette question n'a pas été discutée.

Journaliste: Des propositions de zones de loisirs, de la mer, par exemple, ont été faites jusqu'à présent et si oui, de quoi s'agit-il?

Florin Cîţu: Non! Pas en ce moment. Ce fut la première réunion du Comité, je vous ai dit que les règles ont été discutées aujourd'hui. Ils auront sûrement des discussions dans la prochaine période, j'ai encouragé mes collègues à se rencontrer souvent, à avoir des solutions le plus tôt possible, afin d'avoir le temps de préparer à cette étape, le 1er juin. Merci beaucoup!